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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Quelque temps après, Jésus revint à Capharnaüm.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 9, 1. ― Dans Capharnaüm. Voir Matthieu, 4, 13.

Lorsqu’on sut qu’il était dans la maison, il s’y assembla aussitôt un si grand nombre de personnes, qu’elles ne pouvaient trouver place, même aux abords de la porte ; et il leur prêchait la parole.

Alors on lui amena un paralytique porté par quatre hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 5, 18.

Et, comme ils ne pouvaient l’aborder à cause de la foule, ils découvrirent le toit à l’endroit où il était, et par l’ouverture ils descendirent le grabat où gisait le paralytique.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les toits étaient en plate-forme, et l’escalier qui y conduisait se trouvait souvent hors de la maison. ― « Les maisons des villages en Orient sont basses, souvent adossées à des collines. Le toit [formant terrasse] est en terre battue supportée par d’épais branchages [sans parapet.] Dans les maisons aisées, la terrasse est couverte de dalles et entourée d’un parapet. On monte sans aucune peine sur ces toits. Les parents du malade [firent] un trou dans la terrasse de terre pour le faire descendre devant Jésus. » (J.-H. MICHON.) Ils avaient monté le malade sur le toit par l’escalier extérieur que les rabbins appellent « la voie par le toit », afin de la distinguer de celle qu’ils nomment « la voie par la porte » ordinaire de la maison. On pouvait pénétrer ordinairement dans la maison, sans faire le tour par l’escalier extérieur, au moyen d’une porte ou ouverture qui conduisait directement de la terrasse dans les appartements intérieurs, mais cette ouverture n’était pas assez grande pour y faire passer le grabat ou la civière sur laquelle les quatre hommes portaient le paralytique, il fallut enlever une partie de la terrasse. Notre-Seigneur devait se trouver immédiatement au-dessous de la terrasse formant le toit, dans l’appartement que nous avons pris l’habitude d’appeler cénacle (voir Actes des Apôtres, note 1.13) et que les écrivains du Nouveau Testament appellent en grec anagaion ou hyperôon. C’est là que les Orientaux avaient coutume de recevoir leurs hôtes, de prendre leurs repas et de se retirer pendant le jour pour s’isoler, lire ou méditer.

Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Mon fils, tes péchés te sont remis. »

Or il y avait là quelques Scribes assis, qui pensaient dans leur cœur :

« Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Job, 14, 4 ; Isaïe, 43, 25.

Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit qu’ils pensaient ainsi en eux-mêmes, leur dit : « Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos cœurs ?

Lequel est le plus facile de dire au paralytique : Tes péchés te sont remis, ou de lui dire : Lève-toi, prends ton grabat et marche ?

Mais afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre, le pouvoir de remettre les péchés,

je te le commande, dit-il au paralytique : lève-toi, prends ton grabat et va dans ta maison. »

Et à l’instant celui-ci se leva, pris son grabat, et sortit en présence de tous, de sorte que tout le peuple était dans l’admiration et rendait gloire à Dieu, en disant : « Jamais nous n’avons rien vu de semblable. »

Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; et tout le peuple venait à lui, et il les enseignait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Près de la mer de Galilée.

En passant, il vit Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau de péage ; il lui dit : « Suis-moi. » Lévi se leva et le suivit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 9, 9 ; Luc, 5, 27. ― Lévi, fils d’Alphée ; saint Matthieu. Voir l’Introduction à l’Evangile de saint Matthieu.

Il arriva que Jésus étant à table dans la maison de cet homme, plusieurs publicains et gens de mauvaise vie se trouvaient à table avec lui et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.

Les Scribes et les Pharisiens, le voyant manger avec des pécheurs et des publicains, disaient à ses disciples : « D’où vient que votre Maître mange et boit avec des pécheurs et des publicains ? »

Entendant cela, Jésus leur dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades ; je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Timothée 1, 15.

Les disciples de Jean et les Pharisiens avaient coutume de jeûner. Ils vinrent le trouver et lui dirent : « Pourquoi, tandis que les disciples de Jean et ceux des Pharisiens pratiquent le jeûne, vos disciples ne jeûnent-ils pas ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les Pharisiens. Voir Matthieu, note 3.7.

Jésus leur répondit : « Les compagnons de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux ? Aussi longtemps qu’ils ont avec eux l’époux, ils ne peuvent pas jeûner.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les fils des noces, ou de l’époux. Jésus se nomme l’époux comme étant celui qui doit épouser l’Eglise (saint Chrysostome).

Mais les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ces jours-là.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 9, 15 ; Luc, 5, 35.

Personne ne coud une pièce d’étoffe neuve à un vieux vêtement : autrement la pièce neuve emporte un morceau du vieux, et la déchirure devient pire.

Et personne ne met du vin nouveau dans des outres vieilles : autrement, le vin fait rompre les outres et le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais le vin nouveau doit se mettre dans des outres neuves. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De vieilles outres. Voir Matthieu, 9, 17.

Il arriva, un jour de sabbat, que Jésus traversait des champs de blé, et ses disciples, tout en s’avançant, se mirent à cueillir des épis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 12, 1 ; Luc, 6, 1. ― Ses disciples se mirent à cueillir des épis. Voir Matthieu, note 12.1.

Les Pharisiens lui dirent : « Voyez donc ! Pourquoi font-ils, le jour du sabbat, ce qui n’est pas permis ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La loi imposait de ne pas prendre pour un voleur celui qui mangeait, ce qu’il trouvait dans un champ, sans rien emporter ; c’est pourquoi les Apôtres sont accusés de violation du sabbat et non de vol (saint Augustin).

Il leur répondit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David lorsqu’il fut dans le besoin, ayant faim, lui et ceux qui l’accompagnaient :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 21, 6.

comment il entra dans la maison de Dieu, au temps du grand prêtre Abiathar, et mangea les pains de proposition, qu’il n’est permis de manger qu’aux prêtres seuls, et en donna même à ceux qui étaient avec lui ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 24, 9. ― Abiathar. Le premier livre des Rois, 21, verset 2 et suivants, raconte que le fait mentionné ici se passa sous le pontificat d’Achimélech, père d’Abiathar. Nous avons ici peut-être une faute de copistes, ou bien Achimélech s’appelait aussi d’Abiathar.

Il leur dit encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

On doit avoir un plus grand soin de la santé et de la vie de l’homme que de l’observance du sabbat (saint Bède).

c’est pourquoi le Fils de l’homme est maître même du sabbat. »