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1 Samuel 30

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Lorsque David arriva avec ses hommes le troisième jour à Siceleg, les Amalécites avaient fait une invasion dans le Négéb et à Siceleg ; ils avaient frappé Siceleg et l’avaient brûlée ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Paralipomènes, 12, 20. ― Du côté austral, dans la Palestine du sud. ― Siceleg. Voir 1 Rois, 27, 6.

et ils avaient fait prisonniers les femmes et tous ceux qui s’y trouvaient, petits et grands, sans tuer personne, et ils les avaient emmenés, et s’étaient remis en route.

Lors donc que David et ses gens arrivèrent à la ville, ils virent qu’elle était brûlée, et que leurs femmes, leurs fils et leurs filles avaient été emmenés captifs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A la ville ; c’est-à-dire à Siceleg.

Et David et le peuple qui était avec lui élevèrent la voix et pleurèrent jusqu’à ce qu’ils n’eussent plus la force de pleurer.

Les deux femmes de David avaient été aussi emmenées captives, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal.

David fut dans une grande angoisse, car la troupe parlait de le lapider, parce que tout le peuple avait de l’amertume dans l’âme, chacun au sujet de ses fils et de ses filles. Mais David reprit courage en Yahweh, son Dieu.

David dit au prêtre Abiathar, fils d’Achimélech : « Apporte-moi l’éphod. » Abiathar apporta l’éphod à David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Approchez-moi l’éphod. C’est la traduction littérale de la Vulgate et du texte hébreu, que les uns expliquent par : Donnez-moi, attachez-moi l’éphod, et les autres par : Mettez, revêtez l’éphod pour moi, c’est-à-dire, afin de consulter le Seigneur pour moi. ― Sur l’éphod lui-même, voir Exode, note 25.7.

Et David consulta Yahweh en disant : « Poursuivrai-je cette bande ? L’atteindrai-je ? » Yahweh lui répondit : « Poursuis, car certainement tu atteindras et tu délivreras. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

David consulta le Seigneur ; ou par lui-même, revêtu de l’éphod, ou par Abiathar. Voir le verset 7.

Et David se mit en marche, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui. Lorsqu’ils furent arrivés au torrent de Bésor, les traînards s’arrêtèrent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bésor. Ce torrent devait passer près de Siceleg au sud et se jeter dans la Méditerranée au sud de Gaza.

Et David continua la poursuite avec quatre cents hommes ; deux cents hommes s’étaient arrêtés, trop fatigués pour passer le torrent de Bésor.

Ils trouvèrent dans les champs un Égyptien, qu’ils amenèrent à David. Ils lui donnèrent du pain qu’il mangea, et ils lui firent boire de l’eau ;

ils lui donnèrent une tranche d’un gâteau de figues sèches et deux gâteaux de raisins secs. Dès qu’il eut pris de la nourriture, ses esprits lui revinrent, car il n’avait mangé de nourriture ni bu d’eau depuis trois jours et trois nuits.

David lui dit : « À qui es-tu et d’où es-tu ? » Il répondit : « Je suis un esclave égyptien, au service d’un Amalécite, et voilà trois jours que mon maître m’a abandonné, parce que j’étais malade.

Nous avons fait une incursion dans le Négéb des Céréthiens, et sur le territoire de Juda, et dans le Négéb de Caleb, et nous avons brûlé Siceleg. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Céréthien, Crétois, tribu philistine. ― Caleb possédait Hébron et ses dépendances.

David lui dit : « Veux-tu me conduire vers cette bande ? » Il répondit : « Jure-moi par le nom de Dieu que tu ne me tueras pas et que tu ne me livreras pas aux mains de mon maître, et je te conduirai vers cette bande. »

Lorsqu’il l’eut conduit, voici que les Amalécites étaient répandus sur toute la contrée, mangeant, buvant et dansant, à cause de tout le grand butin qu’ils avaient enlevé du pays des Philistins et du pays de Juda.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur la face de toute la terre, c’est-à-dire dans toute la campagne, dans laquelle ils étaient dispersés.

David les battit depuis le crépuscule du soir jusqu’au soir du lendemain, et aucun d’eux n’échappa, excepté quatre cents jeunes hommes, qui s’enfuirent, montés sur des chameaux.

David sauva tout ce que les Amalécites avaient pris, et David sauva ses deux femmes.

Il ne leur manqua personne, ni petit ni grand, ni fils ni fille, ni aucune partie du butin, ni rien de ce qu’on leur avait enlevé : David ramena tout.

Et David prit tout le menu et le gros bétail, et ils se mirent en marche devant ce troupeau, en disant : « C’est le butin de David. »

David revint vers les deux cents hommes qui avaient été trop fatigués pour suivre David, et qu’on avait laissés au torrent de Bésor ; ils s’avancèrent au-devant de David et au-devant du peuple qui était avec lui. S’approchant d’eux, David les salua amicalement.

Tout ce qu’il y avait d’hommes méchants et vils parmi les gens qui étaient allés avec David prirent la parole et dirent : « Puisqu’ils ne sont pas venus avec nous, nous ne leur donnerons rien du butin que nous avons sauvé, sinon à chacun sa femme et ses enfants ; qu’ils les emmènent et s’en aillent. »

Mais David dit : « N’agissez pas ainsi, mes frères, avec ce que Yahweh nous a donné ; car il nous a gardés, et il a livré entre nos mains la bande qui était venue contre nous.

Et qui vous écouterait dans cette affaire ? La part doit être la même pour celui qui est descendu au combat et pour celui qui est resté près des bagages : ils partageront ensemble. »

Il en fut ainsi dès ce jour et dans la suite, et David a fait de cela une loi et une règle qui subsiste jusqu’à ce jour.

De retour à Siceleg, David envoya une partie du butin aux anciens de Juda, ses amis, en disant : « Voici un présent pour vous sur le butin des ennemis de Yahweh. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cette bénédiction ; ce présent. Voir Genèse, 33, 11.

Il fit ces envois à ceux de Béthel, à ceux de Ramoth du Négéb, à ceux de Jéther,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Béthel. Voir Genèse, 12, 8. ― Ramoth, dans le Négeb ou désert du sud de la Palestine. ― Jéther, dans les montagnes de Juda, ville sacerdotale. Voir Josué, 21, 14.

à ceux d’Aroër, à ceux de Séphamoth, à ceux d’Estamo,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aroer de Juda, dans l’ouadi Arabah. Il n’en reste plus que quelques murs. Ces ruines sont à trois heures au sud-est de Bersabée. ― Séphamoth, ville inconnue. ― Esthamo, appelée aussi Esthémo et Isthémo, ville sacerdotale des montagnes de Juda au sud d’Hébron. Voir Josué, 21, 14.

à ceux de Rachal, à ceux des villes de Jéraméélites, à ceux des villes des Cinéens,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Rachal, ville inconnue. Les Septante lisent, et sans doute avec raison, Carmel, la ville dont il est parlé plusieurs fois plus haut dans l’histoire de Nabal et d’Abigaïl. Voir 1 Rois, 25, 2. ― Jéraméel, Céni. Voir 1 Rois, 27, 10.

à ceux d’Arama, à ceux de Cor-Asan, à ceux d’Athach,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Arama ou Horma-Séphaath. Voir Nombres, 14, 45. ― Sur le lac d’Asan. Lieu inconnu. Divers manuscrits et diverses versions lisent Bor ou Ber Asan, c’est-à-dire le puits d’Asan. ― Athach, inconnu.

à ceux d’Hébron et dans tous les lieux où David et ses gens avaient passé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hébron. Voir Genèse, note 13.18.