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Proverbes 3
MON fils, n’oubliez point ma loi, et que votre cœur garde mes préceptes :
car vous y trouverez la longueur des jours, la multiplication des années de votre vie, et la paix.
Que la miséricorde et la vérité ne vous abandonnent point : mettez-les comme un collier autour de votre cou, et gravez-les sur les tables de votre cœur :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mets-les autour, etc. Comparer à Exode, 13, 9 ; Deutéronome, 6, 8. ― Grave, etc. ; allusion aux Tables de la loi. Voir Exode, 24, 12.
et vous trouverez grâce devant Dieu et devant les hommes ; vous serez honoré comme ayant une conduite sage.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Discipline. Voir Proverbes, 1, 2.
Ayez confiance en Dieu de tout votre cœur, et ne vous appuyez point sur votre prudence.
Pensez à lui dans toutes vos voies, et il conduira lui-même vos pas.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Lui-même dirigera tes pas, aplanira tes sentiers, rendra ta vie heureuse et sainte. Voir Psaumes, 26, 12.
Ne soyez point sage à vos propres yeux : craignez Dieu, et éloignez-vous du mal.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 12, 16.
Ainsi votre chair sera saine, et l’arrosement pénétrera jusque dans vos os.
Honorez de votre bien le Seigneur, et donnez-lui les prémices de tous vos fruits ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Tobie, 4, 7 ; Luc, 14, 13 (?).
et alors vos greniers seront remplis de blé, et vos pressoirs regorgeront de vin.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tes pressoirs. Le mot hébreu ainsi traduit désigne une sorte d’auge creusée dans la terre ou taillée dans le roc, à côté du pressoir proprement dit et dans laquelle se déverse le vin qui coule du pressoir. Voir Isaïe, 5, 2.
Mon fils ! ne rejetez point la correction du Seigneur, et ne vous abattez point lorsqu’il vous châtie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 12, 5 ; Apocalypse, 3, 19.
Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il trouve en lui son plaisir comme un père dans son fils.
Heureux celui qui a trouvé la sagesse, et qui est riche en prudence.
Le trafic de la sagesse vaut mieux que celui de l’argent ; et le fruit qu’on en tire, est plus excellent que l’or le plus fin et le plus pur.
Son prix passe toutes les richesses : et tout ce qu’on désire le plus, ne mérite pas de lui être comparé.
Commentaire (versets 14 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 14 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Toutes les richesses. En hébreu, les perles. Il y a une gradation ascendante ; d’abord l’argent, puis l’or, plus précieux que l’argent, et enfin les perles plus rares encore et de plus grand prix. Voir Proverbes, 8, 11 et Job, 28, 18.
Elle a la longueur des jours dans sa droite ; et dans sa gauche, les richesses et la gloire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La longueur, etc. ; c’est-à-dire que la sagesse donne, d’un côté, une longue et heureuse vie ; et de l’autre, des biens et des honneurs. ― L’excellence de la sagesse a été montrée jusqu’ici par des comparaisons. Dans ce verset, elle nous apparaît comme une reine dont les mains sont remplies de présents que les Hébreux considèrent comme les plus désirables, et elle les offre à ceux qui obéissent à ses lois. Les dons qu’offre ici la sagesse sont ceux que Dieu promit à Salomon quand il lui apparut à Gabaon, voir 3 Rois, 3, 11-14.
Ses voies sont belles ; et tous ses sentiers sont pleins de paix.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pacifiques. La sagesse donne la paix de l’âme que tous les hommes désirent et que les impies, qui ne recherchent pas la sagesse, ne trouvent pas.
Elle est un arbre de vie pour ceux qui l’embrassent ; et heureux celui qui se tient fortement uni à elle.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un arbre de vie. Allusion à l’arbre de vie du paradis terrestre, voir Genèse, 2, 9 ; 3, 22.
Le Seigneur a fondé la terre par la sagesse : il a établi les cieux par la prudence.
C’est par sa sagesse que les eaux des abîmes se sont ouvert un passage, et que les nuées en s’épaississant forment la rosée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des nuées se chargent de rosées (nubes rore concrescunt) ; selon l’hébreu : Des nuées distillent la rosée. ― Les abîmes, les eaux de mers. Ce verset, comme les deux précédents, rappellent les premiers chapitres de la Genèse.
Mon fils, ne cessez point d’avoir ces choses devant vos yeux : gardez la loi et le conseil que je vous donne ;
et ils seront la vie de votre âme, et comme un ornement à votre cou.
Vous marcherez alors avec confiance dans votre voie, et votre pied ne se heurtera point.
Si vous dormez, vous ne craindrez point ; vous reposerez, et votre sommeil sera tranquille.
Vous ne serez point saisi d’une frayeur soudaine ; et vous ne craindrez point que la puissance des impies vienne vous accabler.
Car le Seigneur sera à votre côte, et il gardera vos pieds, afin que vous ne soyez point pris dans le piège.
N’empêchez point de bien faire celui qui le peut ; faites bien vous-même, si vous le pouvez.
Ne dites point à votre ami, Allez et revenez, je vous le donnerai demain ; lorsque vous pouvez le lui donner à l’heure même.
Ne cherchez point à faire du mal à votre ami, qui a confiance en vous.
Ne faites point sans sujet de procès à un homme, lorsqu’il ne vous a fait aucun tort.
Ne portez point envie à l’injuste, et n’imitez point ses voies :
parce que tous les trompeurs sont en abomination au Seigneur, et qu’il communique ses secrets aux simples.
Le Seigneur frappera d’indigence la maison de l’impie ; mais il bénira les maisons des justes.
Il se moquera des moqueurs : et il donnera sa grâce à ceux qui sont doux.
Les sages posséderont la gloire ; l’élévation des insensés sera leur confusion.
Commentaire (versets 27 à 35) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 27 à 35 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Exhortation à la charité fraternelle.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils t’apporteront, etc. Comparer à Lévitique, 20, 22 ; Deutéronome, 4, 10 ; 22, 7.