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1 Machabées 11
Après cela le roi d’Egypte assembla une armée qui était comme le sable du rivage de la mer, et un grand nombre de vaisseaux ; et il cherchait à se rendre maître par surprise du royaume d’Alexandre, et à l’ajouter à son royaume.
Il marcha d’abord comme ami dans la Syrie ; et les habitants des villes lui ouvraient les portes, et venaient au-devant de lui, selon l’ordre qu’Alexandre leur avait donné, parce que le roi d’Égypte était son beau-père.
Mais aussitôt que Ptolémée était entré dans une ville, il y mettait garnison de ses gens.
Lorsqu’il fut venu près d’Azot, on lui montra le temple de Dagon qui avait été brûlé, les ruines de la ville d’Azot, plusieurs corps qui étaient encore sur la terre, et tous les autres qui avaient été tués dans la guerre, et qu’on avait amassés dans des sépultures communes le long du chemin.
Et ils dirent au roi que c’était Jonathas qui avait fait tous ces maux, voulant ainsi le rendre odieux dans son esprit ; mais le roi ne répondit rien.
Jonathas vint ensuite avec grand éclat trouver le roi à Joppé ; ils se saluèrent, et passèrent la nuit en ce lieu.
Et Jonathas ayant accompagné le roi jusqu’au fleuve qu’on nomme Éleuthère, revint à Jérusalem.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Eleuthère. Les uns mettent ce fleuve entre Tyr et Sidon, les autres avec beaucoup plus de probabilité au-delà du Liban, au nord de cette montagne.
Le roi Ptolémée se rendit ainsi maître des villes jusqu’à Séleucie qui est au bord de la mer, et il avait de mauvais desseins contre Alexandre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Séleucie près de la mer, ainsi surnommée, pour la distinguer des huit autres villes de ce nom bâties ou restaurées par Séleucus Ier Nicator. Elle était située à quarante stades, ou sept à huit kilomètres au nord de l’embouchure de l’Oronte, à vingt-deux kilomètres environ d’Antioche. On l’appelait aussi Piéria, parce qu’elle s’élevait au pied du mont Piérius.
Il envoya des ambassadeurs à Démétrius, pour lui dire de sa part : Venez, afin que nous fassions alliance ensemble ; et je vous donnerai ma fille qu’Alexandre a épousée, et vous rentrerez dans le royaume de votre père ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ma fille Cléopâtre. Voir plus haut, 1 Machabées, 10, 57.
Car je me repens de lui avoir donné ma fille en mariage, parce qu’il a cherché les moyens de me tuer.
Il l’accusait de la sorte, par le désir qu’il avait de lui enlever son royaume.
Et enfin lui ayant ôté sa fille, il la donna à Démétrius, et s’éloigna tout à fait d’Alexandre ; et alors son inimitié se manifesta publiquement.
Ptolémée entra ensuite dans Antioche, et se mit sur la tête deux diadèmes, celui d’Égypte et celui d’Asie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
D’Asie. Voir plus haut, 1 Machabées, 8, 6.
Le roi Alexandre était pour lors en Cilicie, parce que ceux de cette province s’étaient révoltés contre lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En ces lieux, dans les provinces de Syrie. ― En Cilicie. Nous avons vu, voir 1 Machabées, 10, 67, que c’est là qu’avait débarqué Démétrius II, pour disputer la couronne à Alexandre Balas.
Ayant donc appris ces choses, il marcha avec ses troupes pour le combattre, et le roi Ptolémée fit marcher aussi ses gens, et vint au-devant de lui avec une puissante armée, et le défit.
Alexandre s’enfuit en Arabie. pour y trouver quelque protection ; et le roi Ptolémée fut élevé en grande gloire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En Arabie, qui s’étend à l’est et au sud de la Palestine, jusqu’à la mer Rouge.
Mais Zabdiel, prince des Arabes, fit couper la tête à Alexandre, et l’envoya à Ptolémée.
Trois jours après le roi Ptolémée mourut ; et ses gens qui étaient dans les forteresses furent tués par ceux du camp.
