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Marc 1

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Evangile veut dire : bonne nouvelle. L’évangéliste saint Marc, prêtre en Israël et de race Lévitique se convertit au Seigneur et écrivit son Evangile en Italie (saint Jérôme).

Selon ce qui est écrit dans le prophète Isaïe : « Voilà que j’envoie mon messager devant vous, pour vous frayer le chemin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Saint Marc réunit ici deux prophéties, dont l’une est de Malachie (voir Malachie, 3, 1), et l’autre d’Isaïe (voir Isaïe, 40, 3), parce qu’elles se complètent réciproquement. ― Mon ange, c’est-à-dire mon envoyé, saint Jean-Baptiste. Voir Matthieu, 3, 1.

Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 40, 3 ; Matthieu, 3, 3 ; Luc, 3, 4 ; Jean, 1, 23. ― Dans le désert de Judée. Voir Matthieu, 3, 1.

Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de pénitence pour la rémission des péchés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jean. Voir Matthieu, 3, 1.

Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem venaient à lui, et, confessant leurs péchés, ils recevaient de lui le baptême dans le fleuve du Jourdain.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 3, 5. ― Tout le pays de Judée, la Palestine méridionale, à l’exclusion de la Samarie, de la Galilée et de la Pérée.

Or, Jean était vêtu de poils de chameau ; il avait autour de ses reins une ceinture de cuir, et se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Et il prêchait ainsi :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 3, 4 ; Lévitique, 11, 22. ― Jean était vêtu de poils de chameau, etc. Voir Matthieu, note 3.4.

« Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier, en me baissant, les cordons de sa chaussure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 3, 11 ; Luc, 3, 16 ; Jean, 1, 27. ― De délier, etc. Voir Matthieu, note 3.11. ― Les cordons de sa chaussure. Voir Marc, 6, 9.

Moi, je vous ai baptisés dans l’eau, mais lui vous baptisera dans le Saint-Esprit. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 1, 5 ; 2, 4 ; 11, 16 ; 19, 4.

Or, il arriva en ces jours-là que Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.

Et, comme il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir et l’Esprit-Saint descendre sur lui comme une colombe.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 3, 22 ; Jean, 1, 32.

Et du ciel une voix se fit entendre : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis mes complaisances. »

Et aussitôt L’Esprit poussa Jésus au désert.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 4, 1 ; Luc, 4, 1.

Et il y demeura quarante jours, tenté par Satan ; il était parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après que Jean eut été mis en prison, Jésus vint en Galilée, prêchant l’Évangile du royaume de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 4, 12 ; Luc, 4, 14 ; Jean, 4, 43.

Il disait : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche ; repentez-vous et croyez à l’Évangile. »

Passant le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André son frère qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 4, 18 ; Luc, 5, 2. ― Le long de la mer de Galilée. Voir Matthieu, note 4.18.

Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »

Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

Un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, qui étaient, eux aussi, dans une barque, réparant leurs filets.

Il les appela aussitôt ; et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les mercenaires, ils le suivirent.

Ils se rendirent à Capharnaüm, et dès le premier sabbat, Jésus entrant dans la synagogue, se mit à enseigner.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 4, 13 ; Luc, 4, 31. ― Capharnaüm. Voir Matthieu, note 4.13. ― Dans la synagogue. Voir Matthieu, 4, 23.

Et ils étaient frappés de sa doctrine, car il les enseignait comme ayant autorité, et non comme les Scribes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 7, 28 ; Luc, 4, 32.

Or il se trouva dans leur synagogue un homme possédé d’un esprit impur, qui s’écria :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 4, 33.

« Qu’avons-nous à faire avec vous, Jésus de Nazareth ? Vous êtes venu pour nous perdre ! Je sais qui vous êtes, le Saint de Dieu. »

Mais Jésus, lui parlant avec menace : « Tais-toi, dit-il, et sors de cet homme. »

Et l’esprit impur, l’agitant violemment, sortit de lui en jetant un grand cri.

Tous furent saisis d’étonnement, de sorte qu’ils se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que ceci ? Quelle est cette doctrine nouvelle ? Car il commande en maître, même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce n’est pas que Jésus-Christ enseignât des nouveautés, ni qu’il prêchât au fond une autre loi que celle qu’ils avaient reçue ; mais ils admiraient son autorité et les miracles dont il accompagnait ses discours. Ils étaient surpris de la manière pleine d’empire avec laquelle il commandait aux démons.

Et sa renommée se répandit aussitôt dans tout le pays qui avoisine la Galilée.

En sortant de la synagogue, ils allèrent aussitôt dans la maison de Simon et d’André, avec Jacques et Jean.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 8, 14 ; Luc, 4, 38.

Or, la belle-mère de Simon était au lit, ayant la fièvre ; aussitôt ils parlèrent d’elle à Jésus.

Il s’approcha et la fit lever, en la prenant par la main ; au même instant la fièvre la quitta, et elle se mit à les servir.

Sur le soir, après le coucher du soleil, il lui amenèrent tous les malades et les démoniaques,

et toute la ville se pressait devant la porte.

Il guérit beaucoup de malades affligés de diverses infirmités, et il chassa beaucoup de démons ; mais il ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils le connaissaient.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 4, 41.

Le lendemain, s’étant levé longtemps avant le jour, il sortit, alla dans un lieu solitaire, et il y pria.

Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche ;

et l’ayant trouvé, ils lui dirent : « Tout le monde vous cherche. »

Il leur répondit : « Allons ailleurs dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il prêchait dans leurs synagogues, parcourant la Galilée entière, et chassait les démons.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans toute la Galilée. Voir la note 29 à la fin du volume.

Un lépreux vint à lui, et se jetant à ses genoux, il lui dit d’un ton suppliant : « Si vous voulez, vous pouvez me guérir. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 8, 2 ; Luc, 5, 12. ― Un lépreux. Voir Matthieu, note 8.2. La lèpre étant contagieuse, les lépreux, avant d’être admis dans la société, devaient se présenter au prêtre pour les purifications rituelles et les offrandes à faire et, spécialement, pour le certificat de guérison à obtenir. Jésus ordonne d’observer la loi (voir Lévitique, 14, 4) afin de montrer et d’apprendre aux prêtres que lui-même la respecte, et pour leur faire constater, par eux-mêmes, le miracle. Le but est aussi de dire aux chrétiens que le péché (dont la lèpre est le symbole) doit être manifesté aux prêtres. « Jésus l’envoie au prêtre, selon la loi, pour constater la guérison et pour ne pas donner de prétexte à ses ennemis. » (saint Jean Chrysostome).

Ému de compassion, Jésus étendit la main, et le toucha, en disant : « Je le veux, sois guéri. »

Et dès qu’il eut parlé, la lèpre quitta cet homme, et il fut guéri.

Aussitôt Jésus le renvoya, en lui disant d’un ton sévère :

« Garde-toi d’en parler à personne ; mais va te montrer au prêtre, et offre pour ta guérison ce que Moïse a ordonné pour l’attester au peuple. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 14, 2. ― Montre-toi. Comparer à Lévitique, 14, 4. ― En témoignage pour eux, c’est-à-dire pour que cela leur serve de témoignage et de preuve incontestable de ma puissance et de ma fidélité à faire observer la loi.

Mais cet homme étant parti, se mit à raconter et à publier partout ce qui s’était passé : de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville ; il se tenait dehors, dans des lieux solitaires, et l’on venait à lui de tous côtés.