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Marc 6
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Étant parti de là, Jésus vint dans sa patrie, et ses disciples le suivirent.
Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue ; et beaucoup de ceux qui l’entendaient, frappés d’étonnement, disaient : « D’où celui-ci tient-il ces choses ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et comment de tels miracles s’opèrent-ils par ses mains ?
N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joseph, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » Et ils se scandalisaient de lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 6, 42. ― Sur ce verset, voir Matthieu, 13, 55-56.
Jésus leur dit : « Un prophète n’est sans honneur que dans sa patrie, dans sa maison et dans sa famille. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 13, 57 ; Luc, 4, 24 ; Jean, 4, 44.
Et il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il guérit quelques malades en leur imposant les mains.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et il ne put faire, etc. Non par défaut de puissance de son côté, mais par défaut de dispositions de leur part.
Et il était surpris de leur incrédulité. Ensuite Jésus parcourut les villages d’alentour en enseignant.
Alors il appela près de lui les Douze, et commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 10, 1 ; Marc, 3, 14 ; Luc, 9, 1.
Il leur recommanda de ne rien prendre pour la route, qu’un bâton seulement, ni sac, ni pain, ni argent dans la ceinture ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ni argent dans leur ceinture. Voir Matthieu, 10, 9.
mais d’être chaussés de sandales, et de ne pas mettre deux tuniques.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 12, 8. ― Leurs sandales, chaussures consistant en une semelle de cuir ou de bois qui était attachée avec cordons sous la plante des pieds.
Et il leur dit : « Partout où vous serez entrés dans une maison, demeurez-y jusqu’à ce que vous partiez de ce lieu.
Et si quelque part on refuse de vous recevoir et de vous écouter, sortez de là, et secouez la poussière de dessous vos pieds en témoignage pour eux. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 10, 14 ; Luc, 9, 5 ; Actes des Apôtres, 13, 51 ; 18, 6. ― En témoignage contre eux ; c’est-à-dire afin que ce soit pour eux un témoignage que vous ne pouvez plus avoir aucun commerce avec eux, puisqu’ils refusent d’embrasser la religion divine que vous prêchez.
Étant donc partis, ils prêchèrent la pénitence ;
ils chassaient beaucoup de démons, oignaient d’huile beaucoup de malades et les guérissaient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jacques, 5, 14.
Or le roi Hérode entendit parler de Jésus, dont le nom était devenu célèbre, et il disait : « Jean-Baptiste est ressuscité : c’est pourquoi la puissance miraculeuse opère en lui. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu 14, 1-2 ; Luc, 9, 7. ― Le roi Hérode Antipas, tétrarque de la Galilée et de la Pérée. Voir Matthieu, 14, 1.
Mais d’autres disaient : « C’est Élie » ; et d’autres : « C’est un prophète, semblable à l’un des anciens prophètes. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A un des prophètes ; c’est-à-dire un des anciens prophètes comme on lit dans saint Luc, 9, 8.
Ce qu’Hérode ayant entendu, il dit : « C’est Jean, que j’ai fait décapiter, qui est ressuscité. »
Car c’était lui, Hérode, qui avait envoyé prendre Jean, et l’avait fait mettre en prison chargé de fers, à cause d’Hérodiade, femme de Philippe, son frère, qu’il avait épousée ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 3, 19. ― Hérodiade. Voir Matthieu, 14, 3. ― Philippe. Voir Matthieu, 14, 3.
car Jean disait à Hérode : « Il ne t’est pas permis d’avoir la femme de ton frère. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 18, 16 ; Matthieu, 14, 4.
Hérodiade lui était donc hostile, et voulait le faire périr ; mais elle ne le pouvait pas.
Car Hérode, sachant que c’était un homme juste et saint, le vénérait et veillait sur sa vie ; il faisait beaucoup de choses d’après ses conseils et l’écoutait volontiers.
Enfin il se présenta une occasion favorable. Le jour anniversaire de sa naissance, Hérode donna un festin aux grands de sa cour, à ses officiers et aux principaux de la Galilée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tribun signifie ici un chef militaire quelconque, non un tribun romain.
La fille d’Hérodiade étant entrée dans la salle, dansa, et plut tellement à Hérode et à ceux qui étaient à table avec lui, que le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La fille d’Hérodiade, Salomé. Voir Matthieu, 14, 6.
Et il ajouta avec serment : « Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, jusqu’à la moitié de mon royaume. »
Elle sortit et dit à sa mère : « Que demanderai-je ? » Sa mère lui répondit : « La tête de Jean-Baptiste. »
Revenant aussitôt avec empressement auprès du roi, la jeune fille lui fit cette demande : « Je veux que tu me donnes, à l’instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste. »
Le roi fut contristé : néanmoins, à cause de son serment et de ses convives, il ne voulut point l’affliger d’un refus.