Commentaire (versets 17 à 18) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 17 à 18 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Alexandre Balas s’était enfui avec cinquante des siens, parmi lesquels, au rapport de Diodore de Sicile, étaient deux de ses officiers, qui achetèrent par sa mort les bonnes grâces de Démétrius II. Le fils d’Alexandre, le jeune Antiochus était déjà en Arabie. Voir 1 Machabées, 11, 39. Les officiers qui déterminèrent Zabdiel à faire périr Alexandre, portèrent sans doute eux-mêmes sa tête à Ptolémée, qui détestait son ancien gendre. Ptolémée, d’après les récits des auteurs profanes, avait été grièvement blessé à la tête dans le combat. Il mourut de sa blessure trois jours après. Les soldats que Ptolémée avait placés dans les forteresses des places fortes furent alors massacrés par ceux qui habitaient ces places.
Démétrius rentra donc dans son royaume en la cent soixante-septième année.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Démétrius, délivré de ses compétiteurs, resta maître du trône en 146 ou 145 avant Jésus-Christ.
En ce même temps Jonathas assembla ceux qui étaient dans la Judée, pour prendre la forteresse de Jérusalem ; et ils dressèrent plusieurs machines de guerre pour la forcer.
Mais quelques méchants qui haïssaient leur nation allèrent trouver le roi Démétrius, et lui rapportèrent que Jonathas assiégeait la forteresse.
Démétrius l’ayant su, entra en colère ; il vint aussitôt à Ptolémaïde, et il écrivit à Jonathas de ne point assiéger la forteresse, mais de le venir trouver promptement pour conférer avec lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A Ptolémaïde. Voir plus haut, 1 Machabées, 5, 15.
Jonathas ayant reçu cette lettre, commanda qu’on continuât le siége ; et il choisit quelques-uns des anciens du peuple et des prêtres, et il alla avec eux s’exposer au péril.
Il prit avec lui quantité d’or et d’argent, de riches vêtements, et beaucoup d’autres présents, et se rendit près du roi à Ptolémaïde, et il trouva grâce devant lui.
Quelques hommes perdus de sa nation formèrent encore des plaintes et des accusations contre lui.
Mais le roi le traita comme l’avaient traité les princes ses prédécesseurs, et l’éleva en grand honneur à la vue de ses amis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ses amis. Voir plus haut, 1 Machabées, 2, 18.
Il le confirma dans la souveraine sacrificature, et dans toutes les autres marques d’honneur qu’il avait eues auparavant, et le fit le premier de tous ses amis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le premier de ses amis. Voir plus haut, 1 Machabées, 2, 18.
Jonathas supplia le roi de donner la franchise et l’immunité à la Judée, aux trois toparchies, à Samarie, et à tout son territoire ; et il lui promit trois cents talents.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aux trois toparchies. Voir verset 34 et 1 Machabées, 10, 30. ― Trois cents talents. L’écrivain sacré ne dit pas si c’étaient des talents d’argent ou d’or. Chez les Hébreux, le talent d’argent valait environ 4414 francs, 50 centimes, et le talent d’or, environ 6366 francs (en 1900).
Le roi y consentit ; et il fit expédier des lettres-patentes à Jonathas, touchant toutes ces affaires, qui étaient conçues en ces termes :
Le Roi Démétrius, à son frère Jonathas, et à la nation des Juifs, salut.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Salut (salutem). Voir 1 Machabées, 10, 18.
Nous vous avons envoyé une copie de la lettre que nous avons écrite à Lasthène, notre père, touchant ce qui vous regarde, afin que vous en fussiez informés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Lasthène, Crétois qui contribua à mettre Démétrius sur le trône de ses pères, en lui fournissant les troupes avec lesquelles il passa en Cilicie et de là en Syrie. Comparer à 1 Machabées, 10, 67. ― Notre parent, c’est-à-dire notre ami. Voir 1 Machabées, 10, 89.
Le Roi Démétrius, à Lasthène, son père, salut.
Nous avons résolu de faire du bien à la nation des Juifs, qui sont nos amis, et qui nous conservent la fidélité qu’ils nous doivent, à cause de la bonne volonté qu’ils ont pour nous.
