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Marc 14

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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La Pâque et les Azymes devaient avoir lieu deux jours après ; et les Princes des prêtres et les Scribes cherchaient les moyens de se saisir de Jésus par ruse, afin de le faire mourir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 2 ; Luc, 22, 1. ― La fête de Pâque (voir Matthieu, note, 26.2) s’appelait aussi les Azymes, parce que pendant les sept jours qu’elle durait, les Israélites ne devaient manger que des pains azymes ou non fermentés, en mémoire de la sortie d’Egypte.

« Mais, disaient-ils, que ce ne soit pas pendant la fête, de peur qu’il n’y ait du tumulte parmi le peuple. »

Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase d’albâtre plein d’un parfum de nard pur d’un grand prix ; et ayant brisé le vase, elle répandit le parfum sur sa tête.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 6 ; Jean, 12, 1. ― Le nard a plusieurs épis qui servent à composer un parfum beaucoup plus estimé que celui qui se tire des feuilles de cette plante. ― Béthanie. Voir Matthieu, 21, 17. ― Simon le lépreux. Voir Matthieu, note 26.6. ― Un vase d’albâtre. Voir Matthieu, 26, 7. ― « Ptolémée dit que le nard est une plante odoriférante qui croît principalement à Rangamati, sur les frontières du pays qu’on nomme maintenant le Bootan. Pline en reconnaît douze espèces. Il met en première ligne celui des Indes, puis le syriaque, le gaulois, celui de Crète, etc. Il décrit ainsi le nard indien : « C’est un arbuste à racine épaisse et lourde, mais courte, noire et cassante, quoique onctueuse en même temps. L’odeur ressemble beaucoup à celle du cyperus ; le goût est acre, les feuilles sont petites et viennent en touffes. Les sommités du nard se développent en épis barbus. De là vient que le nard est si fameux pour sa double production, l’épi barbu et la feuille. » Le prix de ce nard était alors de cent deniers la livre (environ 85 francs en 1900). Les autres sortes, qui n’étaient que des herbes, coûtaient beaucoup moins cher et pouvaient s’obtenir pour quelques deniers. Galien et Dioscoride parlent du nard (en grec nardostachys, nard à épis) à peu près dans les mêmes termes. Ce dernier auteur prétend toutefois que le nard connu sous le nom de syrien venait en réalité des Indes et était apporté en Syrie, d’où on l’expédiait sur divers points… Sir William Jones, orientaliste distingué, fit une étude spéciale de cette question ardue, et finit par découvrir que le nard était une espèce de valériane appelée par les Arabes sumbul, ce qui signifie épi barbu, et par les Indous jatamansi ou mèche de cheveux, noms dus tous deux à la forme de la tige qui ressemble à la queue d’une hermine ou d’une belette. Il lui donna donc la dénomination de Valeriana jatamansi, qui été acceptée par tous les botanistes modernes. Le mot nard paraît être dérivé du mot tamoul nar qui désigne une foule de substances odorantes… Le nard des anciens était probablement un nom générique sous lequel ils désignaient les parfums les plus exquis. » (E. RIMMEL.)

Plusieurs de ceux qui étaient là en témoignaient entre eux leur mécontentement : « Pourquoi perdre ainsi ce parfum ?

On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. » Et ils se fâchaient contre elle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les trois cents deniers font environ cent cinquante francs de notre monnaie (en 1900).

Mais Jésus dit : « Laissez-la ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? C’est une bonne action qu’elle a faite à mon égard.

Car vous avez toujours les pauvres avec vous, et toutes les fois que vous voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’avez pas toujours. —

Cette femme a fait ce qu’elle a pu ; elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture.

Je vous le dis, en vérité, partout où sera prêché cet évangile, dans le monde entier, on racontera aussi ce qu’elle a fait, en mémoire d’elle. »

Or, Judas l’Iscariote, l’un des Douze, alla vers les Princes des prêtres pour livrer Jésus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 14.

