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Proverbes 17
UN peu de pain sec avec la joie, vaut mieux qu’une maison pleine de victimes avec des querelles.
Le serviteur sage dominera les enfants insensés, et il partagera l’héritage entre les frères.
Comme l’argent s’éprouve par le feu, et l’or dans le creuset ; ainsi le Seigneur éprouve les cœurs.
Le méchant obéit à la langue injuste ; et le trompeur écoute les lèvres menteuses.
L’homme qui méprise le pauvre, fait injure à celui qui l’a créé ; et celui qui se réjouit de la ruine des autres, ne demeurera point impuni.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 14, 31.
Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire des enfants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les fils des fils ; ses petits-neveux ; une belle et nombreuse postérité.
Les paroles graves ne conviennent pas à un insensé ; et la langue menteuse sied mal à un prince.
L’attente de celui qui attend, est une perle très-belle ; de quelque côté qu’il se tourne, il agira avec intelligence et avec prudence.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une pierre précieuse est un cadeau très agréable pour celui qui la reçoit ; aussi partout où ce cadeau se dirige, il fait réussir les desseins du donateur.
Celui qui cache les fautes, recherche l’amitié ; celui qui fait des rapports, sépare ceux qui étaient unis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Celui qui cache, etc. ; qui garde le silence sur une faute commise contre lui, recherche et gagne par là même l’amitié de celui qui l’a commise ; tandis que s’il la rappelle deux fois seulement (altero sermone repetit), il met la division entre l’offenseur et lui. On peut aussi étendre cette maxime à tous ceux qui par leurs rapports inconsidérés sèment la division parmi leurs semblables.
Une réprimande sert plus à un homme prudent, que cent coups à l’insensé.
Le méchant cherche toujours des querelles : l’ange cruel sera envoyé contre lui.
Il vaudrait mieux rencontrer une ourse à qui on a ravi ses petits, qu’un insensé qui se fie en sa folie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’ours était autrefois commun en Syrie, jusqu’à l’époque des croisades.
Le malheur ne sortira jamais de la maison de celui qui rend le mal pour le bien.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 12, 17 ; 1 Thessaloniciens, 5, 15 ; 1 Pierre, 3, 9.
Celui qui commence une querelle, est comme celui qui donne une ouverture à l’eau ; et il abandonne la justice avant même qu’il ait souffert quelque injure.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Celui qui lâche, etc. Dans la Palestine les eaux, n’étant pas fort communes, donnaient par là même des occasions de dispute. Lâcher, par exemple, celles de son voisin ou de tout autre, était un cas de procès, dont l’issue ne pouvait qu’être défavorable à l’auteur du délit. Il était donc tout naturel que celui-ci se désistât, avant la sentence du juge, pour éviter un affront. Au lieu de il abandonne (deserit), l’hébreu porte l’impératif laisse. Comparer à Matthieu, 5, vv. 25, 40.
Celui qui justifie l’injuste, et celui qui condamne le juste, sont tous deux abominables devant Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 5, 23.
Que sert à l’insensé d’avoir de grands biens, puisqu’il ne peut pas en acheter la sagesse ? Celui qui élève sa maison bien haut, en cherche la ruine ; et celui qui évite d’apprendre, tombera dans les maux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Celui qui élève sa maison… maux. Ce passage n’est pas dans l’hébreu, mais il se trouve dans les Septante, ainsi que dans la Vulgate. On lit au verset 19 quelque chose de semblable dans l’hébreu et dans la Vulgate, mais non dans le grec.
Celui qui est ami, aime en tout temps ; et le frère se connaît dans l’affliction.
L’insensé frappera des mains après qu’il aura répondu pour son ami.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Battra des mains, etc. Voir Proverbes, 6, 1.
Celui qui médite des dissensions, aime les querelles ; et celui qui élève son portail, cherche sa ruine.
Celui dont le cœur est corrompu, ne trouvera point le bien ; et celui qui a la langue double, tombera dans le mal.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui tourne la langue ; c’est-à-dire selon l’hébreu, qui a la langue tournée ; c’est-à-dire artificieuse, fourbe.
L’insensé est né pour sa honte ; il ne donnera point de joie à son propre père.
La joie de l’esprit rend le corps plein de vigueur ; la tristesse du cœur dessèche les os.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 15, 13 ; 16, 24.
Le méchant reçoit des présents en secret, pour pervertir les sentiers de la justice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En secret ; littéralement du sein. Les Hébreux portaient dans le sein ce qu’ils avaient de plus précieux.
La sagesse reluit sur le visage de l’homme prudent ; l’insensé a toujours les yeux égarés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiaste, 2, 14 ; 8, 1. ― Sont à l’extrémité du monde ; c’est-à-dire très éloignés d’eux ; et, par conséquent, ne pouvant pas les éclairer suffisamment.
L’enfant insensé est l’indignation du père, et la douleur de la mère qui l’a mis au monde.
Il n’est pas bon de faire tort au juste, ni de frapper le prince qui juge selon la justice.
Celui qui est modéré dans ses discours, est docte et prudent ; et l’homme savant ménage la pensée de son esprit comme une chose précieuse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jacques, 1, 19.
L’insensé même passe pour sage lorsqu’il se tait, et pour intelligent lorsqu’il tient sa bouche fermée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 10, 28.