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Genèse 2
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et toute leur armée.
Et Dieu eut achevé le septième jour son œuvre qu’il avait faite, et il se reposa le septième jour de toute son œuvre qu’il avait faite.
Et Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu’en ce jour-là il s’était reposé de toute l’œuvre qu’il avait créée en la faisant.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’il avait créé et fait, littéralement, qu’il avait créé pour faire ; c’est-à-dire pour le façonner et le disposer. ― Voir à la fin du volume la note 2 sur la création du monde, et la note 3 sur la date de la création de l’homme.
Voici l’histoire du ciel et de la terre quand ils furent créés, lorsque Yahweh Dieu eut fait une terre et un ciel.
Il n’y avait encore sur la terre aucun arbrisseau des champs, et aucune herbe des champs n’avait encore germé ; car Yahweh Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol.
Mais une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol.
Yahweh Dieu forma l’homme de la poussière du sol, et il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 15, 45. ― Le Seigneur Dieu forma donc l’homme, Adam, du limon de la terre. Le nom d’Adam, qui signifie rouge, paraît rappeler l’origine terrestre de son corps, la terre rouge, en hébreu adâmâh, d’où il fut tiré.
Puis Yahweh Dieu planta un jardin en Éden du côté de l’Orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé.
Et Yahweh Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’arbre de vie et l’arbre de la science du bien et du mal. Voir note 2.17.
Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se partageait en quatre bras.
Le nom du premier est Phison ; c’est celui qui entoure tout le pays d’Hévilath, où se trouve l’or.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 24, 35.
Et l’or de ce pays est bon ; là aussi se trouvent le bdellium et la pierre d’onyx.
Le nom du second fleuve est Géhon ; c’est celui qui entoure toute la terre de Cousch.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ethiopie, pays de Cousch, en Asie, non en Afrique.
Le nom du troisième est le Tigre ; c’est celui qui coule à l’orient d’Assur. Le quatrième fleuve est l’Euphrate.
Yahweh Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir la note à la fin du volume la note 4 sur le Paradis Terrestre.
Et Yahweh Dieu donna à l’homme cet ordre : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et il lui commanda, etc. « Le Seigneur, dit saint Jean Chrysostome, pour faire connaître l’homme dès le commencement que celui qui avait créé toutes choses était aussi son créateur, lui imposa un commandement facile à observer… Il lui défendit de manger du fruit d’un seul arbre et le menaça, en cas de désobéissance, d’un grave châtiment pour le forcer à reconnaître qu’il avait un maître à la libéralité duquel il devait tous les biens dont il jouissait. »
mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tu mourras de mort ; hébraïsme pour tu mourras sans rémission, inévitablement. Le sens est : Tu deviendras nécessairement sujet à la mort, mortel, d’immortel que tu es par nature. ― L’arbre de la science du bien et du mal, d’après la doctrine des saints Pères, fut ainsi appelé bien plus en raison du précepte dont il fut l’objet qu’en raison de ses propriétés naturelles. « Cet arbre est ainsi nommé, dit saint Jean Chrysostome, non pas parce qu’il a donné à l’homme la science du bien et du mal, mais parce qu’il a été l’instrument de sa désobéissance et qu’il a introduit ainsi la connaissance et la honte du péché… L’Ecriture appelle cet arbre l’arbre de la science du bien et du mal parce qu’il devait être pour l’homme une occasion de péché ou de mérite. » Ce qui est dit de l’arbre de la science du bien et du mal s’applique également à l’arbre de vie.
Yahweh Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. »
Et Yahweh Dieu, qui avait formé du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, et pour que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme.
Et l’homme donna des noms à tous les animaux domestiques, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais il ne trouva pas pour l’homme une aide semblable à lui.
Alors Yahweh Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit, et il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place.
De la côte qu’il avait prise de l’homme, Yahweh Dieu forma une femme, et il l’amena à l’homme.
Et l’homme dit : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. ».
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 11, 9. ― En remontant à l’étymologie des mots français homme et femme, on y découvre la ressemblance qui existe en hébreu entre isch, vir, et son féminin ischschâ, rendu dans la Vulgate par virago. Les anciens Latins, en effet, disaient hemo au lieu de homo. Or la lettre h n’est qu’une aspiration qu’on a souvent transcrite par un f. Dans plusieurs provinces du midi, où le patois renferme une multitude d’expressions et même de locutions latines, on prononce le mot femme, hemme, en aspirant fortement la lettre h.
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 19, 5 ; Marc, 10, 7 ; Ephésiens, 5, 31 ; 1 Corinthiens, 6, 16.
Ils étaient nus tous deux, l’homme et sa femme, sans en avoir honte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 20, 11 ; 31, 17 ; Deutéronome, 5, 14 ; Hébreux, 4, 4.