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Proverbes 20

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 31 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Le vin est moqueur, les boissons fermentées tumultueuses ; quiconque s’y adonne n’est pas sage.

Semblable au rugissement du lion est la terreur qu’inspire le roi ; celui qui l’irrite pèche contre lui-même.

C’est une gloire pour l’homme de s’abstenir des querelles, mais tout insensé s’abandonne à la colère.

À cause du mauvais temps, le paresseux ne laboure pas ; à la moisson, il cherchera, et il n’y aura rien.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A cause du froid, etc. Dans la Palestine, les semailles se font en novembre et en décembre, mois pendant lesquels soufflent ordinairement les vents du nord.

La pensée dans le cœur de l’homme est une eau profonde, mais l’homme intelligent y puisera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme une eau, etc. Le cœur de l’homme dans ses desseins est aussi impénétrable qu’une eau profonde ; mais le sage qui a la connaissance des hommes lit jusqu’au fond du cœur humain, en sonde les abîmes et en découvre ce qu’il a de plus secret.

Beaucoup d’hommes vantent leur bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ?

Le juste marche dans son intégrité ; heureux ses enfants après lui !

Le roi, assis sur le trône de la justice, dissipe tout mal par son regard.

Qui dira : « J’ai purifié mon cœur, je suis net de mon péché ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 8, 46 ; 2 Paralipomènes, 6, 36 ; Ecclésiaste, 7, 21 ; 1 Jean, 1, 8.

Poids et poids, épha et épha, sont l’un et l’autre en horreur à Yahweh.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 11, 1. ― Un poids et un poids, etc. ; c’est-à-dire divers poids et diverses mesures. Dieu défend dans sa loi d’avoir divers poids et diverses mesures. Voir Deutéronome, 25, 13-16.

L’enfant montre déjà par ses actions si ses œuvres seront pures et droites.

L’oreille qui entend et l’œil qui voit, c’est Yahweh qui les a faits l’un et l’autre.

N’aime pas le sommeil, pour ne pas devenir pauvre ; ouvre les yeux, et rassasie-toi de pain.

Mauvais ! Mauvais ! dit l’acheteur, et, en s’en allant, il se félicite.

Il y a de l’or et beaucoup de perles, mais les lèvres sages sont un vase précieux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Savantes ; littéralement et par hébraïsme, de la science.

Prends son vêtement, car il a répondu pour autrui ; exige de lui des gages à cause des étrangers.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 27, 13.

Le pain de fourberie est doux à l’homme, mais à la fin sa bouche est remplie de gravier.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un pain de mensonge ; un faux pain, un pain qui paraît bon, mais qui est réellement mauvais.

Les projets s’affermissent par le conseil ; conduis la guerre avec prudence.

Celui qui s’en va médisant dévoile les secrets ; évite avec soin celui qui a les lèvres toujours ouvertes.

Si quelqu’un maudit son père et sa mère, sa lampe s’éteindra au sein des ténèbres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 21, 17 ; Lévitique, 20, 9 ; Matthieu, 15, 4.

Un héritage hâté à l’origine ne sera pas béni à la fin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’héritage, etc. Le sage veut dire qu’il est moralement impossible qu’on acquière légitimement de grands biens en un moment. Comparer à Proverbes, 13, 11.

Ne dis pas : « Je rendrai le mal ; » espère en Yahweh, et il te délivrera.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 12, 17 ; 1 Thessaloniciens, 5, 15 ; 1 Pierre, 3, 9.

Poids et poids sont en horreur à Yahweh, et la balance fausse n’est pas une chose bonne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est une abomination, etc. Voir le verset 10.

C’est Yahweh qui dirige les pas de l’homme ; et l’homme peut-il comprendre sa voie ?

C’est un piège pour l’homme de dire à la légère : « Cela est sacré ! » et de ne réfléchir qu’après le vœu fait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dévorer les saints ; les attaquer, les persécuter. Dieu prend la défense des saints, ses amis persécutés, en faisant périr leurs persécuteurs : témoin Pharaon, Antiochus Epiphane, etc.

Un roi sage dissipe les méchants, et fait passer sur eux la roue.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Courbe sur eux un arc de triomphe ; c’est la traduction littérale de la Vulgate : Incurvat super eos fornicem ; texte que l’on explique ainsi : Il les fait passer sous l’arc de son triomphe. L’hébreu dit : Et il ramena sur eux une roue ; et les Septante : Et il jettera (ou passera sur eux une roue.) Après avoir vaincu les Ammonites, David fit passer sur eux des chariots armés de fer (voir 2 Rois, 12, 31). L’Ecriture fait assez souvent allusion à ce genre de supplice. On faisait passer sur le corps des condamnés des chariots avec des roues armées de fer, roues très basses et très lourdes et qui en faisaient des espèces de traineaux propres à battre le grain.

L’âme de l’homme est une lampe de Yahweh ; elle pénètre jusqu’au fond des entrailles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le souffle ; c’est-à-dire l’esprit. ― Une lampe du Seigneur ; allumée par le Seigneur lui-même. ― Découvre, etc. Nul, selon saint Paul, ne sait ce qui est au-dedans de l’homme, que l’esprit de l’homme qui est en lui (voir 1 Corinthiens, 2, 11). ― Corps ; littéralement ventre ; c’est la partie pour le tout : figure de rhétorique assez usitée dans le style biblique.

La bonté et la fidélité gardent le roi, et il affermit son trône par la bonté.

La force est la parure des jeunes gens, et les cheveux blancs sont l’ornement des vieillards.

La meurtrissure qui déchire la chair guérit le mal ; de même les coups qui atteignent au fond des entrailles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La lividité, etc. Le sens de ce passage est que les méchants ne se guérissent ou ne se corrigent que par des châtiments corporels qui se font sentir. ― Corps ; littéralement ventre. Voir le verset 27.