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Proverbes 4
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Écoutez, mes fils, l’instruction d’un père, et soyez attentifs, pour apprendre l’intelligence ;
car je vous donne une bonne doctrine : n’abandonnez pas mon enseignement.
Moi aussi j’ai été un fils pour mon père, un fils tendre et unique auprès de ma mère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Chéri (tenellus) ; le grec porte obéissant, docile. ― Comme ; particule qui se sous-entend très souvent dans le style biblique, et qui est évidemment sous-entendue ici, puisque Salomon eut trois frères (voir 1 Paralipomènes, 3, 5) ; à moins qu’on ne prenne fils unique dans le sens de fils chéri, le bien-aimé, comme l’ont fait les Septante. On sait, d’ailleurs, que les écrivains grecs et latins désignaient quelquefois par bien-aimés les fils uniques ou premiers-nés.
Il m’instruisait et il me disait : « Que ton cœur retienne mes paroles, observe mes préceptes, et tu vivras.
Acquiers la sagesse, acquiers l’intelligence ; n’oublie pas les paroles de ma bouche, et ne t’en détourne pas.
Ne l’abandonne pas, et elle te gardera ; aime-la, et elle te conservera.
Voici le commencement de la sagesse : acquiers la sagesse ; au prix de tout ce que tu possèdes, acquiers l’intelligence.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un principe de sagesse, etc. ; c’est-à-dire c’est déjà être sage, que de chercher la sagesse, que de travailler pour l’obtenir. ― Par tout ce que tu possèdes ; c’est-à-dire emploie, si c’est nécessaire, tout ce que tu possèdes pour acquérir la prudence.
Tiens-la en haute estime, et elle t’exaltera ; elle fera ta gloire, si tu l’embrasses.
Elle mettra sur ta tête une couronne de grâce, elle t’ornera d’un magnifique diadème. »
Écoute, mon fils, et reçois mes paroles, et les années de ta vie se multiplieront.
Je t’enseigne la voie de la sagesse, je te conduis dans les sentiers de la droiture.
Si tu marches, tes pas ne seront point à l’étroit, et si tu cours, tu ne trébucheras pas.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La vie de l’homme est souvent comparée dans l’Ecriture à une marche ou à un voyage, parce que nous n’avons pas ici de demeure permanente et que notre véritable patrie est ailleurs, voir Genèse, 47, 9 ; Psaumes, 39, 14-15. Les pas resserrés indiquent les embarras qui surviennent à l’homme dans le cours de la vie. La course est la prompte exécution de ce que nous avons à faire pour remplir le but de la vie ; la pierre d’achoppement ou la chute est l’issue malheureuse d’une affaire, l’échec d’un plan ou d’une entreprise. Celui qui possède la sagesse n’a pas de difficultés dans l’exécution de ses plans, il peut les mener promptement à bonne fin, sans courir aucun danger de manquer son but.
Retiens l’instruction, ne l’abandonne pas ; garde-la, car elle est ta vie.
N’entre pas dans le sentier des méchants, et ne marche pas dans la voie des hommes mauvais.
Évite-la, n’y passe point, détourne-t’en et passe.
Car ils ne dorment pas, s’ils ne font le mal ; leur sommeil s’enfuit s’ils ne font tomber personne.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le sommeil, etc. ; les méchants ne prennent pas de sommeil, ils ne se livrent pas au sommeil.
Car ils mangent le pain du crime, ils boivent le vin de la violence.
Le sentier des justes est comme la brillante lumière du matin, dont l’éclat va croissant jusqu’à ce que paraisse le jour.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
S’avance et croît en éclat jusqu’au plein midi. Notre-Seigneur a souvent comparé aussi la vie du juste à la lumière et celle du pécheur aux ténèbres, voir Jean, 11, 9-10, etc.
La voie des méchants est comme les ténèbres ; ils n’aperçoivent pas ce qui les fera tomber.
Mon fils, sois attentif à mes paroles, prête l’oreille à mes discours.
Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux, garde-les au milieu de ton cœur.
Car ils sont vie pour ceux qui les trouvent, santé pour tout leur corps.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Toute chair, dans le langage de l’Ecriture, signifie tous les hommes.
Garde ton cœur avant toute chose, car de lui jaillissent les sources de la vie.
Écarte de ta bouche les paroles tortueuses, et éloigne de tes lèvres la fausseté.
Que tes yeux regardent en face, et que tes paupières se dirigent devant toi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Que tes yeux, etc.; c’est-à-dire regarde droit devant toi, sans porter inconsidérément tes yeux de côté et d’autre. ― Que tes paupières, etc. ; c’est la même pensée que la précédente, mais exprimée en des termes différents.
Fais à tes pieds un chemin uni, et que toutes tes voies soient droites.
N’incline ni à droite ni à gauche, et détourne ton pied du mal.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ici finit l’exhortation du père à ses fils.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La discipline. Voir Proverbes, 1, 2.