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Ézéchiel 43
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Il me conduisit ensuite à la porte, la porte qui était tournée vers l’orient.
Et voici que la gloire du Dieu d’Israël venait de la direction de l’orient. Sa voix était comme la voix des grandes eaux, et la terre resplendissait de sa gloire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La gloire du Dieu d’Israël, comme la majesté du Seigneur (voir verset 4), c’est la divinité se manifestant d’une manière sensible, comme aux chapitres 1, 8 et 9.
L’aspect de l’image que je vis était comme l’image que j’avais vue lorsque je vins pour détruire la ville, et ce qu’on voyait était comme l’image que j’avais vue près du fleuve Chobar ; et je tombai sur ma face.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ezéchiel, 1, 1.
Et la gloire de Yahweh entra dans la maison par le chemin de la porte dont la façade était dans la direction de l’orient.
Alors l’Esprit m’enleva et me fit entrer dans le parvis intérieur, et voici que la maison était remplie par la gloire de Yahweh.
Et j’entendis qu’on me parlait du dedans de la maison, un homme se tenait debout à côté de moi.
Il me dit : « Fils de l’homme, c’est ici le lieu de mon trône, le lieu où je poserai la plante de mes pieds, où j’habiterai au milieu des enfants d’Israël à jamais. La maison d’Israël, elle et ses rois, ne souilleront plus mon saint nom par leurs prostitutions, par les cadavres de leurs rois et par leurs hauts lieux,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Leurs fornications ; c’est-à-dire, selon le langage des prophètes, leurs idolâtries. ― Les ruines ; mentionnées aussi au verset 9, sont, suivant l’hébreu, des cadavres. Il est certain par l’histoire des rois des Juifs, que leurs sépulcres étaient dans leurs jardins et dans l’étendue de la montagne de Sion, dont le mont Moria, sur lequel le temple était bâti faisait partie.
en mettant leur seuil auprès de mon seuil, et leur poteau auprès de mon poteau, de sorte qu’il n’y avait que le mur entre eux et moi, souillant ainsi mon saint nom par leurs abominations qu’ils commettaient ; et je les ai exterminés dans ma colère.
Maintenant ils éloigneront de moi leurs prostitutions et les cadavres de leurs rois, et j’habiterai au milieu d’eux à jamais.
Toi, fils de l’homme, fais connaître à la maison d’Israël cette maison, afin qu’ils soient confus de leurs péchés, et qu’ils en mesurent le modèle.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’ils soient confondus ; en voyant sa grandeur et sa majesté. ― De leurs iniquités, qui ont été cause de sa destruction.
S’ils sont confus de tout ce qu’ils ont fait, apprends-leur la forme de la maison, son ordonnance, ses issues et ses entrées, ses formes, tous ses règlements, toutes ses formes et toutes ses lois ; mets tout cela sous leurs yeux par écrit, et qu’ils gardent toutes ses formes et tous ses règlements et les mettent en pratique. »
Telle est la loi de la maison : Au sommet de la montagne, son territoire tout à l’entour est saint des saints. Telle est la loi de la maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La loi, etc. ; la règle qu’on doit garder en bâtissant la maison de Dieu sur le haut, etc.
« Voici les mesures de l’autel en coudées, la coudée étant d’une coudée et d’un palme : Le chéneau a une coudée de hauteur et une coudée de largeur, et le rebord qui est sur son pourtour a un empan. Tel est le socle de l’autel.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’autel des holocaustes. ― La coudée très exacte (cubito verissimo) ; c’est-à-dire la coudée qu’on appelle sacrée, par opposition à la coudée commune qui avait un palme de moins que la première.
Du chéneau qui est sur le sol au cadre inférieur il y a deux coudées, et la largeur est d’une coudée ; du petit cadre au grand cadre, il y a quatre coudées, et la largeur est d’une coudée.
Le Harel a quatre coudées, et de l’Ariel en haut s’élèvent les quatre cornes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ariel ; est le nom de la partie supérieure ou du foyer de l’autel. En hébreu il est écrit la première fois haharêl, c’est-à-dire la montagne de Dieu ; mais la seconde fois et dans le verset suivant, hâariel, c’est-à-dire le lion de Dieu. La première dénomination lui viendrait de ce qu’il s’élevait au milieu du parvis des prêtres comme une petite montagne ; et la seconde, de ce que, comme un lion, il dévorait les victimes qu’on offrait chaque jour. ― Quatre cornes. Comparer à Exode, 27, 2 ; 29, 12 ; Lévitique, 4, vv. 7, 18. ― Sa clôture (definitio ejus) ; espèce de parapet tout autour de la fosse, qui pouvait surtout servir à recevoir le sang des victimes et à l’empêcher de se répandre dans le vestibule.
