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Proverbes 29

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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L’homme digne de reproches et qui raidit le cou sera brisé subitement et sans remède.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cou roide ; inflexible, qui ne peut supporter le joug, indomptable. Ainsi, mépriser avec un cou roide, veut dire mépriser en se révoltant.

Quand les justes se multiplient, le peuple est dans la joie ; quand le méchant exerce le pouvoir, le peuple gémit.

L’homme qui aime la sagesse réjouit son père, mais celui qui fréquente les courtisanes dissipe son bien.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Luc, 15, 13.

Un roi affermit le pays par la justice ; mais celui qui est avide de présents le ruine.

L’homme qui flatte son prochain tend un filet sous ses pieds.

Dans le péché de l’homme méchant il y a un piège, mais le juste est dans la jubilation et la joie.

Le juste connaît la cause des pauvres, mais le méchant ne comprend pas la science.

Les railleurs soufflent le feu dans la ville, mais les sages apaisent la colère.

Si un sage conteste avec un insensé, qu’il se fâche ou qu’il rie, il n’y aura pas de paix.

Les hommes de sang haïssent l’homme intègre, mais les hommes droits protègent sa vie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hommes de sang ; littéralement de sangs (sanguinum). Voir Psaumes, 5, 7. ― Cherchant son âme. L’expression chercher l’âme de quelqu’un signifie, le plus ordinairement, en vouloir à la vie de quelqu’un, chercher à tuer quelqu’un ; mais ici, comme dans Psaumes, 141, 5, elle veut dire, au contraire, chercher à conserver la vie.

L’insensé fait éclater toute sa passion, mais le sage la calme et la retient.

Quand le prince écoute les paroles mensongères, tous ses serviteurs sont des méchants.

Le pauvre et l’oppresseur se rencontrent ; c’est Yahweh qui éclaire les yeux de l’un et de l’autre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Proverbes, 22, 2.

Un roi qui juge fidèlement les pauvres aura son trône affermi pour toujours.

La verge et la correction donnent la sagesse, mais l’enfant abandonné à son caprice fait honte à sa mère.

Quand les méchants se multiplient, le crime se multiplie, mais les justes contempleront leur chute.

Corrige ton fils, et il te donnera du repos, et il procurera des délices à ton âme.

Quand il n’y a plus de vision, le peuple est sans frein ; heureux qui observe la loi !

Ce n’est pas par des paroles qu’on corrige un esclave ; quand même il comprend, il n’obéit pas.

Si tu vois un homme prompt à parler, il y a plus à espérer d’un insensé que de lui.

Si quelqu’un traite mollement son esclave dès l’enfance, celui-ci finit par se croire un fils.

Un homme colère excite des querelles, et l’homme violent tombe dans beaucoup de péchés.

L’orgueil d’un homme le conduit à l’humiliation, mais l’humble d’esprit obtient la gloire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Job, 22, 29. ― L’humiliation, etc. ; sentence souvent répétée, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament.

Celui qui partage avec un voleur hait son âme ; il entend la malédiction et ne dit rien.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hait son âme ; c’est-à-dire sa vie, puisqu’il s’expose à la perdre. Suivant la loi mosaïque, le complice d’un voleur était conduit devant le juge, qui l’adjurait par le Dieu vivant de déclarer l’auteur du vol ; s’il ne le faisait pas, il méritait par cela même, la peine de mort. Comparer à Lévitique, 5, 1.

La crainte des hommes porte avec elle un piège, mais celui qui se confie en Yahweh est mis en sûreté.

Beaucoup de gens recherchent la faveur du prince, mais c’est de Yahweh que vient à chacun la justice.

L’homme inique est en abomination aux justes, et celui dont la voie est droite est en abomination aux méchants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le fils… perdition. Ce passage, qui manque ici dans le grec et dans l’hébreu, se trouve après le verset 22 du chapitre 24, où il est conçu en ces termes : Fils conservant parole ou discours (logon), hors de perdition sera. Or, par le mot parole, les uns entendent les promesses du fils, et les autres, la loi, les ordonnances du Seigneur.