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Marc 15

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Dès le matin, sans retard, les Princes des prêtres tinrent conseil avec les Anciens et les Scribes, et tout le Sanhédrin. Et après avoir lié Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 1 ; Luc, 22, 66 ; Jean, 18, 28. ― Tout le conseil, le sanhédrin. Voir Matthieu, 26, 59. ― A Pilate. Voir Matthieu, 27, 2.

Pilate l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui répondit : « Tu le dis. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 18, 33.

Comme les Princes des prêtres portaient contre lui diverses accusations,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 12 ; Luc, 23, 2.

Pilate l’interrogea de nouveau, disant : « Tu ne réponds rien ? Vois de combien de choses ils t’accusent. »

Mais Jésus ne fit plus aucune réponse, de sorte que Pilate était dans l’étonnement.

Cependant, à chaque fête de Pâque, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A un des jours de la fête ; c’est-à-dire à la fête, pendant la fête de pâque. Comparer à Matthieu, 27, 15 et Jean, 18, 39.

Or, il y avait dans la prison le nommé Barabbas, avec les séditieux ses complices, pour un meurtre qu’ils avaient commis dans la sédition.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Barabbas. Voir Matthieu, 27, 16.

La foule étant montée se mit à réclamer ce qu’il leur accordait toujours.

Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous délivre le roi des Juifs ? »

Car il savait que c’était par envie que les Princes des prêtres l’avaient livré.

Mais les Pontifes excitèrent le peuple, afin d’obtenir qu’il leur relâchât plutôt Barabbas.

Pilate, reprenant la parole, leur dit : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 22 ; Luc, 23, 14.

Ils crièrent de nouveau : « Crucifiez-le ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 18, 40.

Pilate leur dit : « Mais quel mal a-t-il fait ? » Et ils crièrent encore plus fort : « Crucifiez-le ! »

Pilate, voulant satisfaire le peuple, leur délivra Barabbas ; et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Déchiré. Voir sur ce mot, Matthieu, 21, 35.

Les soldats conduisirent Jésus dans l’intérieur de la cour, c’est-à-dire dans le prétoire, et ils convoquèrent toute la cohorte.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 27 ; Jean, 19, 2. ― La cohorte romaine se composait de six cent vingt-cinq hommes. ― Dans la cour du prétoire. Voir Matthieu, note 27.27.

Et l’ayant revêtu de pourpre, ils ceignirent sa tête d’une couronne d’épines qu’ils avaient tressée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils le revêtirent de pourpre. Voir Matthieu, 27, 28. ― Et tressant une couronne d’épines. Voir Matthieu, 27, 29. Ils se moquent de lui comme roi, d’après l’accusation judaïque (saint Bède).

Puis ils se mirent à le saluer : « Salut, roi des Juifs ! »

Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils lui rendaient hommage.

Après s’être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

Un certain Simon, de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, passant par là en revenant des champs, ils le réquisitionnent pour porter la croix de Jésus,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 32 ; Luc, 23, 26. ― Sur la croix et Simon de Cyrène, voir Matthieu, note 27.32. Saint Marc nomme ses deux fils, probablement parce qu’ils devinrent chrétiens. Rufus est sans doute celui que saint Paul nomme, voir Romains, 16, 13, parmi ceux à qui il envoie ses salutations.

qu’ils entraînent au lieu dit Golgotha, ce que l’on interprète : lieu du Crâne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Golgotha, Calvaire. Voir Matthieu, 27, 33. C’est une tradition hébraïque que sur le Golgotha avait eu lieu le sacrifice d’Abraham (saint Jérôme).

Et ils lui donnaient à boire du vin mêlé de myrrhe ; mais il n’en prit pas.

L’ayant crucifié, ils se partagent ses vêtements, tirant au sort ce que chacun en prendrait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 35 ; Luc, 23, 34 ; Jean, 19, 23. ― Et l’ayant crucifié. Voir Matthieu, note 27.35. La tunique seule fut tirée au sort (saint Augustin).

Il était la troisième heure lorsqu’on le crucifia.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La troisième heure ; c’est-à-dire la fin de la troisième heure, ou environ la sixième, comme le dit saint Jean, 19, 14.

L’inscription indiquant la cause de sa condamnation portait : « Le roi des Juifs. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le roi des Juifs. Voir Matthieu, 27, 37.

Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.

Ainsi fut accomplie cette parole de l’Écriture : « Et il a été mis au rang des malfaiteurs. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 53, 12.

