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Proverbes 5
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Crédits
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Mon fils, sois attentif à ma sagesse, et prête l’oreille à mon intelligence,
afin que tu conserves la réflexion, et que tes lèvres gardent la science.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Discipline. Voir, pour le sens de ce mot, qui est reproduit dans ce chapitre, Proverbes, 1, 2.
Car les lèvres de l’étrangère distillent le miel, et son palais est plus doux que l’huile.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le miel est très commun en Palestine, c’est la terre où coule le miel, comme le dit l’Ecriture, voir Exode, 3, 8. Les abeilles y sont très nombreuses, même dans les parties désertes, où elles déposent leur miel dans les fentes des rochers et dans le creux des arbres. De là la fréquence de la comparaison du miel.
Mais à la fin elle est amère comme l’absinthe, aiguë comme un glaive à deux tranchants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme l’absinthe ; l’amertume proverbiale de cette plante est opposée au miel du verset 3. L’absinthe est commune en Palestine, on la trouve en particulier en abondance dans les environs de Bethléem. Elle a environ un mètre de hauteur, est vivace et pousse sans culture dans les terrains secs et un peu chauds. Les Orientaux en faisaient grand usage, malgré son amertume et quoiqu’ils semblent l’avoir considéré comme un poison.
Ses pieds descendent vers la mort, ses pas vont droit au schéol.
Elle ne considère pas le chemin de la vie, ses pas s’en vont incertains elle ne sait où.
Et maintenant, mes fils, écoutez-moi, et ne vous écartez pas des paroles de ma bouche.
Eloigne d’auprès d’elle ton chemin, ne t’approche pas de la porte de sa maison,
de peur que tu ne livres à d’autres la fleur de ta jeunesse, et tes années au tyran cruel ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A un cruel (crudeli). Le mot cruel étant au masculin en hébreu, et ne pouvant par là même se rapporter à la femme adultère, nous avons supposés qu’il désignait le mari, ou un frère, ou un parent quelconque, naturellement intéressé à venger le déshonneur fait à sa famille. C’est ainsi que Siméon et Lévi vengèrent, par un massacre, le viol commis par Sichem sur la personne de Dina, leur sœur (voir Genèse, chapitre 34).
de peur que des étrangers ne se rassasient de tes biens, et que le fruit de ton travail ne passe dans la maison d’autrui ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De tes biens; littéralement de tes forces (viribus) ; mais outre que le mot hébreu rendu dans la Vulgate par forces, signifie également les biens de la fortune, le parallélisme exige ce sens.
de peur que tu ne gémisses à la fin, quand ta chair et ton corps seront consumés,
et que tu ne dises : Comment donc ai-je pu haïr la correction, et comment mon cœur a-t-il dédaigné la réprimande ?
Comment ai-je pu ne pas écouter la voix de mes maîtres, ne pas prêter l’oreille à ceux qui m’instruisaient ?
J’ai failli en venir au comble du malheur, au milieu du peuple et de l’assemblée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au milieu, etc.; c’est-à-dire devant tout le peuple.
Bois l’eau de ta citerne, les ruisseaux qui sortent de ton puits.
Que tes sources se répandent au dehors, que tes ruisseaux coulent sur les places publiques !
Qu’ils soient pour toi seul, et non pour des étrangers avec toi !
Que ta source soit bénie, et mets ta joie dans la femme de ta jeunesse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ta source ; c’est le sens de l’hébreu et du grec, Vulgate, littéralement veine (vena). ― La femme de ta jeunesse ; que tu as épousée dans ta jeunesse. Comparer à Proverbes, 2, 17.
Biche charmante, gracieuse gazelle, — que ses charmes t’enivrent en tout temps, sois toujours épris de son amour !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une biche ou une gazelle. « Dans tout l’Orient, la gazelle, à cause de sa timidité, de la douceur de son regard et de l’élégance de ses mouvements et de ses formes, est le symbole de la beauté. » (Mgr MISLIN.)
Pourquoi, mon fils, t’éprendrais-tu d’une étrangère, et embrasserais-tu le sein d’une inconnue ?
Car devant les yeux de Yahweh sont les voies de l’homme, il considère tous ses sentiers.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Job, 14, 16 ; 31, 4 ; 34, 21.
Le méchant est pris dans ses propres iniquités, il est saisi par les liens de son péché.
Il mourra faute de correction, il sera trompé par l’excès de sa folie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il n’a pas eu de discipline. Voir Proverbes, 1, 2.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tout le chapitre 5 est une exhortation à la chasteté.