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1 Samuel 21

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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David se leva et s’en alla, et Jonathas rentra dans la ville. II. — FUITE DE DAVID ; SA VIE ERRANTE. [XXI, 2 — XXVI, 25.]

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Nobé est placé ordinairement au nord de Jérusalem et à peu de distance de cette ville, mais sa position est incertaine.

David se rendit à Nobé, auprès du grand prêtre Achimélech ; et Achimélech accourut effrayé au-devant de David, et lui dit : « Pourquoi es-tu seul et n’y a-t-il personne avec toi ? »

David répondit au prêtre Achimélech : « Le roi m’a donné un ordre et m’a dit : Que personne ne sache rien de l’affaire pour laquelle je t’envoie et je t’ai donné un ordre. J’ai assigné à mes gens tel lieu de rendez-vous.

Et maintenant qu’as-tu sous la main ? Donne-moi cinq pains dans la main, ou ce qui se trouvera. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Est-ce ; littéralement si, particule qui, en hébreu, exprime, outre le doute, l’interrogation et la négation.

Le prêtre répondit à David et dit : « Je n’ai pas sous la main de pain ordinaire, mais il y a du pain consacré ; pourvu que tes gens se soient abstenus de femmes. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par les vases des serviteurs, les uns entendent les vêtements, les autres tous les objets qu’avaient les serviteurs avec eux, et qui pouvaient contracter quelque impureté légale ; d’autres enfin leurs propres corps ; car saint Paul prend quelquefois le mot vase en ce sens. ― Cette route a été souillée ; métonymie, pour : nous avons contracté des souillures légales sur cette route. ― Mais elle sera sanctifiée elle-même, etc. ; c’est-à-dire (en vertu de la même métonymie), nous nous sanctifierons, nous nous purifierons de ces souillures mêmes, contractées dans nos vêtements, ou dans nos autres objets, ou dans nos corps.

David répondit au prêtre et lui dit : « Nous nous sommes abstenus de femmes depuis trois jours que je suis parti, et les vases de mes gens sont chose sainte ; et si le voyage est profane, pourtant il est sanctifié quant au vase ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 12, 3-4. ― Les pains de proposition. Voir Exode, 25, 30.

Alors le prêtre lui donna du pain consacré, car il n’y avait pas là d’autre pain que le pain de proposition, qu’on avait ôté de devant Yahweh, pour le remplacer par du pain chaud au moment où on l’enlevait.

— Ce même jour, se trouvait là un homme d’entre les serviteurs de Saül, retenu devant Yahweh ; il s’appelait Doëg, un Edomite, chef des bergers de Saül.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avez-vous ; littéralement si vous. Voir le verset 4.

David dit à Achimélech : « N’as-tu pas sous la main une lance ou une épée ? car je n’ai pas même pris avec moi mon épée ni mes armes, parce que l’ordre du roi était pressant. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mon manteau ; littéralement le manteau. Voir 1 Rois, 20, 21. ― Derrière l’éphod. Sur l’éphod, voir Exode, note 25.7.

Le prêtre répondit : « Il y a l’épée de Goliath, le Philistin que tu as tué dans la vallée du Térébinthe ; la voilà, enveloppée dans le manteau, derrière l’éphod. Si tu veux la prendre, prends-la, car il n’y en a pas d’autre ici. » Et David dit : « Elle n’a pas sa pareille, donne-la-moi. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Geth, l’une des cinq villes principales des Philistins.

David se leva et s’enfuit ce même jour loin de Saül ; il se rendit chez Achis, roi de Geth.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 18, 7 ; Ecclésiastique, 47, 7. ― Le roi de la terre ; c’est-à-dire comme le roi de son pays ; ou plutôt le roi de ce pays-ci, selon les conditions du combat dans lequel il a terrassé Goliath. Voir 1 Rois, 17, 9.

Les serviteurs d’Achis lui dirent : « N’est-ce pas là David, roi du pays ? N’est-ce pas celui pour qui l’on chantait en dansant : Saül a tué ses mille, et David ses dix mille.

David prit ces paroles à cœur, et il eut une grande peur d’Achis, roi de Geth.

Il dissimula sa raison à leurs yeux et fit l’insensé entre leurs mains ; il battait du tambour sur les battants des portes, et il laissait couler sa salive sur sa barbe.

Achis dit à ses serviteurs : « Vous voyez bien que cet homme est un fou ; pourquoi me l’avez-vous amené ?

Est-ce que je manque de fous, que vous m’ameniez celui-ci, pour qu’il fasse des folies devant moi ? Doit-il entrer dans ma maison ? »