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Jean 12

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, le mort qu’il avait ressuscité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 6 ; Marc, 14, 3.

Là, on lui fit un souper, et Marthe servait. Or, Lazare était de ceux qui se trouvaient à table avec lui.

Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur très précieux, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une livre de parfum. Voir Matthieu, note 26.7. La livre valait 326 grammes. Les vases à parfum trouvés à Saïda peuvent contenir plus d’une livre de parfum. ― Nard. Voir Marc, note 14.3.

Alors un de ses disciples, Judas Iscariote, celui qui devait le trahir, dit :

« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 14, 5.

Il dit cela, non qu’il se souciât des pauvres, mais parce qu’il était voleur, et qu’ayant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait.

Jésus lui dit donc : « Laisse-la ; elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture.

Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours ! »

Un grand nombre de Juifs surent que Jésus était à Béthanie, et ils vinrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare qu’il avait ressuscité des morts.

Mais les Princes des prêtres délibérèrent de faire mourir aussi Lazare,

parce que beaucoup de Juifs se retiraient à cause de lui, et croyaient en Jésus.

Le lendemain, une multitude de gens qui étaient venus pour la fête, ayant appris que Jésus se rendait à Jérusalem,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le lendemain, dimanche ; c’était le jour où, d’après la Loi (voir Exode, 12, 3-6), on choisissait l’agneau qui devait être immolé pour la Pâque. Notre-Seigneur voulut entrer triomphalement dans la capitale, afin de montrer à tous qu’il était le Messie annoncé par les Prophètes, et d’attirer sur sa personne, sur sa passion et sa mort l’attention de tous ceux qui étaient alors à Jérusalem.

prirent des rameaux de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d’Israël ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme roi d’Israël. C’est le vrai sens du texte. Comparer à Luc, 19, 38. ― Hosanna. Voir Matthieu, 21, 9.

Jésus, ayant trouvé un ânon, monta dessus, selon ce qui est écrit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Zacharie, 9, 9 ; Matthieu, 21, 7 ; Marc, 11, 7 ; Luc, 19, 35.

« Ne crains point, fille de Sion, voici ton Roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse. »

— Ses disciples ne comprirent pas d’abord ces choses ; mais lorsque Jésus fut glorifié, ils se souvinrent qu’elles avaient été écrites de lui, et qu’il les avait accomplies en ce qui le regarde. —

La foule donc qui était avec lui lorsqu’il appela Lazare du tombeau et le ressuscita des morts lui rendait témoignage ;

et c’est aussi parce qu’elle avait appris qu’il avait fait ce miracle, que la multitude s’était portée à sa rencontre.

Les Pharisiens se dirent donc entre eux : « Vous voyez bien que vous ne gagnez rien ; voilà que tout le monde court après lui. »

Or, il y avait quelques Gentils parmi ceux qui étaient montés pour adorer, lors de la fête.

Ils s’approchèrent de Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Seigneur, nous voudrions bien voir Jésus. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bethsaïde en Galilée. Voir Matthieu, 11, 21.

Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe allèrent le dire à Jésus.

Jésus leur répondit : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.

En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,

il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 10, 39 ; 16, 25 ; Marc, 8, 35 ; Luc, 9, 24 ; 17, 33. ― Sa vie, littéralement son âme (anima), principe de la vie terrestre. Haïr son âme, c’est faire toute espèce de sacrifices, accepter toutes espèces de souffrances, pour rester fidèle à Dieu et conserver sa grâce. Ces fortes expressions renferment à la fois le précepte et le conseil. ― Il reste seul. Belle expression pour rendre l’idée d’infécondité, de stérilité complète.

Si quelqu’un veut être mon serviteur, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est troublée ; et que dirai-je ?… Père, délivrez-moi de cette heure… Mais c’est pour cela que je suis arrivé à cette heure.

Père, glorifiez votre nom. » Et une voix vint du ciel : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »

La foule qui était là et qui avait entendu, disait : « C’est le tonnerre » ; d’autres disaient : « Un ange lui a parlé. »

Jésus dit : « Ce n’est pas pour moi que cette voix s’est fait entendre, mais pour vous.

C’est maintenant le jugement de ce monde ; c’est maintenant que le Prince de ce monde va être jeté dehors.

Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. »

Ce qu’il disait, pour marquer de quelle mort il devait mourir.

La foule lui répondit : « Nous avons appris par la Loi que le Christ demeure éternellement : comment donc dites-vous : il faut que le Fils de l’homme soit élevé ? Qui est ce Fils de l’homme ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 109, 4 ; 116, 2 ; Isaïe, 40, 8 ; Ezéchiel, 37, 25.

Jésus leur dit : « La lumière n’est plus que pour un temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, de peur que les ténèbres ne vous surprennent : celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va.

Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. « Jésus dit ces choses, puis s’en allant il se déroba à leurs yeux.

Quoiqu’il eût fait tant de miracles en leur présence, ils ne croyaient point en lui :

afin que fût accompli l’oracle du prophète Isaïe, disant : « Seigneur, qui a cru à notre parole ? et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 53, 1 ; Romains, 10, 16.

Ils ne pouvaient donc croire, parce qu’Isaïe a dit encore :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils ne pouvaient croire. Voir Marc, 4, 12. ― Isaïe a dit encore, voir Isaïe, 6, 9.

« Il a aveuglé leurs yeux et endurci leur cœur, de peur qu’ils ne voient des yeux, qu’ils ne comprennent du cœur, qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 4, 12 ; Luc, 8, 10 ; Actes des Apôtres, 28, 26 ; Romains, 11, 8. ― « Dans le style biblique, ce que Dieu permet seulement, ou ce dont il fournit l’occasion est souvent présenté comme s’il l’avait fait lui-même. Le passage cité revient donc à dire que les Juifs ne seront amenés ni par la doctrine, ni par les miracles de Jésus, à le regarder comme le Messie. Quoiqu’Isaïe (voir Isaïe, 6, 9-10) semble parler de ses contemporains, l’Evangéliste nous apprend que ses paroles ont un sens prophétique et regardent les Juifs du temps de Notre-Seigneur, trop semblables à leurs pères. Comparer à Matthieu, 13, 14-15. » (CRAMPON)

Isaïe dit ces choses, lorsqu’il vit la gloire du Seigneur et qu’il parla de lui.

Beaucoup, toutefois, même parmi les membres du Sanhédrin, crurent en lui ; mais, à cause des Pharisiens, ils ne le confessaient pas, de peur d’être chassés de la synagogue.

Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

Or, Jésus éleva la voix et dit : « Celui qui croit en moi, croit, non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ;

et celui qui me voit, voit celui qui m’a envoyé.

Je suis venu dans le monde comme une lumière, afin que celui qui croit en moi, ne demeure pas dans les ténèbres.

Si quelqu’un entend ma parole, et ne la garde pas, moi je ne le juge point ; car je suis venu, non pour juger le monde, mais pour sauver le monde.

Celui qui me méprise et ne reçoit pas ma parole, il a son juge : c’est la parole même que j’ai annoncée ; elle le jugera au dernier jour.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 16, 16. (?)

Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et ce que je dois enseigner.

Et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc que je dis, je les dis comme mon Père me les a enseignées. »