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Genèse 32
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Laban se leva de bon matin ; il baisa ses fils et ses filles et les bénit ; puis il partit, pour retourner dans sa maison.
Jacob poursuivit son chemin, et des anges de Dieu le rencontrèrent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mahanaïm, à l’est du Jourdain, au nord du Jaboc.
En les voyant, il dit : « C’est le camp de Dieu ! » et il donna à ce lieu le nom de Mahanaïm.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Séir, Edom, l’Idumée. Voir Marc, note 3.8. ― Esaü ne s’était pas encore établi définitivement en Idumée, voir plus loin, Genèse, 36, 6, mais il y vivait alors en nomade, pour y faire paître ses troupeaux, et il fit plus tard la conquête du pays.
Jacob envoya devant lui des messagers vers Ésaü, son frère, au pays de Seïr, dans la campagne d’Édom.
Il leur donna cet ordre : « Voici ce que vous direz à mon seigneur, à Ésaü : Ainsi parle ton serviteur Jacob : J’ai séjourné chez Laban et j’y suis resté jusqu’à présent,
J’ai des bœufs et des ânes, des brebis, des serviteurs et des servantes, et j’en fais informer mon seigneur, pour trouver grâce à tes yeux. »
Les messagers revinrent auprès de Jacob en disant : « Nous sommes allés vers ton frère Ésaü, et il marche à ta rencontre avec quatre cents hommes. »
Jacob eut une grande frayeur et fut dans l’angoisse. Il partagea en deux camps les gens qui étaient avec lui, les brebis les bœufs et les chameaux,
et il dit : « Si Ésaü rencontre l’un des camps et le frappe, le camp qui restera pourra être sauvé. »
Jacob dit : « Dieu de mon père Abraham, Dieu de mon père Isaac, Yahweh, qui m’avez dit : Retourne en ton pays et au lieu de ta naissance, et je te ferai du bien :
je suis trop petit pour toutes les grâces et pour toute la fidélité dont vous avez usé envers votre serviteur ; car j’ai passé ce Jourdain avec mon bâton, et maintenant je suis devenu deux camps.
Délivrez-moi, je vous prie, de la main de mon frère, de la main d’Ésaü ; car je crains qu’il ne vienne me frapper, la mère avec les enfants.
Et vous, vous avez dit : Je te ferai du bien et je rendrai ta postérité pareille au sable de la mer, si nombreux qu’on ne peut le compter. »
Jacob passa là cette nuit. Et il prit de ce qu’il avait sous la main, pour faire un présent à Ésaü, son frère :
deux cents chèvres et vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers,
trente chamelles qui allaitaient, avec leurs petits, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânons.
Il les remit à ses serviteurs, chaque troupeau à part, et il leur dit : « Passez devant moi, et laissez un intervalle entre chaque troupeau. »
Et il donna ordre au premier : « Quand Esaü, mon frère, te rencontrera et te demandera : À qui es-tu, où vas-tu, à qui appartient ce troupeau qui va devant toi ?
tu répondras : À ton serviteur Jacob ; c’est un présent qu’il envoie à mon seigneur, à Ésaü ; et voici que lui-même vient derrière nous. »
Il donna le même ordre au second, au troisième et à tous ceux qui suivaient les troupeaux, en disant : « Vous parlerez ainsi à Ésaü quand vous le rencontrerez ;
vous direz : Voici, ton serviteur Jacob vient aussi derrière nous. » Car il se disait : « Je l’apaiserai par ce présent qui va devant moi, et ensuite je verrai sa face ; peut-être me fera-t-il bon accueil. »
Le présent passa devant lui, et il resta cette nuit-là dans le camp.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le gué de Jaboc. Jaboc, sur la rive gauche du Jourdain, s’appelle aujourd’hui ouadi Zerka, le bleu, à cause de la couleur de ses eaux. Il se jette dans le Jourdain, entre le lac de Tibériade et la mer Morte, plus près de cette dernière. Il prend sa source à l’est du plateau de Galaad. Près de son embouchure, il n’est jamais à sec, et en hiver, il est souvent impossible de le passer à gué.
Il se leva dans la même nuit et, ayant pris ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants, il passa le gué du Jaboc.
Il les prit et leur fit passer le torrent ; il fit aussi passer ce qui lui appartenait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un homme ; le prophète Osée (12, 4) lui donne le nom d’ange.
Jacob resta seul ; et un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.
Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, il le toucha à l’articulation de la hanche, et l’articulation de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui.
Et il dit à Jacob : « Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. » Jacob répondit : « Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni. »
Il lui dit : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Jacob. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
On ne t’appellera plus, etc. c’est-à-dire : Tu ne t’appelleras plus seulement Jacob, tu t’appelleras aussi Israël. Ce dernier nom fut donné plus particulièrement à ses descendants, puisqu’ils ne furent connus que sous la dénomination d’Israélites.
Et il dit : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël, car tu as combattu avec Dieu et avec des hommes, et tu l’as emporté. »
Jacob l’interrogea, en disant : « Fais-moi, je te prie, connaître ton nom. » Il dit : « Pourquoi demandes-tu quel est mon nom ? » Et il le bénit là.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme on l’a déjà remarqué plusieurs fois, par le mot âme les Hébreux entendaient souvent la personne, l’individu même. Comme c’était anciennement une opinion générale que l’on ne pouvait Dieu ou un ange sans en mourir, quelques interprètes supposent que le sens de ce passage est : J’ai vu le Seigneur, et cependant je n’en suis pas mort ; mais il est plus naturel de croire que Jacob voulait dire par là que Dieu l’avait délivré de la frayeur extrême qu’il avait de son frère Esaü, au-devant duquel il alla ensuite avec plus de confiance. ― Phanuel était probablement entre le Djébel Adjloun et le Djébel Djeloud.
Jacob nomma ce lieu Phanuel ; « car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face, et ma vie a été sauve. »
Et le soleil se leva quand il eut passé Phanuel, mais il boitait de la hanche.
C’est pourquoi les enfants d’Israël ne mangent point jusqu’à ce jour le grand nerf qui est à l’articulation de la hanche, parce que Dieu a touché l’articulation de la hanche de Jacob au grand nerf.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 48, 16.