Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Proverbes 25 Proverbes 26 sur 31 chapitres Proverbes 27 →

Proverbes 26

COMME la neige vient mal en été et la pluie pendant la moisson, ainsi la gloire sied mal à un insensé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Saint Jérôme remarque dans son commentaire sur Amos, 4, 7, qu’il ne tombe jamais de neige en Palestine, en été, et qu’il n’a jamais vue de pluie à la fin de juin ni en juillet. Dans les années ordinaires, depuis la cessation des pluies du printemps jusqu’en octobre ou en novembre, le ciel de la Terre Sainte est toujours serein.

Comme l’oiseau s’envole aisément, et comme le passereau court de tous côtés ; ainsi la médisance qu’on publie sans sujet contre une personne, se répand partout.

Le fouet est pour le cheval, le mors pour l’âne, et la verge pour le dos de l’insensé.

Ne répondez point au fou selon sa folie, de peur que vous ne lui deveniez semblable.

Répondez au fou selon sa folie, de peur qu’il ne s’imagine qu’il est sage.

Celui qui fait porter ses paroles par l’entremise d’un insensé, se rend boiteux, et il boit l’iniquité.

Comme en vain le boiteux a de belles jambes ; ainsi les sentences graves sont indécentes dans la bouche de l’insensé.

Celui qui élève en honneur un homme qui n’est pas sage, est comme celui qui jette une pierre dans le monceau de Mercure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme celui, etc. ; c’est-à-dire rendre honneur à un insensé est une chose aussi inutile et aussi peu raisonnable que de jeter une pierre, comme faisaient les païens, par superstition, dans le monceau qui était au pied de la statue de Mercure. ― Dans ce verset, saint Jérôme emploie une expression figurée, usitée chez les Latins. Le texte hébreu porte : « C’est lier une pierre à la fronde que de rendre hommage à un insensé, » parce que la pierre liée à la fronde ne peut être lancée ni atteindre le but.

La parabole est dans la bouche des insensés comme une épine qui naîtrait dans la main d’un homme ivre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De même, etc. l’homme ivre qui a une épine dans la main ne la sent pas, son ivresse lui ayant fait perdre tout sentiment. De même l’insensé qui prononce des maximes de sagesse n’en comprend ni le sens ni la valeur.

La sentence décide les procès ; et celui qui impose silence à l’insensé, apaise les troubles.

L’imprudent qui retombe dans sa folie, est comme le chien qui retourne à ce qu’il avait vomi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Pierre, 2, 22.

Avez-vous vu un homme qui se croit sage ? il y a plus à espérer de celui qui n’a point de sens.

Le paresseux dit : Le lion est dans la voie, la lionne est dans les chemins.

Comme une porte roule sur ses gonds, ainsi le paresseux tourne dans son lit.

Le paresseux cache sa main sous son aisselle, et il a peine à la porter jusqu’à sa bouche.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 19, 24.

Le paresseux se croit plus sage que sept hommes qui ne disent que des choses bien sensées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sept se met pour plusieurs, un certain nombre, beaucoup ― Qui prononcent des sentences ; c’est-à-dire des sages. Anciennement, le langage ordinaire des sages était les paraboles, les proverbes, les discours sentencieux.

Celui qui en passant se mêle dans une querelle qui ne le regarde point, est comme celui qui prend un chien par les oreilles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme celui, etc. Prendre un chien par les oreilles, c’est s’exposer à être mordu ; s’immiscer imprudemment dans une querelle qui ne regarde pas, c’est risquer d’être maltraité.

Comme celui qui lance des flèches et des dards pour tuer un autre est coupable de sa mort ;

ainsi l’est celui qui use d’artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu’il est surpris : Je ne l’ai fait qu’en jouant.

Quand il n’y aura plus de bois, le feu s’éteindra ; et quand il n’y aura plus de semeurs de rapports, les querelles s’apaiseront.

Ce qu’est le charbon à la braise et le bois au feu, l’homme colère l’est pour allumer des disputes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 15, 18.

Les paroles du semeur de rapports paraissent simples ; mais elles pénètrent jusqu’au fond des entrailles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les paroles, etc. Voir la même sentence, Proverbes, 18, 8.

Les lèvres superbes jointes au cœur corrompu, sont comme de l’argent impur dont on veut orner un vase de terre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un argent impur ne va pas moins bien avec un vase de terre, que des lèvres enflées, c’est-à-dire superbes, orgueilleuses, avec un très mauvais cœur.

L’ennemi se fait connaître par ses paroles, lorsqu’au fond de son cœur il ne pense qu’à tromper.

Quand il vous parlerait d’un ton humble, ne vous fiez point à lui ; parce qu’il y a sept replis de malice au fond de son cœur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sept. Voir le verset 16.

Celui qui cache sa haine sous une apparence feinte, verra sa malice découverte dans l’assemblée publique.

Celui qui creuse la fosse tombera dedans, et la pierre retournera contre celui qui l’aura roulée.

La langue trompeuse n’aime point la vérité, et la bouche flatteuse cause des ruines.