L’Ariel a douze coudées de longueur sur douze coudées de largeur ; il forme un carré parfait.
Le cadre a, de ses quatre côtés, quatorze coudées de long sur quatorze coudées de large, et le rebord qui l’entoure a une demi-coudée ; il a tout autour un chéneau d’une coudée ; ses degrés sont tournés vers l’orient.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ses degrés. Comme la loi mosaïque défendait aux prêtres de monter à l’autel par des degrés, afin que leur nudité ne fût pas à découvert (voir Exode, 20, 26), les interprètes juifs prétendent que, par degrés, il faut entendre ici une montée d’une pente douce. L’historien Josèphe dit d’ailleurs que dans le temple réparé par Hérode on montait à l’autel du côté de midi par une rampe aisée et qui s’élevait doucement jusqu’au haut. Que si l’on conserve la signification rigoureuse de degrés, on peut supposer que ces degrés étaient couverts des deux côtés à une certaine hauteur ; ce qui obviait à l’inconvénient signalé par la loi.
Et il me dit : « Fils de l’homme, ainsi parle le Seigneur Yahweh : Voici les lois de l’autel le jour où il sera construit, afin d’y offrir l’holocauste et d’y faire l’aspersion du sang.
Tu donneras aux prêtres lévites qui sont de la postérité de Sadoc et qui s’approchent de moi, — oracle du Seigneur Yahweh, — pour me servir, un jeune taureau en sacrifice pour le péché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aux prêtres et aux Lévites ; ou mieux selon l’hébreu et les Septante, les prêtres lévites ; c’est-à-dire de la tribu ou de la race de Lévi. Il n’y avait pas de simples lévites dans la famille de Sadoc, qui était une des familles sacerdotales. ― Pour le péché. Comparer à Ezéchiel, 40, 39.
Tu prendras de son sang et tu le mettras sur les quatre cornes de l’autel et sur les quatre angles du cadre, et sur le rebord tout autour, et tu feras l’expiation de l’autel et sa propitiation.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et prenant, etc. Ceci s’adresse non à Ezéchiel, mais au prêtre qui devait consacrer à l’autel. Voir Exode, 29, 16 ; Lévitique, 16, 18.
Tu prendras le taureau qui aura été offert pour le péché et on le brûlera dans le lieu réservé de la maison, en dehors du sanctuaire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et tu emporteras, etc. Comparer à Lévitique, 4, 12 ; 6, 30 ; 16, 27. ― Hors du sanctuaire ; hors de l’enceinte du temple, mais néanmoins sur la montagne où il est bâti.
Le second jour, tu offriras pour le péché un jeune bouc sans défaut, et on fera l’expiation de l’autel comme on l’a faite pour le taureau.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un bouc de chèvres (hircum caprarum) ; c’est-à-dire, selon plusieurs interprètes, un jeune bouc qui tète encore sa mère. C’est dans ce sens que les mêmes interprètes expliquent, dans les versets suivants, un veau, un bélier pris d’un troupeau. Mais l’expression bouc de chèvres, en particulier, employée dans Daniel (voir Daniel, 8, vv. 5, 8, 21), ne saurait justifier cette interprétation. Pour nous, il nous semble qu’une pareille locution est la même que fils d’un homme, fils d’hommes, qui signifie simplement homme, hommes. ― Pour le péché ; sacrifice offert en expiation des péchés.
Quand tu auras achevé de faire l’expiation, tu offriras un jeune taureau sans défaut et un bélier du troupeau sans défaut.
Tu les présenteras devant Yahweh ; les prêtres jetteront sur eux du sel et les offriront en holocauste à Yahweh.
Pendant sept jours tu offriras en sacrifice un bouc pour le péché, chaque jour ; on offrira aussi un taureau et un bélier du troupeau sans défaut.
Pendant sept jours on fera la propitiation de l’autel, on le purifiera et on le consacrera.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le consacreront ; littéralement, empliront sa main ; formule usitée pour la consécration des prêtres, parce qu’on mettait dans leurs mains soit les victimes qui devaient être offertes en sacrifice, soit les instruments sacrés de leur ministère.
Les sept jours achevés, le huitième jour et dorénavant, les prêtres offriront sur l’autel vos holocaustes et vos sacrifices pacifiques, et je vous serai favorable, — oracle du Seigneur Yahweh. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les hosties, etc. ; c’est-à-dire les hosties pacifiques qu’on offrait à Dieu pour le louer, pour le reconnaître comme souverain Seigneur ; en actions de grâces, par pure dévotion, pour satisfaire à un vœu. Voir Lévitique, 3, 12 ; 7, 12 ; 19, 5.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il ; c’est-à-dire l’Ange. Voir Ezéchiel, 40, 3.