Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Proverbes 1
Écouter Proverbes en entier
Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 31 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
Proverbes de Salomon, fils de David, roi d’Israël :
pour connaître la sagesse et l’instruction ; pour comprendre les discours sensés ;
pour acquérir une instruction éclairée, la justice, l’équité et la droiture ;
pour donner aux simples le discernement, au jeune homme la connaissance et la réflexion.
Que le sage écoute, et il gagnera en savoir ; l’homme intelligent connaîtra les conseils prudents,
il comprendra les proverbes et les sens mystérieux, les maximes des sages et leurs énigmes.
La crainte de Yahweh est le commencement de la sagesse ; les insensés méprisent la sagesse et l’instruction. .
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 110, 10 ; Ecclésiastique, 1, 16. ― Les insensés (stulli) ; sous ce nom, l’Ecriture désigne assez souvent les méchants, les impies. ― La crainte du Seigneur est le principe de la sagesse. « Dans cette parole d’or, dit Umbreit, la philosophie de l’Orient se sépare nettement de l’Occident. Le sage [juif] parvient par la religion à la sagesse, tandis que le sage de l’Occident cherche à arriver par la sagesse à la religion. On peut expliquer ainsi ces paroles : L’homme religieux peut seul devenir véritablement sage. »
Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et ne rejette pas l’enseignement de ta mère ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ici commence une subdivision qui embrasse la fin de ce chapitre et les chapitres 2 et 3 entiers. Elle contient une exhortation générale à s’adonner à la poursuite de la sagesse, et elle se termine par des détails divers. Cette première subdivision, comme les suivantes, est indiquée par les mots, Ecoute, mon fils, ou expressions analogues, voir Proverbes, 4, 1 ; 6, 20.
car c’est une couronne de grâce pour ta tête, et une parure pour ton cou.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un agrément (gratia) ; un ornement, une couronne. ― Les Orientaux comparent souvent les paroles des sages à des perles et à des ornements de prix, parce qu’elles ornent l’homme moral comme une parure.
Mon fils, si des pécheurs veulent te séduire, ne donne pas ton acquiescement.
S’ils disent : « Viens avec nous, dressons des embûches pour répandre le sang, tendons sans raison des pièges à l’innocent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au sang ; c’est-à-dire pour verser le sang. Comparer au verset 16.
Engloutissons-les tout vifs, comme fait le schéol, tout entiers, comme ceux qui descendent dans la fosse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la fosse ; dans le tombeau. ― Comme l’enfer, le scheôl, le lieu où étaient les âmes des morts.
Nous trouverons toutes sortes de biens précieux, nous remplirons de butin nos maisons ;
tu tireras ta part au sort avec nous, il n’y aura qu’une bourse pour nous tous. » —
Mon fils, ne va pas avec eux sur le chemin, détourne ton pied de leur sentier ;
car leurs pieds courent au mal, ils se hâtent pour répandre le sang.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 59, 7.
C’est vainement qu’on jette le filet devant les yeux de tout ce qui a des ailes ;
eux, c’est contre leur propre sang qu’ils dressent des embûches ; c’est à leur âme qu’ils tendent des pièges.
Commentaire (versets 17 à 18) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 17 à 18 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
De même que l’oiseleur tend inutilement son filet sous les yeux des oiseaux, parce que, lorsque les oiseaux le voient tendre, ils l’évitent, de même aussi les pécheurs manqueront leur but ; bien plus, ils tomberont eux-mêmes dans les pièges qu’ils tendent aux autres.
Telles sont les voies de tout homme âpre au gain ; le gain cause la perte de ceux qui le détiennent.
La sagesse crie dans les rues, elle élève sa voix sur les places.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans les places publiques. On peut voir ici une allusion à la coutume orientale de mettre les préceptes de morale en vers, que des chanteurs ou des orateurs chantent ou déclament dans les rues et sur les places publiques.
Elle prêche dans des carrefours bruyants ; à l’entrée des portes, dans la ville, elle dit ses paroles :
« Jusques à quand, simples, aimerez-vous la simplicité ? Jusques à quand les railleurs se plairont-ils à la raillerie, et les insensés haïront-ils la science ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Très petits. Voir le verset 4. ― Les insensés. Voir le verset 7. ― Salomon énumère trois classes de gens qui repoussent la sagesse : les enfants ou les simples, les insensés ou les esprits légers et frivoles et les imprudents ou les sots. Voir la parabole de la semence, Matthieu, 13, verset 3 et suivants.
Retournez-vous pour entendre ma réprimande ; voici que je répandrai sur vous mon esprit, je vous ferai connaître mes paroles.
« Puisque j’appelle et que vous résistez, que j’étends ma main et que personne n’y prend garde,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 65, 12 ; 66, 4 ; Jérémie, 7, 13.
puisque vous négligez tous mes conseils et que vous ne voulez pas de ma réprimande,
moi aussi je rirai de votre malheur, je me moquerai quand viendra sur vous l’épouvante,
quand l’épouvante viendra sur vous comme une tempête, que le malheur fondra sur vous comme un tourbillon, que viendront sur vous la détresse et l’angoisse.
« Alors ils m’appelleront, et je ne répondrai pas ; ils me chercheront, et ils ne me trouveront pas.
Parce qu’ils ont haï la science, et qu’ils n’ont pas désiré la crainte de Yahweh,
parce qu’ils n’ont pas voulu de mes conseils, et qu’ils ont dédaigné toutes mes réprimandes,
ils mangeront du fruit de leur voie, et ils se rassasieront de leurs propres conseils.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils seront rassasiés, etc. ; c’est-à-dire ils recevront la récompense pleine et entière de leurs desseins, de leurs projets.
Car l’égarement des simples les tue, et la sécurité des insensés les perd.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’égarement ; littéralement l’éloignement (aversio) de la droite voie, de la sagesse, de la vertu. C’est le même sens en hébreu. Jérémie se sert plusieurs fois de ce mot pour exprimer l’éloignement de Dieu (voir Jérémie, 2, 12 (?) ; 3, 22 ; 5, 6 ; 14, 7). ― Tout petits. Voir le verset 4.
Mais celui qui m’écoute reposera avec sécurité, il vivra tranquille, sans craindre le malheur. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La crainte, etc. ; sans avoir à craindre aucun mal.
Commentaire (versets 1 à 6) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 1 à 6 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Préface des livres des Proverbes. Salomon a un double but : celui d’apprendre la sagesse à ceux qui ne la connaissent pas encore et celui d’en donner une connaissance plus parfaite à ceux qui la connaissent déjà.