Nous avons donc ordonné que les trois villes Lyda, Ramatha et Aphœrema, qui sont annexées à la Judée du territoire dé Samarie, avec toutes leurs appartenances, soient destinées pour les prêtres de Jérusalem, au lieu des impositions que le roi en retirait chaque année, et de ce qui lui revenait des fruits de la terre et des arbres.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les trois cités. La Vulgate ne porte que Lyda et Ramatha ; mais les Septante ajoutent Aphéréma. Voir 1 Machabées, 10, 30. ― Seront destinées, etc. Comparer à 1 Machabées, 10, vv. 30, 38, 42.
Nous leur remettons aussi, dès à présent, les autres choses qui nous appartenaient, comme les dîmes et les tributs ; et de même les impôts des salines, et les couronnes qu’on nous apportait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les places des salines (areas salinarum) ; selon le grec, les lacs ou les étangs du sel. Comparer pour ce verset à 1 Machabées, 10, 29.
Nous leur donnons toutes ces choses ; et cette concession demeurera ferme dès maintenant, et pour toujours.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aucun temps (omne tempus). Voir 1 Machabées, 10, 30.
Ayez donc soin de faire faire une copie de cette ordonnance, et qu’elle soit donnée à Jonathas, et qu’on l’expose sur la montagne sainte, en un lieu où elle soit vue de tout le monde.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sur la montagne sainte, le mont Moria où était le temple, en un lieu bien connu, où elle fût très visible. L’ordonnance avait probablement été gravée sur une tablette d’airain, comme à 1 Machabées, 8, 22.
Le roi Démétrius voyant que tout son royaume était paisible, et que rien ne lui résistait, congédia toute son armée, et renvoya chacun en sa maison, excepté les troupes étrangères qu’il avait levées des peuples des îles ; et ceci lui attira la haine de toutes les troupes qui avaient servi ses pères.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des îles des nations, des îles de la Méditerranée. La plupart de ses soldats étrangers étaient Crétois, mais il y en avait aussi de Rhodes, de Chypre et des îles de l’Archipel. ― Toutes les troupes de ses pères, Séleucus IV Philopator et Démétrius Ier, ou ses prédécesseurs en général.
Alors Tryphon, qui avait été auparavant du parti d’Alexandre, voyant que tous les gens murmuraient contre Démétrius, alla trouver Émalchuel, roi des Arabes, qui nourrissait auprès de lui Antiochus, fils d’Alexandre ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un certain Tryphon. Son vrai nom était Diodote ; il était connu sous le surnom de Tryphon ou le Dissolu. Né à Casiana, place forte des environs d’Apamée en Syrie, et élevé à Apamée, il devint un des officiers d’Alexandre Balas. Rempli d’ambition, il résolut de mettre à profit le mécontentement des anciens soldats contre Démétrius II pour jouer un grand rôle. Il alla chercher le fils d’Alexandre, celui dont il devait faire Antiochus VI Dionysos, en Arabie où il était élevé. Le gardien de l’enfant, Emachuel (peut-être le fils de Zabdiel, voir verset 17), refusa longtemps de le donner à Tryphon, sans doute parce qu’il avait pénétré les secrets desseins de cet ambitieux. C’est pendant que Tryphon était en Arabie qu’éclata à Antioche contre Démétrius II la révolte que le ce roi parvint à réprimer grâce à la fidélité des Juifs, verset 41 à 53. Tryphon parvint enfin à son but. Il emmena avec lui le jeune Antiochus, et il le fit proclamer roi (145). Toutes les troupes qu’avait licenciées Démétrius II se groupèrent autour d’Antiochus VI et battirent leur ancien roi, qui fut réduit à s’enfuir. Tryphon prit ainsi possession d’Antioche. Jonathas se déclara aussi pour lui, mais Tryphon ne tint pas dans la suite les promesses qu’il lui avait faites et le fit même périr traîtreusement, voir 1 Machabées, 12, verset 39 et suivants ; 13, verset 12 et suivants. Il fit aussi assassiner son pupille Antiochus VI, alors âgé de dix ans, après un règne nominal de trois ans et demi environ, et s’empara de sa couronne (142). Il continua à être en guerre avec Démétrius II. Quand celui-ci fut tombé entre les mains des Parthes, son successeur, Antiochus VII Sidètes, en 139-138, continua à combattre Tryphon. Il le poursuivit à Dora en Phénicie, à Ptolémaïde, à Orthosiade et enfin à Apamée où il l’assiégea et où Tryphon trouva la mort, en 138.
