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1 Samuel 6

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins.

Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent :

« Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous.

Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? »

Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays.

Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 12, 31.

Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Prenez et faites ; c’est-à-dire prenez de quoi faire. ― Nourrices. C’est le sens de l’hébreu, et le mot fœtus, de la Vulgate, signifie souvent, dans les auteurs latins, des vaches qui ont mis bas. ― Un char neuf. Les chars orientaux actuels, appelés arabas, sont probablement semblables à ceux qui étaient en usage alors chez les Philistins et les Hébreux et qui étaient tirés par une paire de bœufs. C’est le seul véhicule à roues aujourd’hui employé en Palestine. Les roues sont en bois massif et solidement fixées à un essieu, qui tourne en même temps qu’elles, sous le corps du char, en produisant un bruit strident. Elles sont quelquefois entourées elles-mêmes de bandes de fer, attachées par des clous à grosses têtes.

Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour le péché, que vous avez commis. Comparer au verset 4.

Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est lui-même ; le Seigneur nommé au verset précédent.

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable.

Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs.

Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Bethsamès, ville de la tribu de Juda. Voir Josué, 21, 16.

Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant.

Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh.

Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Les cinq princes des Philistins, ayant vu cela, retournèrent le même jour à Accaron.

Voici les tumeurs d’or que les Philistins donnèrent à Yahweh en offrande de réparation : une pour Azot, une pour Gaza, une pour Ascalon, une pour Geth, une pour Accaron.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voici les cinq anus, est pour : Voici les noms des cinq villes qui offrirent les cinq anus : genre d’ellipse qui n’est pas rare dans l’Ecriture. ― Azot, Gaza, Ascalon, Geth, Accaron. Ce sont les cinq principales villes des Philistins, qui formaient une sorte de confédération gouvernée par cinq seranim ou princes.

Ils offrirent aussi des souris d’or selon le nombre de toutes les villes des Philistins appartenant aux cinq chefs, tant des villes fortifiées que des villages sans murs : témoin la grosse pierre sur laquelle on déposa l’arche de Yahweh, et qui est restée jusqu’à ce jour dans le champ de Josué le Bethsamite.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils rendirent. L’accusatif mures aureos suppose nécessairement que ce verbe est sous-entendu. Peut-être aussi que l’auteur de la Vulgate, par un genre de construction qui lui est assez familier, a-t-il voulu mettre ces deux mots à l’accusatif en faisant un complément direct de ce même verbe ils rendirent, exprimé au verset précédent. ― La grande Abel est le nom qui fut donné à une pierre sur laquelle on déposa l’arche, après la mort des Bethsamites racontée au verset 19.

Yahweh frappa les gens de Beth-Samès, parce qu’ils avaient regardé l’arche de Yahweh ; il frappa cinquante mille soixante-dix hommes parmi le peuple. Et le peuple fit un grand deuil de ce que Yahweh avait frappé le peuple d’une grande plaie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Parce qu’ils avaient regardé, avec une curiosité défendue par la loi sous peine de mort (voir Nombres, 4, 20). ― Il frappa… soixante-dix hommes et cinquante mille hommes. On croit assez communément que le chiffre de cinquante mille hommes est une interpolation, parce que, conformément à l’usage, le chiffre soixante-dix est placé avant celui de cinquante mille ; que, de plus, il n’y avait pas à Bethsamès ni autour de Bethsamès une population de cinquante mille habitants et qu’enfin il ne peut pas être ici question d’un rassemblement extraordinaire du peuple, parce que l’arche arriva d’une manière inopinée, au moment de la moisson. Le mot bas peuple ne se lit pas dans l’original hébreu.

Les gens de Beth-Samès dirent : « Qui peut subsister en la présence de Yahweh, ce Dieu saint ? Et vers qui va-t-il monter en s’éloignant de nous ?

Ils envoyèrent des messagers aux habitants de Cariathiarim, pour leur dire : « Les Philistins ont ramené l’arche de Yahweh ; descendez et faites-la monter vers vous. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cariathiarim, au nord-ouest de Jérusalem, sur la route de Jaffa à Jérusalem, dans les montagnes.