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Marc 4

Écouter

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer. Une si grande foule s’assembla auprès de lui, qu’il monta et s’assit dans la barque, sur la mer, et toute la foule était à terre le long du rivage.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 13, 1 ; Luc, 8, 4. ― Auprès de la mer de Galilée.

Et il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et il leur disait dans son enseignement :

« Écoutez. — Le semeur sortit pour semer.

Et comme il semait, des grains tombèrent le long du chemin, et les oiseaux vinrent et les mangèrent.

D’autres tombèrent sur un sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils levèrent aussitôt, parce que la terre était peu profonde.

Mais le soleil s’étant levé, la plante, frappée de ses feux et n’ayant point de racine, sécha.

D’autres grains tombèrent parmi les épines ; et les épines montèrent et les étouffèrent, et ils ne donnèrent point de fruit.

D’autres tombèrent dans la bonne terre ; montant et croissant, ils donnèrent leur fruit et rapportèrent l’un trente pour un, l’autre soixante et l’autre cent. »

Et il ajouta : « Que celui qui a des oreilles, entende bien. »

Lorsqu’il se trouva seul, ceux qui l’entouraient, avec les Douze, l’interrogèrent sur la parabole.

Il leur dit : « À vous il a été donné de connaître le mystère du royaume de Dieu ; mais pour eux, qui sont dehors, tout est annoncé en paraboles,

afin qu’en regardant de leurs yeux ils ne voient point, qu’en entendant de leurs oreilles ils ne comprennent point : de peur qu’ils ne se convertissent et n’obtiennent le pardon de leurs péchés. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 13, 14 ; Jean, 12, 40 ; Actes des Apôtres, 28, 26 ; Romains, 11, 8. ― En punition de leur aveuglement volontaire, Dieu leur retire justement les lumières et les grâces que sans cela il leur aurait données pour leur conversion réelle. Comparer à Isaïe, 6, 9 et Matthieu, 13, 15.

Il ajouta : « Vous ne comprenez pas cette parabole ? Comment donc entendrez-vous toutes les paraboles ?

Le semeur sème la parole.

Ceux qui sont sur le chemin, ce sont les hommes en qui on sème la parole, et ils ne l’ont pas plus tôt entendue, que Satan vient et enlève la parole semée dans leurs cœurs.

Pareillement, ceux qui reçoivent la semence en un sol pierreux, ce sont ceux qui, dès qu’ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ;

mais il n’y a pas en eux de racines ; ils sont inconstants : que survienne la tribulation ou la persécution à cause de la parole, ils succombent aussitôt.

Ceux qui reçoivent la semence dans les épines, ce sont ceux qui écoutent la parole ;

mais les sollicitudes du monde, et la séduction des richesses, et les autres convoitises entrant dans leurs cœurs, étouffent la parole, et elle ne porte point de fruit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Timothée, 6, 17.

Enfin ceux où la semence tombe en bonne terre, ce sont ceux qui entendent la parole et la reçoivent, et produisent du fruit, trente, soixante, et cent pour un. »

Il leur dit encore : « Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour la mettre sur le chandelier ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 15 ; Luc, 8, 16 ; 11, 33. ― Sous le boisseau. Voir Matthieu, note 5.25.

Car il n’y a rien de caché qui ne doive être révélé, rien ne se fait en secret qui ne doive venir au jour.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 10, 26 ; Luc, 8, 17.

Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende bien. »

Et il ajouta : « Prenez garde à ce que vous entendez. Selon la mesure avec laquelle vous aurez mesuré, on vous mesurera, et on y ajoutera encore pour vous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 7, 2 ; Luc, 6, 38.

Car on donnera à celui qui a déjà, et à celui qui n’a pas, même ce qu’il a, lui sera ôté. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 13, 12 ; 25, 29 ; Luc, 8, 18 ; 19, 26.

Il dit encore : « Il en est du royaume de Dieu comme d’un homme qui jette en terre de la semence.

Il dort et il se lève, la nuit et le jour, et la semence germe et croît, sans qu’il sache comment.

Car la terre produit d’elle-même du fruit : d’abord de l’herbe, puis un épi, et l’épi ensuite s’emplit de froment.

Et quand le fruit est mûr, aussitôt on y met la faucille, parce que c’est le temps de la moisson. »

Il dit encore : « À quoi comparerons-nous le royaume de Dieu ? ou par quelle parabole le représenterons-nous ?

Il est semblable à un grain de sénevé qui, lorsqu’on le sème en terre, est la plus petite de toutes les semences qu’il y ait sur la terre ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 13, 31 ; Luc, 13, 19. ― Un grain de sénevé ou de moutarde, voir Matthieu, note 13.31.

et lorsqu’on l’a semé, il monte et devient plus grand que toutes les plantes potagères, et il étend si loin ses rameaux, que les oiseaux du ciel peuvent s’abriter sous son ombre. »

Il les enseignait ainsi par diverses paraboles, selon qu’ils étaient capables de l’entendre.

Il ne leur parlait point sans paraboles, mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

Ce jour-là, sur le soir, il leur dit : « Passons à l’autre bord. »

Ayant renvoyé la foule, ils prirent avec eux Jésus, tel qu’il était, dans la barque, et d’autres petites barques l’accompagnaient.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 8, 23 ; Luc, 8, 22.

Alors il s’éleva un tourbillon de vent impétueux qui poussait les flots contre la barque, de sorte que déjà elle s’emplissait d’eau.

Lui cependant était à la poupe, dormant sur le coussin ; ils le réveillèrent et lui dirent : « Maître, n’avez-vous point de souci que nous périssions ? »

Jésus étant réveillé tança le vent, et dit à la mer : « Tais-toi, calme-toi. » Et le vent s’apaisa, et il se fit un grand calme.

Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous effrayés ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Et ils furent saisis d’une grande crainte, et ils se disaient l’un à l’autre : « Qui donc est celui-ci, que le vent et la mer lui obéissent ? »