Après l’avoir entendu, ils furent dans la joie et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour des Azymes, où l’on immolait la Pâque, ses disciples dirent à Jésus : « Où voulez-vous que nous allions vous préparer ce qu’il faut pour manger la Pâque ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 17 ; Luc, 22, 7. ― On immolait la pâque, c’est-à-dire l’agneau pascal qu’on immolait et qu’on mangeait le 14 de nisan (mars-avril), en mémoire de la délivrance de la servitude d’Egypte, selon les rites prescrits par la loi. Voir Exode, 12, vv. 3-20, 27.

Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit : « Allez à la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau, suivez-le.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un homme portant une cruche d’eau. Cet homme devait venir de la fontaine de Siloé. Voir Jean, 9, 11. Aujourd’hui, les Arabes du village de Siloam, au sud de Jérusalem, portent l’eau de Siloé et vont la vendre dans Jérusalem.

Quelque part qu’il entre, dites au propriétaire de la maison : Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?

Et il vous montrera un grand cénacle meublé et tout prêt : faites-nous là les préparatifs. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un grand cénacle, l’anagaion, l’appartement supérieur où l’on recevait les hôtes, etc. Voir Marc, note 2.4. Saint Epiphane, dans son livre Des mesures, raconte que l’empereur Adrien trouva Jérusalem détruite, « à l’exception de quelques maisons et de l’église de Dieu, qui était petite et se trouvait à l’endroit où les Apôtres étaient montés au cénacle : c’est là qu’elle avait été bâtie, dans cette partie de Sion qui avait échappé à la dévastation. » En 1551, l’église du cénacle fut convertie en mosquée et reçut le nom qu’elle porte encore aujourd’hui de Nebi-Daoud ou le prophète David. « D’après la tradition, la maison [où était le cénacle] appartenait à saint Joseph d’Arimathie. Elle avait probablement deux étages divisés chacun en deux parties, comme on l’a toujours vu. La première partie [de l’étage supérieur] est le cénacle ou salle de l’institution de la Sainte Eucharistie, et la seconde la salle du Cénotaphe de David. Aujourd’hui la salle du cénacle a quatorze mètres de long sur neuf de large et elle est en style gothique du XIVe siècle parfaitement caractérisé. Deux colonnes correspondant aux piliers qui supportent l’étage inférieur la divisent dans le sens de sa longueur en deux nefs parallèles. L’étage inférieur est formée de substructions anciennes et divisé en deux salles dont la plus grande est [considérée comme] la salle du lavement des pieds ; c’est une vaste salle dont la voûte est supportée par des piliers dans la direction de l’est à l’ouest. A l’est de cette dernière salle se trouve celle du cénotaphe inférieur de David. » (LIEVIN DE HAMME.)

Ses disciples partirent et allèrent à la ville ; et ils trouvèrent les choses comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils préparèrent la pâque, l’agneau pascal et tous les accessoires prescrits. Voir Exode, 12, 3-20.

Sur le soir, Jésus vint avec les Douze.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 20 ; Luc, 22, 14.

Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus dit : « Je vous le dis en vérité, un de vous me trahira ; celui qui mange avec moi ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 13, 21.

Et ils se mirent à s’attrister et à lui dire l’un après l’autre : « Est-ce moi ? »

Il leur répondit : « C’est un des Douze, qui met avec moi la main dans le plat.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le plat. Voir Matthieu, 26, 23.

Pour le Fils de l’homme, il s’en va, ainsi qu’il est écrit de lui ; mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est trahi ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 40, 10 ; Actes des Apôtres, 1, 16.

Pendant le repas, Jésus prit du pain, et après avoir prononcé une bénédiction, il le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »

Il prit ensuite la coupe, et, ayant rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous.

Commentaire (versets 22 à 23) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 22 à 23 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Voir sur ces deux versets, Matthieu, notes 26.26 à 26.28.

Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour la multitude.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour un grand nombre (pro multis). Comparer à Matthieu, 20, 28.

Je vous le dis, en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. »

Après le chant de l’hymne, ils s’en allèrent au mont des Oliviers.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’hymne dit. Voir Matthieu, 26, 30. ― Ils s’en allèrent au mont des Oliviers. Voir Matthieu, note 21.1.

Alors Jésus leur dit : « Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute, car il est écrit : Je frapperai le pasteur, et les brebis seront dispersées.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 16, 32 ; Zacharie, 13, 7.

Mais, après que je serai ressuscité, je serai à votre tête, en Galilée. »

Pierre lui dit : « Quand vous seriez pour tous une occasion de chute, vous ne le seriez jamais pour moi. »

Jésus lui dit : « Je te le dis, en vérité, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, trois fois tu me renieras. »

Mais Pierre insistait encore plus : « Quand il me faudrait mourir avec vous, je ne vous renierai point. » Et tous dirent de même.

Ils arrivèrent à un domaine appelé Gethsémani, et il dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici pendant que je prierai. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 36 ; Luc, 22, 40. ― Gethsémani. Voir Matthieu, note 26.36.

Et ayant pris avec lui Pierre, Jacques et Jean, il commença à sentir de la frayeur et de l’abattement.

Et il leur dit : « Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici et veillez. »

S’étant un peu avancé, il se jeta contre terre ; et il priait que cette heure, s’il se pouvait, s’éloignât de lui.

Et il disait : « Abba (Père), tout vous est possible, éloignez de moi ce calice ; cependant, non pas ma volonté, mais la vôtre ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Père est mis ici comme explicatif de abba, mot syriaque ― Toutefois, non ma volonté, etc. Voir sur cette traduction, Matthieu, 26, 39.

Il vint ensuite et trouva ses disciples endormis ; et il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pu veiller une heure !

Veillez et priez afin que vous n’entriez point en tentation. L’esprit est prompt, mais la chair est faible. »

Et, s’éloignant de nouveau, il pria, disant les mêmes paroles.

Puis, étant revenu, il les trouva encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis, et ils ne savaient que lui répondre.

Il revint une troisième fois et leur dit : « Dormez, maintenant, et reposez-vous. — C’est assez ! L’heure est venue ; voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dormez maintenant et reposez-vous, etc. Voir pour le sens de ce passage, Matthieu, 26, 45.

Levez-vous, allons ; celui qui me trahit est près d’ici. »

Au même moment, comme il parlait encore, arrive Judas, l’un des Douze, et avec lui une grande troupe armée d’épées et de bâtons, envoyée par les Princes des prêtres, par les Scribes et par les Anciens.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 47 ; Luc, 22, 47 ; Jean, 18, 3.

Le traître leur avait donné ce signe : « Celui que je baiserai, c’est lui, saisissez-le, et emmenez-le sûrement. »

Dès qu’il fut arrivé, s’approchant de Jésus, il dit : « Maître ! « et il le baisa.

Les autres jetèrent les mains sur lui et l’arrêtèrent.

Un de ceux qui étaient là, tirant l’épée, en frappa le serviteur du grand prêtre, et lui enleva l’oreille.

Jésus, prenant la parole, leur dit : « Vous êtes venus comme à un brigand, avec des épées et des bâtons pour me prendre.

Tous les jours j’étais parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas arrêté ; mais c’est afin que les Écritures s’accomplissent. »

Alors tous ses disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 56.

Un jeune homme le suivait, couvert seulement d’un drap ; on se saisit de lui ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’un linceul. Le terme correspondant en grec et en latin signifie aussi un vêtement de toile de lin dont on se sert pour la nuit. C’est une espèce de chemise qui couvre presque entièrement le corps. ― Plusieurs commentateurs croient que le jeune homme dont saint Marc est le seul à parler, était Marc lui-même.

mais il lâcha le drap, et s’enfuit nu de leurs mains.

Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre, où s’assemblèrent tous les Princes des prêtres, les Scribes et les Anciens.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 57 ; Luc, 22, 54 ; Jean, 18, 13.

Pierre le suivit de loin, jusque dans l’intérieur de la cour du grand prêtre, et s’étant assis près du feu avec les serviteurs, il se chauffait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La crainte le retient, l’amour l’attire (saint Jérôme). ― Il était assis près du feu et se chauffait. « C’est encore l’usage en Orient où les nuits sont froides. On allume un feu de branchages ou d’herbes sèches et l’on s’accroupit autour pour causer longuement jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. Alors on s’enveloppe dans son manteau et l’on dort. » (J.-H. MICHON.)

Cependant les Princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient point.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 59. ― Le conseil. Le sanhédrin. Voir Matthieu, note 26.59. Les Grands-Prêtres, selon la loi, il n’y en avait qu’un seul mais comme beaucoup avaient été déposés et remplacés par le gouverneur romain, il y en avait là quelques-uns qui avaient été grands-prêtres (saint Théophile).

Car plusieurs déposèrent faussement contre lui, mais les dépositions ne s’accordaient pas.

Enfin quelques-uns se levant, portèrent contre lui ce faux témoignage :

« Nous l’avons entendu dire : Je détruirai ce temple fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 2, 19. ― Je détruirai ce temple, naos, la maison de Dieu. Voir Matthieu, 21, 12.

Mais sur cela même leurs témoignages ne s’accordaient pas.

Alors le grand prêtre se leva, et venant au milieu, il interrogea Jésus, disant : « Ne réponds-tu rien à ce que ces hommes déposent contre toi ? »

Mais Jésus garda le silence et ne répondit rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau et lui dit : « Es-tu le Christ, le Fils de celui qui est Béni ? »

Jésus lui dit : « Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir environné des nuées du ciel. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 24, 30 ; 26, 64.

Alors le grand prêtre déchira ses vêtements et dit : « Qu’avons-nous donc besoin de témoins ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Déchirant ses vêtements. Il déchire ses vêtements pour montrer que Jésus avait prononcé un blasphème intolérable. Signe, chez les Juifs, d’une grande douleur ou d’une vive indignation. Voir Matthieu, 26, 65.

Vous avez entendu le blasphème ; que vous en semble ? » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.

Et quelques-uns se mirent à cracher sur lui, et, lui voilant le visage, ils le frappaient du poing, en lui disant : « Devine » ; et les valets le souffletaient.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir, pour le mot déchirer, Matthieu, 21, 35.

Pendant que Pierre était en bas, dans la cour, il vint une des servantes du grand prêtre ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 69 ; Luc, 22, 56-57 ; Jean, 18, 17.

et voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarda et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth. »

Mais il le nia, en disant : « Je ne sais, ni ne comprends ce que tu veux dire. » Puis il s’en alla, gagnant le vestibule ; et le coq chanta.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Devant la cour, c’est-à-dire le vestibule : l’entrée du Palais ; on le traversait pour entrer dans la cour.

La servante l’ayant aperçu de nouveau, se mit à dire aux assistants : « Voilà un de ces gens-là. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 71. ― La servante. C’est ainsi que porte le grec ; d’où il paraît que c’est la même servante dont il est parlé au verset 66.

Et il le nia de nouveau. Un peu après, ceux qui étaient là dirent à Pierre : « Tu es certainement des leurs, car tu es Galiléen. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 22, 59 ; Jean, 18, 25. ― Tu es galiléen. Voir Matthieu, 26, 73.

Alors il se mit à faire des imprécations et à dire avec serment : « Je ne connais pas l’homme dont vous parlez. »

Et aussitôt, pour la seconde fois, le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq ait chanté deux fois, trois fois tu me renieras » ; et il se mit à pleurer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 26, 75 ; Jean, 13, 38.