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Jérémie 43
OR voici ce qui arriva après que Jérémie eut achevé de parler au peuple, et de leur annoncer toutes les paroles que le Seigneur, leur Dieu, lui avait commandé de leur dire en l’envoyant vers eux :
Azarias, fils d’Osaïas, Johanan, fils de Carée, et tous ceux d’entre eux qui étaient fiers et superbes, dirent à Jérémie : Vous nous dites ici des mensonges. Le Seigneur, notre Dieu, ne vous a point envoyé vers nous pour nous dire de sa part : N’entrez point dans l’Égypte pour y établir votre demeure.
Mais c’est Baruch, fils de Nérias, qui vous anime contre nous, pour nous livrer entre les mains des Chaldéens, pour nous exposer à être tués, et pour nous faire mener à Babylone.
Et Johanan, fils de Carée, et tous les principaux officiers de guerre, ni tout le peuple, n’écoutèrent point la voix du Seigneur pour demeurer dans le pays de Juda.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les princes des hommes de guerre. Voir Jérémie, note 41.10.
Mais Johanan, fils de Carée, et tous les principaux officiers de guerre, prirent avec eux tous ceux qui étaient restés de Juda, et qui ayant été dispersés auparavant en divers pays, en étaient revenus pour demeurer dans le pays de Juda,
les hommes, les femmes, les petits enfants, et les filles du roi, et tous ceux que Nabuzardan, général de l’armée des Chaldéens, avait laissés avec Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan, et avec eux le prophète Jérémie, et Baruch, fils de Nérias.
Et ils entrèrent en Égypte, parce qu’ils ne voulurent point obéir à la voix du Seigneur, et ils vinrent jusqu’à Taphnis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Taphnis. Voir Jérémie, 2, 16. Aujourd’hui Tell Defennéh, dans le Delta. (1 Taphnis suffit)
Alors le Seigneur parla à Jérémie lorsqu’il était dans Taphnis, et lui dit :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Disant. Voir, sur ce mot, Jérémie, 1, 4.
Prenez de grandes pierres dans votre main, et cachez-les dans la voûte qui est sous la muraille de brique à la porte de la maison de Pharaon à Taphnis, en présence de quelques Juifs,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un explorateur anglais a trouvé en 1886, en faisant des fouilles dans les ruines du principal monument de Taphnis, un mur ou plus exactement une plateforme de brique qui correspond exactement à la description de ce verset. L’édifice lui-même devant lequel se trouvait cette plateforme est du temps d’Apriès ou Ephrée, le pharaon contemporain de Jérémie, sur lequel voir plus haut, Jérémie, 37, 4.
et vous leur direz : Voici ce que dit le Seigneur des armées, le Dieu d’Israël : Je vais mander et faire venir Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur ; je mettrai son trône sur ces pierres que j’ai cachées, et il y établira le siège de sa puissance.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
J’enverrai et je prendrai ; hébraïsme, pour j’enverrai prendre. ― Mon serviteur. Voir, Jérémie, 25, 9.
Il viendra, et il détruira le pays d’Égypte, et il portera la mort à qui est destiné à la mort, la captivité à qui doit souffrir la captivité, et l’épée à qui doit périr par l’épée.
Il mettra le feu dans les temples des dieux de l’Égypte ; il brûlera les temples, et emmènera les dieux captifs ; il se revêtira des dépouilles de l’Égypte comme un berger se couvre de son manteau, et il s’en retournera en paix.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De la terre de l’Egypte ; c’est-à-dire des dépouilles de l’Egypte.
Il brisera les statues de la maison du soleil qui sont dans l’Égypte, et il consumera par le feu les temples des dieux de l’Égypte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La maison du soleil ; c’est-à-dire consacrée en l’honneur du soleil. ― La maison du soleil est On ou Héliopolis, comme l’ont traduit les Septante. Cette ville, située au nord-est du Caire, à l’endroit où est aujourd’hui Matariéh, était célèbre par le culte qu’elle rendait au soleil. ― Les statues sont, comme l’ont rendu les Septante, les obélisques placés devant le temple. Un des obélisques d’Héliopolis est encore aujourd’hui debout.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Toutes ces prophéties ; rapportées au chapitre précédent ; littéralement toutes ces paroles (omnia verba hæc).