Et il le pressa longtemps afin qu’il lui donnât ce jeune prince, pour le faire régner en la place de son père : il lui rapporta tout ce que Démétrius avait fait, et la haine que les gens de guerre avaient conçue contre lui ; et il demeura longtemps en ce lieu.
Cependant Jonathas envoya vers Démétrius, pour le prier de chasser ceux qui étaient en garnison dans la forteresse de Jérusalem, et dans les autres forteresses, parce qu’ils faisaient beaucoup de maux à Israël.
Démétrius envoya dire à Jonathas : Non seulement je ferai pour vous, et pour votre nation, ce que vous me demandez, mais je vous élèverai en gloire, vous et votre peuple, aussitôt que le temps me le permettra.
Vous ferez donc maintenant une action de justice de m’envoyer de vos gens pour me secourir, parce que toute mon armée m’a abandonné.
Alors Jonathas envoya à Antioche trois mille hommes très-vaillants qui vinrent trouver le roi ; et le roi reçut une grande joie de leur arrivée.
En ce même temps il s’assembla, des habitants de la ville, six-vingt mille hommes qui voulaient tuer le roi.
Le roi s’enfuit dans le palais ; et ceux de la ville se saisirent de toutes les rues, et commencèrent à l’attaquer.
Le roi fit venir les Juifs à son secours, et ils s’assemblèrent tous près de lui, et firent des courses dans la ville ;
Et ils tuèrent en ce jour-là cent mille hommes : ils mirent aussi le feu à la ville, en remportèrent un grand butin, et délivrèrent le roi.
Ceux de la ville, voyant que les Juifs s’en étaient rendus les maîtres pour y faire tout ce qu’ils voulaient, demeurèrent tout consternés ; et étant venus crier miséricorde au roi, ils lui firent cette prière :
Tendez-nous une main favorable, et que les Juifs cessent de nous attaquer, nous et notre ville.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Donner la main droite était un signe de réconciliation et de paix.
Ils mirent en même temps les armes bas, et firent la paix. Les Juifs s’acquirent une grande gloire dans l’esprit du roi et de ceux de son royaume ils devinrent célèbres dans tout le royaume, et revinrent à Jérusalem chargés de dépouilles.
Le roi Démétrius fut ainsi affermi sur son trône et dans son royaume ; et tout le pays demeura paisible.
Mais ce prince ne tint rien de tout ce qu’il avait promis ; il s’éloigna de Jonathas, et bien loin de lui témoigner aucune reconnaissance de toutes les obligations qu’il lui avait, il lui fit même tout le mal qu’il put.
Après cela Tryphon revint, et avec lui le jeune Antiochus, qui commença à se faire reconnaître pour roi. et qui se mit le diadème sur la tête.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tryphon revint d’Arabie, où il était allé chercher Antiochus VI Dionysos. Voir le verset 39.
Toutes les troupes que Démétrius avait congédiées s’assemblèrent aussitôt pris d’Antiochus ; elles combattirent contre Démétrius, qui fut défait, et qui s’enfuit.
Tryphon se saisit alors des éléphants, et se rendit maître d’Antioche.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les bêtes (bestias), c’est-à-dire les éléphants.
Le jeune Antiochus écrivit ensuite à Jonathas en ces termes : Je vous confirme dans la souveraine sacrificature, et je vous établis sur les quatre villes, afin que vous soyez des amis du roi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les quatre cités. Aux trois dont nous avons parlé plus haut (voir 1 Machabées, 10, 30), quelques-uns ajoutent comme quatrième Acco ou Ptolémaïde.
Il lui envoya des vases d’or pour son service, et lui donna le pouvoir de boire dans une coupe d’or, d’être vêtu de pourpre, et de porter une agrafe d’or ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des vases d’or, etc. Le roi et ceux à qui il donnait la permission pouvaient seuls se servir de vaisselle d’or. ― Une agrafe d’or. Voir 1 Machabées, 10, 89.