Il envoya aussitôt un de ses gardes avec l’ordre d’apporter la tête de Jean sur un plat.
Le garde alla décapiter Jean dans la prison, et apporta sa tête sur un plat ; il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Les disciples de Jean l’ayant appris, vinrent prendre son corps et le mirent dans un sépulcre.
De retour près de Jésus, les Apôtres lui rendirent compte de tout ce qu’ils avaient fait et de tout ce qu’ils avaient enseigné.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 9, 10.
Il leur dit : « Venez, vous autres, à l’écart, dans un lieu désert, et prenez un peu de repos. » Car il y avait tant de personnes qui allaient et venaient, que les Apôtres n’avaient pas même le temps de manger.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 14, 13 ; Luc, 9, 10 ; Jean, 6, 1. ― En un lieu désert dans les environs de Bethsaïde-Julias. Voir Matthieu, note 14.13.
Ils s’embarquèrent donc et se retirèrent à l’écart dans un lieu solitaire.
On les vit partir, et beaucoup de gens ayant deviné où ils allaient, de toutes les villes on accourut par terre en ce lieu, et on y arriva avant eux.
Lorsque Jésus débarqua, il vit une grande multitude, et il en eut compassion, parce qu’ils étaient comme des brebis sans pasteur, et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 9, 36 ; 14, 14.
Comme l’heure était déjà avancée, ses disciples vinrent lui dirent : « Ce lieu est désert et déjà l’heure est avancée ;
renvoyez-les, afin qu’ils aillent dans les fermes et les villages des environs, pour s’acheter de quoi manger. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 9, 12.
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Et ils lui dirent : « Irons-nous donc acheter pour deux cents deniers de pain, afin de leur donner à manger ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les deux cents deniers, si on les prend pour monnaie romaine, font environ quatre-vingts francs (en 1900).
Il leur demanda : « Combien avez-vous de pains ? Allez et voyez. » S’en étant instruits, ils lui dirent : « Cinq pains et deux poissons. »
Alors il leur commanda de les faire tous asseoir, par compagnies, sur l’herbe verte ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 6, 10.
et ils s’assirent par groupes de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction. Puis il rompit les pains et les donna à ses disciples, pour qu’ils les distribuassent au peuple ; il partagea aussi les deux poissons entre tous.
Tous mangèrent et furent rassasiés,
et l’on emporta douze corbeilles pleines de morceaux de pain et de ce qui restait des poissons.
Or ceux qui avaient mangé étaient au nombre de cinq mille hommes.
Aussitôt après, Jésus obligea ses disciples de monter dans la barque, et de passer avant lui de l’autre côté du lac, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renverrait le peuple.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Bethsaïde de Galilée. Voir Matthieu, 11, 21.
Et après qu’il en eut pris congé, il alla sur la montagne pour prier.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’oraison exige le recueillement et le silence (saint Théophile).
Le soir étant venu, la barque était au milieu de la mer, et Jésus était seul à terre.
Voyant qu’ils avaient beaucoup de peine à ramer, (car le vent leur était contraire), vers la quatrième veille de la nuit, il alla vers eux, marchant sur la mer ; et il voulait les dépasser.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 14, 24. ― Vers la quatrième veille de la nuit. Voir Matthieu, note 14.25. Les veilles de la nuit, de trois heures chacune, étant au nombre de quatre, neuf heures de nuit se sont écoulées, ici, et il serait trois heures du matin.
Mais eux, le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris.
Car ils le voyaient tous, et ils étaient bouleversés. Aussitôt il leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, ne craignez point. »
Il monta ensuite auprès d’eux dans la barque, et le vent cessa ; or leur étonnement était au comble et les mettait hors d’eux-mêmes ;
car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était aveuglé.
Après avoir traversé le lac, ils vinrent au territoire de Génésareth et y abordèrent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 14, 34. ― La terre de Génésareth. Voir Matthieu, note 14.34.
Quand ils furent sortis de la barque, les gens du pays, ayant aussitôt reconnu Jésus,
parcoururent tous les environs, et l’on se mit à lui apporter les malades sur leurs grabats, partout où l’on apprenait qu’il était.
En quelque lieu qu’il arrivât, dans les villages, dans les villes et dans les campagnes, on mettait les malades sur les places publiques, et on le priait de les laisser seulement toucher la houppe de son manteau ; et tous ceux qui pouvaient le toucher étaient guéris.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La frange de son vêtement. Voir Matthieu, 9, 20.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 13, 54 ; Luc, 4, 16. ― Etant parti de là, de Capharnaüm, il s’en alla dans son pays, à Nazareth, qui est à deux petites journées de Capharnaüm.