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1 Samuel 22
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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David partit de là et s’enfuit dans la caverne d’Odollam. Ses frères et toute la maison de son père l’ayant appris, ils descendirent là, vers lui.
Tous les opprimés, tous ceux qui avaient des créanciers et tous ceux qui étaient dans l’amertume, se rassemblèrent auprès de lui, et il devint leur chef ; il y eut ainsi avec lui environ quatre cents hommes.
De là, David s’en alla à Maspha de Moab. Il dit au roi de Moab : « Que mon père et ma mère puissent, je te prie, se retirer chez vous, jusqu’à ce que je sache ce que Dieu fera de moi. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Maspha en Moab, site inconnu.
Et il les amena devant le roi de Moab, et ils demeurèrent chez lui tout le temps que David fut dans le lieu fort.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la forteresse de Maspha de Moab, selon les uns, d’Odollam, selon les autres.
Le prophète Gad dit à David : « Ne reste pas dans le lieu fort ; va-t’en et reviens dans le pays de Juda. » Et David s’en alla et se rendit à la forêt de Haret.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Haret, inconnu.
Saül apprit que David et les gens qui étaient avec lui avaient été reconnus. Or Saül était assis, à Gabaa, sous le tamarisque, sur la hauteur, sa lance à la main, et tous ses serviteurs étaient rangés devant lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Gabaa, Tell el-Foul. Voir 1 Rois, 11, 4.
Saül dit à ses serviteurs qui étaient rangés devant lui : « Écoutez, Benjamites : le fils d’Isaï vous donnera-t-il aussi à tous des champs et des vignes, fera-t-il de vous tous des chefs de milliers et des chefs de centaines,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Enfants de Jémini ; c’est-à-dire Benjamites. ― Tribuns et centurions. Voir Exode, 18, 21.
que vous vous soyez tous ligués contre moi, qu’il n’y ait personne qui m’ait informé que mon fils a fait alliance avec le fils d’Isaï, et que nul de vous n’en souffre pour moi et ne m’avertisse que mon fils a soulevé mon serviteur contre moi, pour me dresser des embûches, comme il le fait aujourd’hui ? »
Doëg, l’Edomite, qui était le chef des serviteurs de Saül, répondit et dit : « J’ai vu le fils d’Isaï venir à Nobé, auprès d’Achimélech, fils d’Achitob.
Achimélech a consulté pour lui Yahweh, et il lui a donné des vivres ; il lui a aussi donné l’épée de Goliath, le Philistin. »
Le roi envoya appeler le prêtre Achimélech, fils d’Achitob, et toute la maison de son père, les prêtres qui étaient à Nobé.
Ils vinrent tous vers le roi ; et Saül dit : « Écoute, fils d’Achitob ! » Il répondit : « Me voici, mon seigneur. »
Saül lui dit : « Pourquoi vous êtes-vous ligués contre moi, toi et le fils d’Isaï ? Tu lui as donné du pain et une épée, et tu as consulté Dieu pour lui, pour qu’il s’élève contre moi et me dresse des embûches, comme il le fait aujourd’hui ? »
Achimélech répondit au roi et dit : « Lequel d’entre tous tes serviteurs est, comme David, d’une fidélité éprouvée, gendre du roi, admis à tes conseils et honoré dans ta maison ?
Est-ce aujourd’hui que j’aurais commencé à consulter Dieu pour lui ? Loin de moi ! Que le roi ne mette pas à la charge de son serviteur une chose qui pèserait sur toute la maison de mon père, car ton serviteur n’a rien su de tout cela, ni peu ni beaucoup. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Que le roi, etc. ; littéralement : Que le roi ne soupçonne point contre son serviteur une pareille chose, dans toute la maison de mon père.
Le roi dit : « Tu mourras, Achimélech, toi et toute la maison de ton père. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tu mourras de mort ; hébraïsme, pour tu mourras infailliblement.
Et le roi dit aux gardes qui se tenaient près de lui : « Tournez-vous et mettez à mort les prêtres de Yahweh ; car leur main est avec David et, sachant bien qu’il était en fuite, ils ne m’en ont pas informé. » Mais les serviteurs du roi ne voulurent pas étendre la main pour frapper les prêtres de Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Gardes ; littéralement, émissaires ; c’est-à-dire ceux qui faisaient la fonction de messagers ou de coureurs. ― Leur main est avec David ; c’est-à-dire ils donnent la main à David ; ils l’aident, ils favorisent ses vues.
Alors le roi dit à Doëg : « Tourne-toi et frappe les prêtres. » Et Doëg l’Edomite se tourna, et ce fut lui qui frappa les prêtres ; il mit à mort en ce jour quatre-vingt-cinq hommes portant l’éphod de lin.
Saül frappa encore du tranchant de l’épée Nobé, ville sacerdotale : hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs, ânes et brebis, furent passés au fil de l’épée.
Un seul fils d’Achimélech, fils d’Achitob, s’échappa ; son nom était Abiathar, et il se réfugia auprès de David.
Abiathar annonça à David que Saül avait tué les prêtres de Yahweh.
Et David dit à Abiathar : « Je savais bien, en ce jour-là, que Doëg l’Edomite, qui était là, ne manquerai pas d’informer Saül. C’est moi
Reste avec moi, ne crains rien ; car celui qui en veut à ma vie en veut à ta vie, et près de moi tu auras bonne garde. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cherche mon âme. Voir 1 Rois, 20, 1.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Odollam, probablement aujourd’hui Aid-el-ma. Près des ruines de l’ancienne cité, il y a une caverne suffisamment grande pour que David y ait habité.