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1 Machabées 16

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Jean monta de Gazara et vint annoncer à son père ce que faisait Cendébée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jean, surnommé Hyrcan, qui devait succéder à son père Simon comme prince et grand prêtre des Juifs (135-105), était probablement le frère cadet de Juda, voir le verset 2, mais le plus brave et le plus habile des fils de Simon.

Simon appela ses deux fils aînés, Judas et Jean, et leur dit : « Mes frères et moi, et la maison de mon père, avons combattu les ennemis d’Israël depuis notre jeunesse jusqu’à ce jour, et nous avons souvent réussi par nos mains à sauver Israël.

Maintenant je suis devenu vieux, et vous, par la grâce divine, vous avez assez d’années ; prenez ma place et celle de mon frère ; allez combattre pour notre nation, et que le secours du ciel soit avec vous ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De mes frères ; le grec porte, de mon frère, probablement Jonathas, qui avait été tué dans le temps qu’ils gouvernaient ensemble.

Puis il choisit dans le pays vingt mille combattants et des cavaliers, qui se mirent en marche contre Cendébée ; ils campèrent la nuit à Modin.

S’étant levés le matin, ils s’avancèrent vers la plaine, et voici qu’une nombreuse armée de fantassins et de cavaliers vint à leur rencontre ; le lit d’un torrent les séparait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Un fleuve rapide, un gros torrent d’hiver.

Jean avec ses hommes établit son camp en face d’eux. S’apercevant que ses troupes tremblaient de traverser le torrent, il le franchit le premier ; ce qu’ayant vu, ses guerriers le passèrent après lui.

Il partagea son armée en deux corps, rangeant les cavaliers entre les fantassins ; or la cavalerie des ennemis était fort nombreuse.

Ils firent retentir les trompettes, et Cendébée fut mis en fuite avec son armée ; beaucoup tombèrent frappés à mort, et le reste chercha un refuge dans la forteresse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La forteresse de Gédor, qu’il avait fait fortifier, selon l’ordre d’Antiochus (voir 1 Machabées, 15, 39-40).

Alors Judas, frère de jean, fut blessé ; mais Jean poursuivit les fuyards jusqu’à ce qu’il arriva à Gédor, que Cendébée avait fortifié.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cédron ne peut être autre que Gédor. Comparer à 1 Machabées, 15, 39.

Les vaincus s’enfuirent jusqu’aux tours qui sont dans les champs d’Azot, et il livra la ville au feu. Deux mille d’entre eux périrent, et Jean retourna en paix dans la Judée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Azot. Voir plus haut, 1 Machabées, 5, 68.

Ptolémée, fils d’Abobus, avait été établi gouverneur militaire de la plaine de Jéricho ; il possédait beaucoup d’or et d’argent,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ptolémée, fils d’Adobi, ne nous est connu que par le récit de ce chapitre. Son nom grec semble indiquer des tendances hellénisantes dans sa famille.

car il était gendre du grand prêtre.

Son cœur s’enorgueillit ; il aspira à se rendre maître du pays, et il méditait des desseins perfides contre Simon et ses fils, pour les perdre.

Or Simon, qui inspectait les villes de Judée, s’occupant avec sollicitude de leur bien-être, descendit à Jéricho, lui, Mathathias son fils, et Judas, l’an cent soixante-dix-sept, au onzième mois ; c’est le mois de Sabat.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’année cent soixante dix-septième du règne des Grecs, et la cent trente-quatrième avant Jésus-Christ. ― Sabath, en hébreu Schebat, onzième mois de l’année sacrée et cinquième de l’année civile. Il commençait à la nouvelle lune de janvier, selon les rabbins ; mais c’était plus probablement à celle de février.

Le fils d’Abobus les reçut par ruse dans une petite forteresse, nommée Doch, qu’il avait fait construire ; il leur prépara un grand festin et y tint des hommes cachés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Doch ; l’historien Josèphe l’appelle Dagon, et la place au-dessus de Jéricho.

Lorsque Simon fut ivre, ainsi que ses fils, Ptolémée se leva avec ses hommes, et, saisissant leurs armes, ils se précipitèrent sur Simon, dans la salle du festin, et le massacrèrent avec ses deux fils et quelques serviteurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Eut fait bonne chère. Dans le langage des Hébreux et des Hellénistes, le mot rendu dans la Vulgate par inebriari, signifie aussi boire autant que la soif et la nécessité le demandent, ou simplement faire bonne chère ; sens que les interprètes lui donnent généralement ici.

Il commit ainsi une grande trahison et rendit le mal pour le bien.

Aussitôt Ptolémée écrivit au roi pour l’informer de l’événement, et lui demander d’envoyer des troupes à son aide, afin qu’il lui livrât le pays et les villes des Juifs.

Il dépêcha d’autres émissaires à Gazara pour tuer Jean, et expédia des lettres aux généraux, les convoquant près de lui, pour leur donner de l’argent, de l’or et des présents.

Il en envoya d’autres encore pour occuper Jérusalem et la montagne du temple.

Mais un messager, ayant pris les devants, vint annoncer à Jean, dans Gazara, le meurtre de son père et de ses frères, et il ajouta ; « Il a aussi envoyé des assassins pour te tuer ».

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le tuer ; littéralement, te tuer. Cette sorte de changement subit de personne qui n’est pas rare dans le style biblique, a pour but de donner de la force à l’idée qu’on exprime.

À cette nouvelle, Jean fut tout bouleversé ; il se saisit des hommes qui venaient pour le tuer et il les fit mourir ; car il reconnut qu’ils avaient l’intention de le tuer.

Le reste de l’histoire de Jean, de ses guerres, des exploits qu’il accomplit, des murailles qu’il fit construire et de toutes ses actions,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Forcé par les exigences de notre langue de nous écarter de la littéralité dans ce verset, nous croyons cependant l’avoir fait aussi peu que possible.

voici que tout cela est écrit dans les Annales de sa souveraine sacrificature, à partir du jour où il devint grand prêtre après son père.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le livre des jours, les annales.