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Proverbes 21
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Le cœur du roi est un cours d’eau dans la main de Yahweh, il l’incline partout où il veut.
Toutes les voies de l’homme sont droites à ses yeux ; mais celui qui pèse les cœurs, c’est Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 16, 2.
Pratiquer la justice et l’équité, est aux yeux de Yahweh préférable aux sacrifices.
Des regards hautains et un cœur superbe : flambeau des méchants, ce n’est que péché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’exaltation des yeux ; c’est-à-dire le regard altier, hautain. ― La dilatation ; l’enflure, l’orgueil.
Les projets de l’homme diligent ne vont qu’à l’abondance ; mais quiconque précipite ses démarches n’arrive qu’à la disette.
Des trésors acquis par une langue mensongère : vanité fugitive d’hommes qui courent à la mort.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sans cœur (excors). Voir Proverbes, 7, 7.
La violence des méchants les égare, parce qu’ils n’ont pas voulu pratiquer la justice.
La voie du criminel est tortueuse, mais l’innocent agit avec droiture.
Mieux vaut habiter à l’angle d’un toit, que de rester avec une femme querelleuse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 25, 24. ― D’un toit (domatis). Le toit des maisons chez les Hébreux était en plate-forme. Le sens du verset est qu’il vaut mieux demeurer sur le haut de la maison, exposé aux injures de l’air, que de vivre avec une femme querelleuse, et habiter dans la même maison. Comparer à Proverbes, 19, 13 ; 27, 15.
L’âme du méchant désire le mal ; son ami ne trouve pas grâce à ses yeux.
Quand on châtie le méchant, le simple devient sage, et quand on instruit le sage, il devient plus sage.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le simple (parvulus). Voir, pour l’explication de ce mot, Proverbes, 1, 4.
Le juste considère la maison du méchant ; Dieu précipite les méchants dans le malheur.
Celui qui ferme l’oreille au cri du pauvre criera lui-même sans qu’on lui réponde.
Un don fait en secret apaise la colère, un présent tiré du pli du manteau calme la fureur violente.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Glissé dans le sein. Voir Proverbes, 17, 23.
C’est une joie pour le juste de pratiquer la justice, mais l’épouvante est pour ceux qui font le mal.
L’homme qui s’écarte du sentier de la prudence reposera dans l’assemblée des morts.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans l’assemblée, etc. ; c’est-à-dire dans l’enfer avec ces anciens géants, qui se sont rendus si fameux par leurs violences et leurs crimes. Voir Proverbes, 9, 18, où nous avons cité plusieurs autres écrivains sacrés, qui ont parlé de la même manière de ces géants.
Celui qui aime la joie sera indigent ; celui qui aime le vin et l’huile parfumée ne s’enrichit pas.
Le méchant sert de rançon pour le juste, et le perfide pour les hommes droits.
Mieux vaut habiter dans une terre déserte qu’avec une femme querelleuse et colère.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 25, 24.
De précieux trésors, de l’huile sont dans la maison du sage ; mais un homme insensé les engloutit.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Trésor ; ce mot ne désigne, pour l’ordinaire, chez les Hébreux, que des amas de provisions et des fruits de la terre. ― Mais l’homme, etc. Tandis que le juste administre ses biens avec une sage économie, l’imprudent prodigue les siens. ― Les dissipera ; littéralement le (illud) au neutre. En hébreu, le pronom, qui se rapporte à plusieurs noms antécédents, peut ne concorder qu’avec le dernier ; ce qui a lieu ici. C’est pour cela que la Vulgate, qui se conforme assez ordinairement aux idiotismes de la langue sainte, a mis le singulier, qui est dans le texte original. Seulement, comme le dernier antécédent, huile (oleum), est en latin du genre neutre (genre qui manque en hébreu), elle a employé illud au lieu du pluriel les (illa), qui représenterait grammaticalement les deux antécédents trésor et huile.
Celui qui poursuit la justice et la miséricorde trouvera la vie, la justice et la gloire.
Le sage prend d’assaut une ville de héros, et il renverse le rempart où elle mettait sa confiance.
Celui qui garde sa bouche et sa langue garde son âme des angoisses.
On appelle moqueur l’homme hautain, enflé d’orgueil, qui agit avec un excès d’arrogance.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Est appelé ; c’est-à-dire est regardé, est considéré, ou simplement, en vertu d’un hébraïsme est.
Les désirs du paresseux le tuent, parce que ses mains refusent de travailler.
Tout le jour il désire avec ardeur, mais le juste donne sans relâche.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il souhaite et il désire ; dans le style biblique, la réunion de synonymes a pour but de donner de l’énergie à l’expression. Ainsi le sens est : souhaiter avec la plus grande ardeur.
Le sacrifice des méchants est abominable, surtout quand ils l’offrent avec des pensées criminelles !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 15, 8 ; Ecclésiastique, 34, 21. ― Elles sont offertes, etc. ; c’est-à-dire que ces hosties sont des choses injustement acquises, le fruit des rapines des impies qui les offrent en sacrifice.
Le témoin menteur périra, mais l’homme qui écoute pourra parler toujours.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’homme obéissant ; à Dieu, à la loi, à sa raison, etc. ― Parlera victoire ; c’est-à-dire victorieusement, sera victorieux dans ses paroles.
Le méchant prend un air effronté, mais l’homme droit dirige sa voie.
Il n’y a ni sagesse, ni prudence, ni conseil en face de Yahweh.
On équipe le cheval pour le jour du combat, mais de Yahweh dépend la victoire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le cheval, etc. Les Hébreux et les Orientaux en général ne se servaient du cheval que pour la guerre. Le bœuf était destiné à labourer et à conduire les chariots ordinaires ; l’âne et le chameau portaient les charges et les fardeaux ; on s’en servait même pour la monture dans les voyages. ― Victoire ; littéralement salut, délivrance ; mot qui, en hébreu, se prend pour une victoire remportée par un secours extraordinaire de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme sont, etc. De même qu’un jardinier réduit les divers courants des eaux pour les faire couler où il veut, dans les jardins, de même le Seigneur conduit le cœur du roi et en dispose selon sa volonté.