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1 Samuel 19

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Saül parla à Jonathas, son fils, et à tous ses serviteurs de faire mourir David. Mais Jonathas, fils de Saül, avait une grande affection pour David.

Et Jonathas informa David en disant : « Saül, mon père, cherche à te faire mourir. Sois donc sur tes gardes demain au matin, tiens-toi à l’écart et cache-toi.

Moi, je sortirai et je me tiendrai à côté de mon père dans le champ où tu seras ; je parlerai de toi à mon père, je verrai ce qu’il dira et je te le ferai savoir. »

Jonathas parla favorablement de David à Saül, son père ; il lui dit : « Que le roi ne pèche pas contre son serviteur David, car il n’a pas péché à ton égard. Ses actions, au contraire, sont toutes pour ton bien :

il a exposé sa vie, il a frappé le Philistin, et Yahweh a opéré par lui une grande délivrance pour tout Israël. Tu l’as vu, et tu t’en es réjoui ; pourquoi te rendrais-tu coupable du sang innocent, en faisant mourir David sans raison ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il a mis son âme en sa main ; c’est-à-dire, il a exposé sa vie aux plus grands dangers.

Saül écouta la voix de Jonathas, et Saül fit ce serment : « Yahweh est vivant ! David ne sera pas mis à mort. »

Jonathas appela David et Jonathas lui rapporta toutes ces paroles ; puis Jonathas ramena David auprès de Saül, et David se tint en sa présence comme auparavant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hier et avant-hier ; hébraïsme, pour auparavant.

La guerre ayant recommencé, David sortit contre les Philistins et leur livra bataille ; il leur fit éprouver une grande défaite, et ils s’enfuirent devant lui.

Alors le mauvais esprit de Yahweh fut sur Saül, pendant qu’il était assis dans sa maison, sa lance à la main ; et David jouait de la harpe avec sa main.

Saül chercha à frapper de sa lance David et le mur ; mais David s’enfuit de devant Saül, qui frappa la lance contre le mur. David prit la fuite et s’échappa pendant la nuit.

Saül envoya des messagers à la maison de David, pour s’assurer de lui et le faire mourir au matin ; mais Michol, femme de David, l’en informa, en disant : « Si tu ne t’échappes pas cette nuit, demain tu es mis à mort. »

Michol fit descendre David par la fenêtre, et David s’en alla et s’enfuit, et il fut sauvé.

Michol prit ensuite le théraphim et, l’ayant placé dans le lit, elle mit une peau de chèvre à l’endroit de sa tête, et le couvrit d’un vêtement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

On ne sait ce qu’était cette statue. L’hébreu porte les théraphim, mot qui désigne ordinairement des idoles ; dans tous les cas, il doit être pris ici au singulier. Deux savants rabbins, Abarbanel et Abendana, prétendent qu’anciennement les femmes avaient dans leur appartement des représentations à la ressemblance de leurs maris, afin de les avoir en quelque sorte toujours présents.

Et lorsque Saül envoya des messagers pour prendre David, elle dit : « Il est malade. »

Saül renvoya les messagers pour voir David, en disant : « Apportez-le-moi dans son lit, afin que je le fasse mourir. »

Les messagers revinrent et voici que le théraphim était sur le lit avec une peau de chèvre à l’endroit de sa tête.

Et Saül dit à Michol : « Pourquoi m’as-tu trompé ainsi, et as-tu laissé aller mon ennemi, pour qu’il fût sauvé ? » Michol répondit à Saül : « Il m’a dit : Laisse-moi aller, ou je te tue. »

C’est ainsi que David prit la fuite et fut sauvé. Il se rendit auprès de Samuel à Rama, et lui raconta tout ce que Saül lui avait fait. Puis il alla avec Samuel demeurer à Naioth.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ramatha, Ramathaïm-Sophim, voir 1 Rois, 1, 1. ― Naïoth signifie habitations et désigne les écoles de prophètes qui avaient été fondées par Samuel.

On le fit savoir à Saül, en disant : « Voici que David est à Naioth, en Rama. »

Aussitôt Saül envoya des messagers pour prendre David ; ils virent la troupe de prophètes qui prophétisaient, et Samuel était debout, les présidant ; et l’Esprit de Dieu fut sur les envoyés de Saül, qui eux aussi prophétisèrent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Prophétiser, prendre part aux exercices des écoles de prophètes et probablement surtout aux prières et aux louanges en l’honneur de Dieu.

On l’annonça à Saül, et il envoya d’autres messagers, et eux aussi prophétisèrent. Pour la troisième fois, Saül envoya des messagers, et eux aussi prophétisèrent.

Alors Saül alla, lui aussi, à Rama. Arrivé à la grande citerne qui est à Socho, il demanda : « Où sont Samuel et David ? » On lui répondit : « Voici, ils sont à Naioth en Rama. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Socho, lieu inconnu.

Et il se dirigea là, vers Naioth en Rama. L’Esprit de Dieu fut aussi sur lui, et il allait et il prophétisait, jusqu’à son arrivée à Naioth en Rama.

Là, ayant aussi ôté ses vêtements, il prophétisa, lui aussi, devant Samuel, et il resta nu par terre tout ce jour-là et toute la nuit. C’est pourquoi on dit : « Saül est-il aussi parmi les prophètes ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 10, 12. ― Nu ; c’est-à-dire dépouillé de ses vêtements de dessus.