Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Jérémie 15
LE Seigneur me dit encore : Quand Moïse et Samuel se présenteraient devant moi, mon cœur ne se tournerait pas vers ce peuple. Chassez-les de devant ma face, et qu’ils se retirent.
S’ils vous disent, Où irons-nous ? vous leur direz : Voici ce que dit le Seigneur : Qui est destiné à mourir, meure ; qui à périr par l’épée, périsse par l’épée ; qui à périr par la famine, périsse par la famine ; qui à aller en captivité, aille en captivité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Zacharie, 11, 9.
J’enverrai pour les punir quatre fléaux différents, dit le Seigneur : L’épée pour les tuer, les chiens pour les déchirer, les oiseaux du ciel, et les bêtes de la terre pour les dévorer et les mettre en pièces.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je préposerai sur eux ; vrai sens du latin visitabo eos, expliqué par l’hébreu.
Et je les exposerai à la persécution pleine de fureur de tous les royaumes de la terre, à cause de Manassé, fils d’Ezéchias, roi de Juda, et de tous les crimes qu’il a commis dans Jérusalem.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A cause de Manassé, etc. Voir 4 Rois, chapitre 21 ; 2 Paralipomènes, chapitre 33.
Qui sera touché de compassion pour vous, ô Jérusalem ? Qui s’attristera de vos maux ? qui priera pour obtenir votre paix ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour ta paix ; pour que tu obtiennes la paix.
Vous m’avez abandonné, dit le Seigneur ; vous êtes retournée en arrière ; c’est pourquoi j’étendrai ma main sur vous, et je vous perdrai : car je suis las de vous conjurer de revenir à moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De te prier ; de t’exhorter à revenir à moi.
Je prendrai le van, et je les disperserai jusques aux extrémités de la terre : j’ai tué et j’ai perdu mon peuple, et néanmoins ils ne sont pas revenus de l’égarement de leurs voies.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aux portes ; c’est-à-dire aux extrémités.
J’ai fait plus de veuves parmi eux qu’il n’y a de grains de sable dans la mer : j’ai fait venir un ennemi pour les perdre, qui a tué en plein midi les jeunes gens entre les bras de leurs mères : j’ai frappé leurs villes d’une terreur soudaine et universelle.
Celle qui avait eu tant d’enfants, a cessé tout d’un coup d’en avoir ; son âme est tombée dans la défaillance ; le soleil s’est couché pour elle, lorsqu’il était encore jour ; elle est couverte de confusion et de honte, et s’il lui reste encore quelques enfants, je les ferai passer au fil de l’épée à la vue de leurs ennemis, dit le Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Rois, 2, 5 ; Amos, 8, 9. ― Sept ; est mis ici pour un nombre indéfini.
Hélas ! ma mère, que je suis malheureux ! Pourquoi m’avez-vous mis au monde, pour être un homme de contradiction, un homme de discorde dans toute la terre ? Je n’ai point donné d’argent à intérêt, et personne ne m’en a donné ; et cependant tous me couvrent de malédictions et d’injures.
Alors le Seigneur me répondit : Je vous jure que vous serez à la fin comblé de biens, que je vous assisterai dans l’affliction, et que lorsqu’on vous persécutera, je vous soutiendrai contre vos ennemis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Si tes débris, etc. Le sens de ce verset est : Je jure que tes débris arriveront, etc., que j’irai. Dans les formules de serment, l’expression je jure est ordinairement représentée par le Seigneur vit, ou par je vis, si c’est le Seigneur lui-même qui fait le serment ; de plus on emploie si, quand on jure qu’on ne fera pas une chose, et on ajoute la négation à cette particule, lorsqu’on jure qu’on fera la chose. Cette manière de s’exprimer vient de ce que les Hébreux omettaient, par euphémisme, l’imprécation qui suit les jurements ; par exemple : Je veux qu’il m’arrive tel mal, tel malheur, si, etc.
Le fer peut-il s’allier avec le fer qui vient de l’Aquilon, et avec l’airain ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Est-ce que le fer commun, ordinaire. Ce fer et l’airain commun et ordinaire représentent les Juifs, et le fer et l’airain de l’aquilon, les Chaldéens bien plus forts que les Juifs. Ainsi l’alliance est impossible ou au moins elle ne sera pas durable ; le plus fort consumera le plus faible.
J’abandonnerai au pillage dans tous vos confins vos richesses et vos trésors, sans que vous en receviez aucun prix, à cause de la multitude de vos péchés.
Je ferai venir vos ennemis d’une terre que vous ne connaissez point ; parce que le feu de ma fureur s’est allumé, et qu’il vous embrasera de ses flammes.
Seigneur ! vous qui connaissez le fond de mon âme, souvenez-vous de moi, visitez-moi, et défendez-moi contre ceux qui me persécutent. N’entreprenez pas ma défense avec tant de patience et de lenteur : vous savez que c’est pour vous que je souffre des opprobres.
J’ai trouvé vos paroles, je m’en suis nourri ; et votre parole est devenue la joie et les délices de mon cœur ; parce que j’ai porté le nom d’homme de Dieu, ô Seigneur Dieu des armées !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Votre nom, etc. ; ou bien, je porte votre nom, puisque je suis appelé le prophète du Seigneur. Comparer à Jérémie, 14, 9.
Je ne me suis point trouvé dans les assemblées de jeux et de divertissements ; je ne me suis point glorifié d’être envoyé de votre part ; mais je me suis tenu retiré et solitaire, parce que vous m’avez rempli de la terreur de vos menaces contre ce peuple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 1, 1 ; 25, 4. ― Je me suis glorifié ; ou bien, selon beaucoup d’interprètes : je ne me suis pas glorifié ; ce qui paraît plus conforme à la suite du discours. D’ailleurs en hébreu, la négation qui se trouve dans un membre de phrase, appartient aussi très souvent à celui qui suit. ― A cause de votre main, qui s’est étendue sur moi et avec laquelle vous avez touché ma bouche pour m’établir votre prophète (voir Jérémie, 1, 9-10).
Pourquoi ma douleur est-elle devenue continuelle ? Pourquoi ma plaie est-elle désespérée, et refuse-t-elle de se guérir ? Elle est à mon égard comme une eau trompeuse, à laquelle on ne peut se fier.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jérémie, 30, 15. ― Comme le mensonge, etc. ; comme des eaux sur lesquelles on a compté, et qui ont disparu.
C’est pourquoi, voici ce que dit le Seigneur : Si vous vous tournez vers moi, je ferai que vous changerez vous-même, et que vous demeurerez ferme devant ma face ; et si vous savez distinguer ce qui est précieux de ce qui est vil, vous serez alors comme la bouche de Dieu ; et ce ne sera pas vous qui vous tournerez vers le peuple, mais ce sera le peuple qui se tournera vers vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tu te tiendras, etc. ; locution qu’employaient les Hébreux en parlant des ministres du roi toujours près de lui pour recevoir ses ordres, et aussi des anges qui sont les ministres de Dieu. ― Ma bouche ; c’est-à-dire mon interprète.
Et je vous rendrai à l’égard de ce peuple comme un mur d’airain fort et inébranlable. Ils vous feront la guerre, et ils n’auront sur vous aucun avantage ; parce que je suis avec vous pour vous sauver et pour vous délivrer, dit le Seigneur.
Je vous dégagerai des mains des méchants, et je vous préserverai de la puissance des forts.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Moïse et Samuel sauvèrent Israël par leur intercession pendant leur vie. Voir Exode, 17, 11 ; Nombres, 14, 13 ; 1 Rois, 7, 9 ; 12, vv. 17, 23 ; Psaumes, 98, 6.