Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Jérémie 33
LE Seigneur parla une seconde fois à Jérémie, lorsqu’il était encore enfermé dans le vestibule de la prison, et il lui dit :
Voici ce que dit le Seigneur, qui fera un jour ce qu’il a dit, qui le dispose et le prépare par avance : son nom est le Seigneur :
Criez vers moi, et je vous exaucerai, et je vous annoncerai des choses grandes et certaines que vous ne savez pas.
Car voici ce que dit le Seigneur, le Dieu d’Israël, aux maisons de cette ville, aux maisons du roi de Juda qui ont été détruites, aux fortifications, et à l’épée
de ceux qui viennent combattre contre les Chaldéens, pour remplir cette ville de corps morts, des corps de ceux que j’ai frappés dans ma fureur et dans mon indignation, ayant détourné mon visage de cette ville, à cause de toutes les méchancetés de ses habitants :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les remplir (impleant eas) ; ce pronom féminin ne peut se rapporter grammaticalement qu’à munitions et à maisons du verset précédent.
Je refermerai leurs plaies : je les guérirai ; je les ferai jouir de la paix qu’ils me demandent, et de la vérité de mes promesses.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je refermerai, etc. ; littéralement je refermerai pour eux cicatrice et santé. Dans le style biblique, on ajoute souvent au complément d’un verbe un autre complément qui ne convient pas à ce verbe, et qui est réellement gouverné par un autre verbe sous-entendu, mais que la signification même de ce second complément fait aisément deviner. ― La paix, etc. ; littéralement la demande de la paix, etc. Au lieu de demande, l’hébreu porte abondance, cumul. ― Vérité ; signifie souvent solidité, stabilité, et, lorsqu’il est appliqué à Dieu, la fidélité dans ses promesses.
Je ferai revenir les captifs de Juda et les captifs de Jérusalem, et je les rétablirai comme ils étaient au commencement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je ferai retourner certainement. Voir Jérémie, 30, 3.
Je les purifierai de toutes les iniquités qu’ils ont commises contre moi, et je leur pardonnerai tous les péchés par lesquels ils m’ont offensé et m’ont méprisé.
Toutes les nations de la terre qui entendront parler de tous les biens que je leur aurai faits, en relèveront mon nom avec joie, et m’en loueront avec des cris de réjouissance ; ils seront effrayés et épouvantés de toutes les grâces que je leur ferai, et de l’abondance de la paix dont je les comblerai.
Voici ce que dit le Seigneur : Dans ce lieu que vous dites être désert, parce qu’il n’y a plus ni homme ni bête, dans les villes de Juda, dans les environs de Jérusalem, qui sont désolés, sans hommes, sans habitants et sans troupeaux ;
on y entendra encore des cris de joie et des chants de réjouissance, des cantiques de l’époux et de l’épouse mêlés aux voix de ceux qui diront, Bénissez le Seigneur des armées, parce que le Seigneur est bon, parce que sa miséricorde est éternelle ; et la voix de ceux qui porteront leurs oblations dans la maison du Seigneur : parce que je ferai revenir tous les captifs de cette terre, et je les rétablirai comme ils étaient dès le commencement, dit le Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Vœux ; c’est-à-dire oblations promises par vœu. ― Louez le Seigneur. Voir 2 Paralipomènes, 5, 13 ; 7, 3 ; 1 Esdras, 3, 11 ; Psaumes, 104, 1.
Voici ce que dit le Seigneur des armées : Dans ce lieu qui est désert, sans hommes et sans animaux, et dans toutes ses villes il y aura encore des cabanes de pasteurs qui y feront reposer leurs troupeaux.
Dans les villes qui sont sur les montagnes, dans les villes qui sont dans la plaine, dans les villes qui sont vers le midi, dans la terre de Benjamin, dans les environs de Jérusalem, et dans les villes de Juda, les troupeaux passeront encore par les mains de ceux qui les comptent, dit le Seigneur.
Le temps vient, dit le Seigneur, où j’accomplirai les paroles favorables que j’ai données à la maison d’Israël et à la maison de Juda.
En ces jours-là et en ce temps-là, je ferai sortir de David un germe de justice ; et il agira selon l’équité, et rendra la justice sur la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un germe de justice ; le Messie, même selon les Juifs.
En ces jours-là Juda sera sauvé, et Jérusalem habitera dans une entière assurance ; et voici le nom qu’ils lui donneront : Le Seigneur qui est notre Juste.
Voici ce que dit le Seigneur : On ne verra point la tige de David manquer d’un homme qui soit assis sur le trône de la maison d’Israël ;
et on ne verra point la race des prêtres et des Lévites manquer d’un homme qui offre des holocaustes en ma présence, qui allume le feu de mon sacrifice, et qui égorge des victimes devant moi dans tous les temps.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et d’entre les prêtres, etc. Le sacerdoce des Juifs de la race d’Aaron étant éteint depuis plus de dix-huit siècles, ces promesses ne regardent que le sacerdoce éternel de Jésus-Christ, exercé par lui-même et par ses ministres dans l’Eglise chrétienne. ― Allume le sacrifice ; c’est-à-dire le feu qui brûle dans les sacrifices.
Le Seigneur parla encore à Jérémie, et lui dit :
Voici ce que dit le Seigneur : Si l’on peut rompre l’alliance que j’ai faite avec le jour, et l’alliance que j’ai faite avec la nuit, pour empêcher que le jour etla nuit ne paraissent chacun en son temps ;
on pourra rompre aussi l’alliance que j’ai faite avec mon serviteur David, et empêcher qu’il ne naisse de lui un fils qui règne sur son trône, et que les Lévites et les prêtres ne soient mes ministres.
Comme on ne peut compter les étoiles, ni mesurer le sable de la mer ; ainsi je multiplierai la race de mon serviteur David, et les Lévites qui sont mes ministres.
Le Seigneur parla encore à Jérémie, et lui dit :
N’avez-vous point vu de quelle manière parle ce peuple lorsqu’il dit : Les deux races que le Seigneur avait choisies ont été rejetées ? Ainsi ils méprisent mon peuple, et ne le considèrent plus comme formant encore une nation.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les deux familles, ou races ; l’une royale et l’autre sacerdotale. On explique encore ceci des royaumes d’Israël et de Juda.
Voici ce que dit le Seigneur : Si l’alliance que j’ai faite avec le jour et avec la nuit n’est pas ferme, et si les lois que j’ai données au ciel et à la terre ne sont pas stables ;
j’abandonnerai aussi la postérité de Jacob et de mon serviteur David, et je ne prendrai point de sa tige des princes de la race d’Abraham, d’Isaac et de Jacob : car je ramènerai leurs captifs, et je leur ferai miséricorde.
Commentaire (versets 25 à 26) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 25 à 26 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Idiotisme hébraïque : de même qu’il est certain que je suis maître du jour et de la nuit, de même il est certain que je rejetterai la race de Jacob. Si l’on veut suivre l’ordre des temps, il paraît qu’il faut revenir de ce chapitre au 21e.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cela ; c’est-à-dire, ce qu’il a dit, ce qu’il a annoncé.