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1 Samuel 1
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Il y avait un homme de Ramathaïm-Sophim, de la montagne d’Ephraïm, nommé Elcana, fils de Jéroham, fils d’Eliu, fils de Thohu, fils de Suph, Ephratéen.
Il avait deux femmes, dont l’une s’appelait Anne, et l’autre Phénenna ; et Phénenna avait des enfants, mais Anne était sans enfants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il avait deux femmes ; ce que la loi tolérait alors pour éviter de plus grands maux.
Cet homme montait de sa ville, chaque année, pour adorer Yahweh des armées et lui offrir des sacrifices à Silo. Là étaient les deux fils d’Héli, Ophni et Phinées, prêtres de Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les jours prescrits, ou fixés, déterminés ; c’est-à-dire les jours consacrés aux trois grandes solennités de l’année, Pâques, Pentecôte et la fête des Tabernacles. ― Le Tabernacle était à Silo depuis le temps de Josué. Voir Josué, 18, 1. ― Silo. Voir Josué, 18, 1.
Le jour où Elcana offrait son sacrifice, il donnait des portions de la victime à Phénenna, sa femme, et à tous ses fils et à toutes ses filles ;
et il donnait à Anne une double portion, car il aimait Anne, et Yahweh l’avait rendue stérile.
Sa rivale l’affligeait encore extrêmement, afin de l’aigrir de ce que Yahweh l’avait rendue stérile.
Et chaque année Elcana faisait ainsi, toutes les fois qu’elle montait à la maison de Yahweh, et Phénenna la mortifiait de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait point.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au temple, ou Tabernacle.
Elcana, son mari, lui disait : « Anne, pourquoi pleures-tu et ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il triste ? Est-ce que je ne suis pas pour toi mieux que dix fils ? »
Anne se leva, après qu’on eut mangé et bu à Silo. — Héli, le grand prêtre, était assis sur un siège devant un des poteaux du temple de Yahweh. —
L’âme pleine d’amertume, elle pria Yahweh et versa beaucoup de larmes ;
et elle fit un vœu, en disant : « Yahweh des armées, si vous daignez regarder l’affliction de votre servante, si vous vous souvenez de moi et n’oubliez point votre servante, et si vous donnez à votre servante un enfant mâle, je le donnerai à Yahweh pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa tête. »
Comme elle restait longtemps en prière devant Yahweh, Héli observa sa bouche.
Anne parlait en son cœur et remuait seulement les lèvres, sans que sa voix se fit entendre. Héli pensa donc qu’elle était ivre,
et il lui dit : « Jusques à quand seras-tu dans l’ivresse ? Fais passer ton vin. »
Anne répondit : « Non, mon seigneur je suis une femme affligée dans son cœur ; je n’ai bu ni vin ni boisson enivrante, mais j’épanchais mon âme devant Yahweh.
Ne prends pas ta servante pour une femme de Bélial, car c’est dans l’excès de ma peine et de ma douleur que j’ai parlé jusqu’ici. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Bélial. Voir Deutéronome, 13, 13.
Héli reprit la parole et lui dit : « Va en paix, et que le Dieu d’Israël exauce la prière que tu lui as adressée ! »
Elle dit : « Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! » Et cette femme alla son chemin ; elle mangea, et son visage n’était plus le même.
Ils se levèrent de bon matin et, s’étant prosternés devant Yahweh, ils s’en retournèrent et revinrent dans leur maison à Rama.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ramatha, la même ville que Ramathaïm-Sophim.
Elcana connut Anne, sa femme, et Yahweh se souvint d’elle. Après le temps révolu, Anne ayant conçu, enfanta un fils, qu’elle nomma Samuel, « car, dit-elle, je l’ai demandé à Yahweh. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une révolution, etc. ; littéralement un cercle de jours ; c’est-à-dire, selon nous, une année. Il est incontestable que le mot jour, mis au pluriel, se prend quelquefois en hébreu pour une année.
Son mari Elcana monta avec toute sa maison pour offrir à Yahweh le sacrifice annuel et pour accomplir son vœu.
Mais Anne ne monta pas, et elle dit à son mari : « Quand l’enfant sera sevré, je le mènerai pour qu’il paraisse devant Yahweh et qu’il demeure là toujours. »
Elcana, son mari, lui dit : « Fais ce qui te semblera bon, reste ici jusqu’à ce que tu l’aies sevré. Daigne seulement Yahweh accomplir sa parole ! » Et la femme resta et allaita son fils, jusqu’à ce qu’elle le sevrât.
Quand elle l’eut sevré, elle le fit monter avec elle, ayant pris trois taureaux, un épha de farine et une outre de vin, et elle le mena dans la maison de Yahweh à Silo ; l’enfant était encore tout jeune.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Trois veaux. La version grecque, et les Pères qui l’ont suivie, de même que le syriaque et l’arabe lisent un veau de trois ans ; et dans la suite de ce chapitre on n’en voit qu’un d’immolé ; d’un autre côté l’Ecriture parle en plusieurs endroits d’animaux de trois ans qu’on choisissait pour les sacrifices. En somme il faudrait un bien léger changement dans le texte original pour obtenir ce sens.
Ils égorgèrent le taureau, et ils conduisirent l’enfant à Héli.
Anne dit : « Pardon, mon seigneur. Aussi vrai que ton âme vit, mon seigneur, je suis cette femme qui me tenais ici près de toi pour prier Yahweh.
C’est pour cet enfant que je priais, et Yahweh m’a accordé la demande que je lui avais faite.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est pour cet enfant, etc. ; c’est-à-dire c’est pour obtenir cet enfant, que j’ai prié.
Moi aussi je le donne à Yahweh ; tous les jours de sa vie, il sera donné à Yahweh. » Et ils se prosternèrent là devant Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je l’ai donné au Seigneur, etc. Je viens de l’offrir au Seigneur avec le désir qu’il lui reste consacré pendant tout le temps pour lequel je le lui ai voué, pendant toute sa vie. Anne parle ainsi, parce que les enfants n’étaient pas tenus d’accomplir ces sortes de vœux faits par leurs parents.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ephrathéen ; ou de la tribu d’Ephraïm, mais par le domicile seulement, car par la naissance, il était de la tribu de Lévi. Comparer à Ruth, 1, 17. ― Ramathaïm-Sophim que l’on identifie avec Neby-Samouil, au nord de Jérusalem.