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Proverbes 29
L’HOMME qui méprise avec une tête dure celui qui le reprend, tombera tout d’un coup par une chute mortelle, et ne guérira jamais.
Quand les justes se multiplieront, le monde sera dans la joie ; et quand les méchants prendront le gouvernement, le peuple gémira.
Celui qui aime la sagesse, sera la joie de son père ; mais celui qui nourrit des prostituées, perdra son bien.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 15, 13.
Le roi juste fait fleurir son Etat, et l’homme avare le détruira.
Celui qui tient à son ami un langage flatteur et déguisé, tend un filet à ses pieds.
Le filet enveloppera le méchant qui pèche ; et le juste louera Dieu, et se réjouira.
Le juste prend connaissance de la cause des pauvres ; mais le méchant ne s’informe de rien.
Les hommes corrompus détruisent la ville ; mais les sages apaisent la fureur.
Si le sage dispute avec l’insensé, soit qu’il se fâche ou qu’il rie, il ne trouvera point de repos.
Les hommes de sang haïssent le simple ; mais les justes cherchent à lui conserver la vie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Hommes de sang ; littéralement de sangs (sanguinum). Voir Psaumes, 5, 7. ― Cherchant son âme. L’expression chercher l’âme de quelqu’un signifie, le plus ordinairement, en vouloir à la vie de quelqu’un, chercher à tuer quelqu’un ; mais ici, comme dans Psaumes, 141, 5, elle veut dire, au contraire, chercher à conserver la vie.
L’insensé répand tout d’un coup tout ce qu’il a dans l’esprit ; le sage ne se hâte pas, et se réserve pour l’avenir.
Le prince qui écoute favorablement les faux rapports, n’aura que des méchants pour ministres.
Le pauvre et le créancier se sont rencontrés : le Seigneur est celui qui éclaire l’un et l’autre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 22, 2.
Lorsqu’un roi juge les pauvres dans la vérité, son trône s’affermira pour jamais.
La verge et la correction donnent la sagesse ; mais l’enfant qui est abandonné à sa volonté, couvrira sa mère de confusion.
Les crimes se multiplieront dans la multiplication des méchants, et les justes en verront la ruine.
Elevez bien votre fils, et il vous consolera, et deviendra les délices de votre âme.
Quand il n’y aura plus de prophétie, le peuple se dissipera ; mais celui qui garde la loi, est heureux.
L’esclave ne peut être corrigé par des paroles : car il entend bien ce que vous lui dites, et il néglige d’y répondre.
Avez-vous vu un homme prompt à parler ? attendez plutôt de lui des folies, que non pas qu’il se corrige.
Celui qui nourrit délicatement son serviteur dès son enfance, le verra ensuite se révolter contre lui.
L’homme colère excite des querelles ; et celui qui se fâche aisément, sera plus prompt a pécher.
L’humiliation suivra le superbe ; et la gloire sera le partage de l’humble d’esprit.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Job, 22, 29. ― L’humiliation, etc. ; sentence souvent répétée, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament.
Celui qui s’associe avec un voleur, hait sa propre vie : il entend qu’on le prend à serment, et il ne le décèle point.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Hait son âme ; c’est-à-dire sa vie, puisqu’il s’expose à la perdre. Suivant la loi mosaïque, le complice d’un voleur était conduit devant le juge, qui l’adjurait par le Dieu vivant de déclarer l’auteur du vol ; s’il ne le faisait pas, il méritait par cela même, la peine de mort. Comparer à Lévitique, 5, 1.
Celui qui craint les hommes, tombera bientôt ; celui qui espère au Seigneur, sera élevé.
Plusieurs recherchent le regard du prince ; mais le Seigneur est le juge de chacun des hommes.
Les justes ont en abomination les méchants ; et les méchants ont en abomination ceux qui marchent par la droite voie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le fils… perdition. Ce passage, qui manque ici dans le grec et dans l’hébreu, se trouve après le verset 22 du chapitre 24, où il est conçu en ces termes : Fils conservant parole ou discours (logon), hors de perdition sera. Or, par le mot parole, les uns entendent les promesses du fils, et les autres, la loi, les ordonnances du Seigneur.
L’enfant qui gardera la parole, ne tombera point dans la perdition.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cou roide ; inflexible, qui ne peut supporter le joug, indomptable. Ainsi, mépriser avec un cou roide, veut dire mépriser en se révoltant.