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Marc 3
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Jésus étant entré une autre fois dans la synagogue, il s’y trouvait un homme qui avait la main desséchée.
Et on l’observait pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat, afin de pouvoir l’accuser.
Jésus dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Tiens-toi là debout au milieu » ;
puis il leur dit : « Est-il permis le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver la vie ou de l’ôter ? » Et ils se taisaient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De sauver une âme, etc. Comparer à Matthieu, 10, 36.
Alors, les regardant avec indignation, et contristé de l’aveuglement de leur cœur, il dit à cet homme : « Étends ta main. » Il l’étendit, et sa main redevint saine.
Les Pharisiens, étant sortis, allèrent aussitôt s’entendre contre lui avec les Hérodiens, pour tâcher de le perdre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 12, 14. ― Les Hérodiens. Voir Matthieu, 22, 16.
Jésus se retira vers la mer avec ses disciples, et une foule nombreuse le suivit de la Galilée, de la Judée,
de Jérusalem, de l’Idumée et d’au delà du Jourdain. Ceux des environs de Tyr et de Sidon, ayant appris les choses qu’il faisait, vinrent aussi à lui en grande foule.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De l’Idumée. L’Idumée tirait son nom d’Edom ou d’Esaü, frère de Jacob, qui s’y était établi. Elle est située au sud de la Palestine. Les Iduméens vaincus par David, recouvrèrent leur liberté sous Joram (voir 4 Rois, 8, 20-22), et furent pendant longtemps les ennemis les plus acharnés des Juifs. Ils furent de nouveau vaincus par Jean Hyrcan. Les Hérodes étaient d’origine iduméenne. ― Tyr, ancienne capitale de la Phénicie, sur la Méditerranée, célèbre par son commerce, était soumise aux Romains du temps de Notre-Seigneur. ― Sidon, capitale primitive de la Phénicie, sur la Méditerranée, au nord de Tyr.
Et il dit à ses disciples de tenir toujours une barque à sa disposition, afin qu’il ne fût pas pressé par la foule.
Car, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient quelque mal se jetaient sur lui pour le toucher.
Les esprits impurs, en le voyant, se prosternaient devant lui et s’écriaient :
« Vous êtes le Fils de Dieu » ; mais il leur défendait avec de grandes menaces de faire connaître qui il était.
Etant monté ensuite sur la montagne, il appela ceux que lui-même voulut ; et ils vinrent à lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 10, 1 ; Luc, 6, 13. ― Sur la montagne ; c’est-à-dire sur la montagne voisine. Nous avons déjà fait observer dans saint Matthieu (voir Matthieu, 5, 1) que c’était là le vrai sens de cette expression. ― Plusieurs commentateurs croient que cette montagne est celle de Koroun-Hattin ou Montagnes des Béatitudes. En voir la description, Matthieu, note 5.1.
Il en établit douze pour les avoir avec lui et pour les envoyer prêcher,
avec le pouvoir de guérir les maladies et de chasser les démons.
À Simon il donna le surnom de Pierre ;
puis il choisit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le surnom de Boanergès, c’est-à-dire, fils du tonnerre ;
André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Thaddée, Simon le Zélé,
et Judas Iscariote, qui le trahit.
Ils revinrent à la maison, et la foule s’y assembla de nouveau, de sorte qu’ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Manger du pain ; c’est-à-dire simplement manger, prendre de la nourriture. Voir Matthieu, 15, 2. ― Ceci se passait probablement à Capharnaüm.
Ce que ses parents ayant appris, ils vinrent pour se saisir de lui, car ils disaient : « Il est hors de sens. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’étaient ceux de ses parents dont saint Jean dit qu’ils ne croyaient pas en lui.
Mais les Scribes, qui étaient venus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé de Béelzébub ; et c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 9, 34 ; 12, 24. ― Béelzébub. Voir Matthieu, 10, 25.
Jésus les appela et leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il chasser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne saurait subsister ;
et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne saurait subsister.
Si donc Satan s’élève contre lui-même, il est divisé, il ne pourra subsister, et sa puissance touche à sa fin.
Nul ne peut entrer dans la maison du fort et enlever ses meubles, si auparavant il ne l’enchaîne ; et alors il pillera sa maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Du fort. Voir Matthieu, note 12.29.
En vérité, je vous le dis, tous les péchés seront remis aux enfants des hommes, même les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 12, 31 ; Luc, 12, 10 ; 1 Jean, 5, 16.
Mais celui qui aura blasphémé contre l’Esprit-Saint n’obtiendra jamais de pardon ; il est coupable d’un péché éternel. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
N’en aura jamais la rémission. Voir Matthieu, note 12.32.
Jésus parla ainsi, parce qu’ils disaient : « Il est possédé d’un esprit impur. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Parce qu’ils disaient ; c’est-à-dire Jésus tint ce discours parce qu’ils disaient. Ce genre d’ellipse est commun dans le style de l’Ecriture.
Sa mère et ses frères étant venus, ils se tinrent dehors et l’envoyèrent appeler.
Or le peuple était assis autour de lui, et on lui dit : « Votre mère et vos frères sont là dehors, qui vous cherchent. »
Commentaire (versets 31 à 32) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 31 à 32 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Voir Matthieu, note, 12.46.
Il répondit : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? »
Puis, promenant ses regards sur ceux qui étaient assis autour de lui : « Voici, dit-il, ma mère et mes frères.
Car quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur et ma mère. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 12, 9 ; Luc, 6, 6.