Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Jérémie 7 Jérémie 8 sur 52 chapitres Jérémie 9 →

Jérémie 8

EN ce temps-là, dit le Seigneur, les os des rois de Juda, les os de ses princes, les os des prêtres, les os des prophètes, et les os des habitants de Jérusalem, seront jetés hors de leurs sépulcres ;

et on les exposera au soleil, à la lune, et à toute la milice du ciel, qu’ils ont aimés, qu’ils ont servis, qu’ils ont suivis, qu’ils ont recherchés, et qu’ils ont adorés. On ne les ramassera point, et on ne les ensevelira point, mais on les laissera sur la terre comme du fumier :

Commentaire (versets 1 à 2) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 1 à 2 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Voir Baruch, 2, 24-25.

et tous ceux qui seront restés de cette race très-méchante, que j’aurai chassés en divers endroits, dit le Seigneur des armées, en quelque lieu qu’ils soient, souhaiteront plutôt la mort que la vie.

Vous leur direz donc : Voici ce que dit le Seigneur : Quand on est tombé, ne se relève-t-on pas ? et quand on s’est détourné du droit chemin, n’y revient-on plus ?

Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s’est-il détourné de moi avec une aversion si opiniâtre ? Ils se sont attachés au mensonge, et ne veulent point revenir.

Je les ai considérés, je les ai observés. Il n’y en a pas un qui parle selon la justice ; il n’y en a pas un qui fasse pénitence de son péché, en disant : Qu’ai-je fait ? Ils courent tous où leur passion les emporte, comme un cheval qui court à toute bride au combat.

Le milan connaît dans le ciel quand son temps est venu ; la tourterelle, l’hirondelle et la cigogne savent discerner la saison de leur passage : mais mon peuple n’a point connu le temps du jugement du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le ciel ; d’après la température du ciel. ― Son temps ; le temps où il doit quitter les pays froids pour aller dans les pays chauds ; ce que font aussi la tourterelle, l’hirondelle et la cigogne.

Comment dites-vous : Nous sommes sages, et nous sommes les dépositaires de la loi du Seigneur ? La plume des docteurs de la loi est vraiment une plume d’erreur, et elle n’a écrit que le mensonge.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Style ; instrument dont on se servait pour écrire.

Les sages sont confus, ils sont épouvantés, ils ne peuvent échapper ; parce qu’ils ont rejeté la parole du Seigneur, et qu’ils n’ont plus aucune sagesse.

C’est pourquoi je donnerai leurs femmes à des étrangers, et leurs champs à d’autres qui en hériteront ; parce que depuis le plus petit jusqu’au plus grand, tous s’étudient à satisfaire leur avarice, et que depuis le prophète jusqu’au prêtre, toutes leurs actions ne sont que mensonge,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 56, 11 ; Jérémie, 6, 13.

et ils entreprenaient à leur confusion de guérir les blessures de la fille de mon peuple, en disant, La paix, la paix ; lorsqu’il n’y avait point de paix.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils guérissaient, etc. Comparer à Jérémie, 6, 14.

Ils sont confus, parce qu’ils ont fait des choses abominables, ou plutôt la confusion même n’a pu les confondre, et ils n’ont su ce que c’était que de rougir. Ainsi ils tomberont dans la foule des mourants, ils seront tous enveloppés dans une même ruine au temps de leur punition, dit le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils ont été confus. Voir pour l’explication de ce verset, Jérémie, 6, 15.

Je les réunirai, je les rassemblerai tous, dit le Seigneur. Les vignes n’auront point de raisin, ni les figuiers de figues ; les feuilles mêmes tomberont des arbres, et tout ce que je leur avais donné, leur échappera des mains.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les rassemblant, je les rassemblerai ; hébraïsme pour, je les rassemblerai entièrement, tous. ― Leur a échappé ; pour aller aux Chaldéens, leurs ennemis.

Pourquoi demeurons-nous assis ? Allons, entrons tous ensemble dans les villes fortes, et demeurons-y en silence. Car le Seigneur, notre Dieu, nous a réduits à nous taire, et il nous a donné à boire de l’eau de fiel, parce que nous avons péché contre le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 9, 15.

Nous attendions la paix, et il n’est venu rien de bon ; nous espérions la guérison, et nous nous voyons dans la frayeur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 14, 19.

Le bruit de la cavalerie de l’ennemi s’entend déjà de Dan ; toute la terre retentit des hennissements de leurs chevaux de bataille. Ils viendront en foule, et ils dévoreront le pays et ses fruits, les villes et leurs habitants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ses chevaux ; c’est-à-dire des chevaux de l’ennemi. ― Dan. Voir Jérémie, 4, 15. ― Hennissements ; mot que l’Ecriture applique quelquefois à l’homme, quoiqu’il exprime le cri ordinaire du cheval. Voir Jérémie, 5, 8 ; 13, 27 ; 31, 7, etc.

J’enverrai contre vous des serpents, des basilics, contre lesquels les enchanteurs ne pourront rien ; et ils vous déchireront par leurs morsures, dit le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Contre lesquels il n’y a pas d’enchantement. Le peuple croyait que les charmeurs de serpents pouvaient les empêcher de nuire.

Ma douleur est au-dessus de toute douleur : mon cœur est tout languissant au dedans de moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ma douleur, etc. Ce sont les paroles du Prophète.

J’entends la voix de la fille de mon peuple qui crie d’une terre éloignée : Le Seigneur n’est-il pas dans Sion ? le Roi de Sion n’est-il pas au milieu d’elle ? Pourquoi donc m’ont-ils irrité par leurs idoles, et par la vanité des dieux étrangers ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Images taillées au ciseau ; c’est-à-dire idoles. ― Vanités ; autre nom que la Bible donne aux faux dieux pour marquer leur impuissance.

La moisson s’est passée, l’été est fini, et nous n’avons point été sauvés.

La plaie profonde de la fille de mon peuple me blesse profondément : j’en suis attristé, j’en suis tout épouvanté.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je suis brisé, etc. C’est le Prophète qui parle.

N’y a-t-il point de résine dans Galaad ? ne s’y trouve-t-il point de médecin ? Pourquoi donc la blessure de la fille de mon peuple n’a-t-elle point été fermée ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De résine en Galaad. La résine de Galaad est très célèbre dans l’Ecriture. Voir Jérémie, 46, 11 ; 51, 8 ; Genèse, 37, 25. ― La résine ou baume de Galaad était regardée comme un remède excellent, surtout pour la guérison des blessures.