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2 Machabées 1
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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À leurs frères, aux Juifs qui sont en Égypte, salut ! Les Juifs, leurs frères, qui sont à Jérusalem et dans le pays de Juda souhaitent une heureuse paix !
Que Dieu vous fasse du bien et qu’il se souvienne de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, ses fidèles serviteurs !
Qu’il vous donne à tous un cœur pour l’adorer et accomplir ses volontés de grand cœur et de bon gré !
Qu’il ouvre votre cœur à sa loi et à ses préceptes, et qu’il y fasse la paix !
Qu’il exauce vos prières et se réconcilie avec vous, et qu’il ne vous délaisse pas au temps du malheur !
Et maintenant, nous sommes ici priant pour vous.
Sous le règne de Démétrius, en l’an cent soixante-neuf, nous, les Juifs, vous avions écrit, alors que nous étions dans la plus extrême détresse, survenue pendant ces années, depuis que Jason et ses partisans eurent trahi la cause de la terre sainte et du royaume.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’année cent soixante-neuvième du règne de Grecs, la cent quarante-deuxième avant Jésus-Christ. ? Démétrius II Nicator. Voir 1 Machabées, 10, 67. ? Jason. Voir plus loin, 2 Machabées, 4, 7.
On avait brûlé la porte du temple et répandu le sang innocent. Alors nous avons prié le Seigneur, et nous avons été exaucés ; nous avons offert le sacrifice et la fleur de farine ; nous avons allumé les lampes et exposé les pains.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils brûlèrent, etc. Voir 1 Machabées, 1, verset 39 et suivants ; 6, verset 49 et suivants. ? Nous offrîmes, etc. Comparer à 1 Machabées, 4, verset 56 et suivants.
Maintenant nous vous écrivons encore pour que vous célébriez les jours de la fête des Tabernacles du mois de Casleu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La scénopégie, voir 1 Machabées, 10, 21. Comparer à 2 Machabées, 10, verset 6 et suivants. ? Casleu. Voir 1 Machabées, 1, 57.
En l’année cent quatre-vingt-huit. Ceux de Jérusalem et de la Judée, le Sénat et Judas, à Aristobule, conseiller du roi Ptolémée, de la famille des prêtres consacrés, et aux Juifs qui sont en Égypte, salut et prospérité !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’année cent quatre-vingt-huitième ; la cent vingt-troisième avant Jésus-Christ. ? Judas, eu égard au temps, ne saurait être Judas Machabées, mais ce pourrait être Judas l’Essénien, prophète célèbre dont parle Josèphe (Antiq., livre XIII, chapitre XIX). ? Salut (salutem), etc. Voir 1 Machabées, 10, 18. ? Aristobule, précepteur du roi Ptolémée VI Philométor (181-246 inversé ?), est le philosophe péripatéticien de ce nom qui dédia à Ptolémée VI son exposition allégorique du Pentateuque.
Sauvés par Dieu de grands périls, nous lui rendons de grandes actions de grâces, nous qui sommes prêts à combattre contre le roi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Contre un tel roi : Antiochus Sidètes, selon la plupart des interprètes, ou Antiochus Epiphane suivant quelques-uns. ? Ou plutôt Antiochus III le Grand (222-187) qui, d’après le récit des auteurs profanes, périt massacré par les habitants d’une ville de Perse dont il voulait piller le temple. Les Romains, après l’avoir complètement battu à Magnésie, lui avaient imposé un lourd tribut qu’il était hors d’état de payer. Voir 1 Machabées, 8, 6-7.
Car Dieu même a rejeté ceux qui s’étaient rangés en bataille contre la ville sainte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De Perse. Les Juifs, du temps de l’auteur de ce livre, comprenaient sous le nom de Perse, tout le pays situé au-delà de l’Euphrate. ? Le mot de Perse ne se lit pas dans le texte grec ; il se trouve seulement au verset 13.
En effet, le chef ennemi s’étant rendu en Perse à la tête d’une armée qui paraissait invincible, ils furent frappés dans le sanctuaire de Nanée, grâce à la ruse des prêtres de Nanée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Nanée, déesse des Perses, la Diane des Grecs.
Antiochus vint en ce lieu avec ses amis sous prétexte d’épouser la déesse, dans le but de s’emparer des trésors à titre de dot.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Avec ses amis. Voir 1 Machabées, 2, 18.
Les prêtres de Nanée les exposèrent, et lui-même entra avec un petit nombre de ses gens dans l’enceinte sacrée.
Dès qu’Antiochus fut entré, ils fermèrent le temple et, ayant ouvert la porte secrète du plafond, ils lancèrent des pierres, assommèrent le chef et ceux qui étaient avec lui, les coupèrent en morceaux et jetèrent leurs têtes à ceux qui étaient dehors.
Que notre Dieu soit béni en toutes choses, lui qui a livré à la mort les impies !