Les passants l’insultaient, en branlant la tête et disant : « Ah ! Toi qui détruis le temple et le rebâtis en trois jours,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 2, 19. ― Le temple, en grec naos. Voir Marc, 14, 58.

sauve-toi toi-même, et descends de la croix. »

Les Princes des prêtres aussi, avec les Scribes, le raillaient entre eux, et disaient : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut se sauver lui-même.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils se condamnent eux-mêmes en disant que Jésus a fait des miracles.

Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions. » Ceux même qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

La sixième heure étant arrivée, les ténèbres se répandirent sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La sixième heure venue ; c’est-à-dire midi. La neuvième heure : trois heures de l’après-midi.

Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : « Eloï, Eloï, lama sabacthani. » Ce qui s’interprète : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 46. ― A la neuvième heure ; c’est-à-dire à trois heures de l’après-midi. ― Eloï, Eloï, etc. Ces paroles sont prises de Psaumes, 21, 2. Dieu abandonne le Christ non parce que la divinité se sépara de l’humanité, mais parce qu’il le livra à la douleur.

Quelques-uns de ceux qui étaient là, l’ayant entendu, disaient : « Voyez ! Il appelle Élie. »

Et l’un d’eux courut emplir une éponge de vinaigre, et l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui donna à boire, en disant : « Laissez, voyons si Élie viendra le faire descendre. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Emplit de vinaigre une éponge. Voir Jean, 19, 29-30.

Mais Jésus, ayant jeté un grand cri, expira.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jésus… expira. Voir Matthieu, 27, 50.

Et le voile du sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le voile du Saint des Saints. Voir Matthieu, 27, 51.

Le centurion qui se tenait en face de Jésus, voyant qu’il avait expiré en jetant un tel cri, dit : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le centurion. Voir Matthieu, 8, 5 et 27, 54.

Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre autres Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joseph, et Salomé,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 55. ― Marie-Madeleine. Voir Matthieu, 27, 56. ― Marie de Cléophas, mère de Jacques le Mineur, apôtre, et de Joseph. Voir Matthieu, 27, 56. ― Et Salomé, la mère des fils de Zébédée, c’est-à-dire de saint Jacques le Majeur et de saint Jean l’Evangéliste.

qui le suivaient déjà et le servaient lorsqu’il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées à Jérusalem avec lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 8, 2.

Le soir étant déjà venu, comme c’était la Préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 57 ; Luc, 23, 50 ; Jean, 19, 38. ― Le jour de la préparation, etc. Comparer à Matthieu, 27, 62. Avec le coucher du soleil commençait le repos du sabbat : il fallait se hâter.

arriva Joseph d’Arimathie : c’était un membre du grand conseil fort considéré, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu. Il était allé hardiment auprès de Pilate, demander le corps de Jésus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Joseph d’Arimathie. Voir Matthieu, 27, 57. ― Décurion, en grec bouleutês, membre du sanhédrin. ― Lui demanda le corps de Jésus. Voir Matthieu, 27, 58.

Mais Pilate, surpris qu’il fût mort si tôt, fit venir le centurion, et lui demanda s’il y avait longtemps que Jésus était mort.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pilate s’étonnait qu’il fût mort si tôt. « La mort venait ou de la perte du sang ou de la faim. On cite des crucifiés qui ont vécu deux ou trois jours et pouvaient parler. » (ROHAULT DE FLEURY.) « Quoique Pilate, quand on lui demanda le corps du Sauveur, s’étonnât qu’il fût déjà mort, cette surprise était d’un homme peu sensible et même peu attentif à tout ce que Jésus-Christ avait souffert dans le Prétoire, puisque la seule peine de flagellation et du couronnement d’épines était capable de faire mourir l’homme le plus robuste. Aussi il était si affaibli quand il sortit de la maison de Pilate, que le temps qu’il vécût depuis fut bien plus l’effet d’une vertu divine que d’une force humaine. » (THOMAS DE JESUS.)

Sur le rapport du centurion, il accorda le corps à Joseph.

Alors Joseph, ayant acheté un linceul, descendit Jésus, l’enveloppa du linceul, et le déposa dans un sépulcre, taillé dans le roc ; puis il roula une pierre à l’entrée du sépulcre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le mit dans un sépulcre. Voir Matthieu, 27, 60.

Or Marie-Madeleine, et Marie, mère de Joseph, observaient où on le déposait.