Et il établit son frère Simon gouverneur depuis la côte de Tyr jusqu’aux frontières de l’Egypte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Depuis les limites de Tyr jusqu’aux confins d’Egypte, toute la côte maritime depuis l’Echelle de Tyr, haute montagne située d’après Josèphe a cent stades au nord de Ptolémaïde, jusqu’au l’ouadi el-Arisch ou ruisseau d’Egypte près de Rhinocolure.
Jonathas alla ensuite dans les villes qui sont au-delà du fleuve, et toute l’armée de Syrie vint à son secours ; il marcha vers Ascalon, et ceux de la ville vinrent au-devant de lui en lui faisant de grands honneurs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Du fleuve, c’est-à-dire du Jourdain. ― Ascalon, voir plus haut, 1 Machabées, 10, 86.
Il alla de là à Gaza ; mais ceux de la ville lui fermèrent les portes : il y mit le siège, et il pilla et brûla tous les environs de la ville.
Alors ceux de Gaza demandèrent à Jonathas à capituler, et il le leur accorda ; il prit leurs fils pour otages, et les envoya à Jérusalem ; et il alla dans tout le pays jusqu’à Damas.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il leur donna la main droite. Voir le verset 50.
Mais ayant appris que les généraux de Démétrius étaient venus avec une armée puissante soulever ceux de la ville de Cadès, qui est en Galilée, pour l’empêcher de se mêler davantage de ce qui regardoit le royaume de Syrie,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cadès en Galilée, appelée ailleurs Cédès, dans la tribu de Nephtali, place fortifiée, non loin de Safed. L’armée syrienne rassemblée à Cadès avait pour mission de renverser Jonathas.
Il marcha au-devant d’eux, et laissa dans la province son frère Simon.
Simon mit le siége devant Bethsura, et il l’attaqua longtemps, et tint ceux qui étaient dedans investis.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Bethsura. Au bas de la colline sur laquelle était bâtie Bethsur ou Bethsura, il y a l’abondante fontaine appelée aujourd’hui de saint Philippe, sur la route d’Hébron. Cette fontaine permettait aux Juifs de tenir indéfiniment Bethsura investie, sans avoir à souffrir de la soif, tandis que les assiégés ne devaient guère avoir d’eau sur la hauteur.
Ils lui demandèrent ensuite à faire composition, et il le leur accorda ; il les fit sortir hors de la ville, s’en rendit le maître, et y mit garnison.
Jonathas vint avec son armée sur le bord de l’eau de Génésar ; et s’étant levés la nuit, ils se rendirent avant le jour dans la plaine d’Asor.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’eau de Génésar, le lac de Génésareth. ― Ils se levèrent (vigilaverunt), ou ils arrivèrent avec diligence. ― La plaine d’Azor, la plaine située à l’ouest du lac Mérom qui était dominé par la ville d’Azor, située sur une éminence.
Il y trouva l’armée des étrangers qui venaient au-devant de lui, et qui lui dressaient des embuscades sur les montagnes ; il marcha droit à eux.
Et cependant ceux qui étaient cachés sortirent de leur embuscade, et vinrent charger ses gens.
Tous ceux du côté de Jonathas s’enfuirent sans qu’il en demeurât un seul, sinon Mathathias, fils d’Absalom, et Judas, fils de Calphi, général de son armée.
Alors Jonathas déchira ses vêtements, se mit de la terre sur la tête, et fit sa prière.
Et Jonathas retourna au combat, chargea les ennemis, et les fit fuir devant lui, et ils furent mis en déroute.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils combattirent (pugnaverunt), ou bien, ils firent de la résistance ; les Septante lisent : Il leur fit tourner le dos, et ils fuirent.
Et ses gens qui avaient fui le voyant combattre, revinrent le joindre, et poursuivirent avec lui les ennemis jusqu’à Cadès où était leur camp ; et ils ne passèrent pas plus loin.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ils vinrent, etc., ils n’allèrent pas plus loin.
Il demeura sur la place en ce jour-là trois mille hommes de l’armée des étrangers ; et Jonathas retourna à Jérusalem.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le roi d’Egypte, Ptolémée Philométor.