Devant donc célébrer au vingt-cinquième jour du mois de Casleu la purification du temple, nous avons cru nécessaire de vous en informer, afin que vous aussi, vous célébriez les jours de la fête des Tabernacles, et celui du feu qui s’alluma lorsque Néhémie, après avoir reconstruit le temple et l’autel, offrit des sacrifices.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Devant donc, etc. Voir le verset 9. ? Le jour du feu, etc., c’est-à-dire, la fête de la découverte du feu sacré au temps de Néhémie.
Car, lorsque nos pères furent emmenés en Perse, les prêtres pieux de ce temps-là, ayant pris du feu de l’autel, le cachèrent en secret dans le creux d’un puits desséché, et ils l’y mirent si bien en sûreté, que ce lieu demeura ignoré de tous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En Perse, c’est-à-dire, en Chaldée. Voir le verset 12. ? D’après une tradition, le puits profond serait le puits appelé aujourd’hui Bir Eyoub, ou puis de Job, à l’endroit où la vallée d’Hinnom se joint avec la vallée du Cédron.
Après beaucoup d’années écoulées, lorsque tel fut le bon plaisir de Dieu, Néhémie, renvoyé en Judée par le roi de Perse, fit rechercher le feu par les descendants des prêtres qui l’avaient caché ; mais, comme ils nous racontèrent qu’ils n’avaient pas trouvé de feu, mais une eau épaisse,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il plut (placuit) est précédé de et ; mais cette particule est ici purement pléonastique ; elle ne sert qu’à marquer l’apodose. Bien qu’elle ne puisse s’exprimer en français, elle a le sens de alors, dans ce cas, ce cas supposé.? Néhémie fut envoyé par le roi de Perse Artaxerxès Longuemain. Voir l’Introduction au second livre d’Esdras.
il leur dit d’en puiser, et de lui en apporter ; puis, quand on eut mis sur l’autel les choses nécessaires au sacrifice, Néhémie ordonna aux prêtres d’asperger de cette eau le bois et ce qui était dessus.
Cet ordre ayant été exécuté, et le moment étant venu où le soleil, jusque-là couvert de nuages, resplendit, un grand brasier s’alluma, en sorte que tous furent dans l’admiration.
Pendant que se consumaient les victimes, les prêtres firent une prière, et avec eux tous les assistants ; ce fut Jonathan qui commença, et les autres unirent leurs voix à la sienne,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jonathas (Jonathan), grand prêtre du temps de Néhémie, voir 2 Esdras, 12, 11.
ainsi que Néhémie. Cette prière était ainsi conçue : « Seigneur, Seigneur, Dieu, créateur de toutes choses, terrible et fort, juste et compatissant, qui êtes seul roi et bon,
seul libéral et seul juste, tout-puissant et éternel, qui délivrez Israël de tout mal, qui avez fait de nos pères vos élus et les avez sanctifiés,
recevez ce sacrifice pour tout votre peuple d’Israël ; gardez votre héritage et sanctifiez-le.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Votre portion, votre héritage, votre peuple Israël.
Rassemblez ceux d’entre nous qui sont dispersés, délivrez ceux qui sont esclaves parmi les nations, jetez un regard favorable sur ceux qui sont méprisés et en abomination, afin que les nations sachent que vous êtes notre Dieu.
Châtiez ceux qui nous oppriment et qui nous outragent avec insolence.
Implantez votre peuple dans votre lieu saint, comme l’a dit Moïse. » —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Machabées, 2, 18. ? Comme a dit Moïse. Voir Deutéronome, 30, verset 3 et suivants.
En outre, les prêtres chantaient les hymnes.
Quand le sacrifice fut consommé, Néhémie fit répandre le reste de l’eau sur de grandes pierres.
Cela fait, une flamme s’y alluma et le liquide, ayant reçu les rayons lumineux qui partaient de l’autel, fut consumé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il s’y alluma, sur les pierres arrosées d’eau (voir verset 31).
Le bruit de cet événement s’étant répandu, on informa le roi des Perses que, à l’endroit où les prêtres emmenés captifs avaient caché le feu sacré, l’eau avait été trouvée, et que Néhémie et ses gens avaient sanctifié par elle les sacrifices.
Alors le roi fit enclore ce lieu et le rendit sacré, certifiant ainsi l’événement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au lieu de fît bâtir en ce même lieu un temple, le grec porte : il rendit ce lieu saint, sacré, inviolable.
Et à ceux qui étaient l’objet de sa bienveillance, il distribuait des présents nombreux et variés.
Or, les compagnons de Néhémie appelèrent ce lieu NEPHTHAR, c’est-à-dire purification, mais la plupart le nomment NEPHTHAÏ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Néphi est probablement une corruption de Nephthar ; le grec lit Nephtaeï. Le mot Nephthar paraît être lui-même une corruption de Nechphar, dérivé du verbe hébreu câphar, dont on trouve (voir Deutéronome, 21, 8), la forme niccaphêr, pour nithcaphêr, qui signifie il a été expié.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De ses serviteurs fidèles étant au génitif (servorum suorum fidelium), représente nécessairement le complément du verbe qu’il se souvienne (meminerit) ; voilà pourquoi dans notre traduction nous avons répété ce verbe.