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Genèse 15
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Après ces événements, la parole de Yahweh fut adressée à Abram en vision : « Ne crains point, Abram ; je suis ton bouclier ; ta récompense sera très grande. »
Abram répondit : « Seigneur Yahweh, que me donnerez-vous ? Je m’en vais sans enfants, et l’héritier de ma maison, c’est Éliézer de Damas. »
Et Abram dit : « Voici, vous ne m’avez pas donné de postérité, et un homme attaché à ma maison sera mon héritier. »
Alors la parole de Yahweh lui fut adressée en ces termes : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais celui qui sortira de tes entrailles sera ton héritier. »
Et, l’ayant conduit dehors, il dit : « Lève ton regard vers le ciel et compte les étoiles, si tu peux les compter. » Et il lui dit : « Telle sera ta postérité. »
Abram eut foi à Yahweh, et Yahweh le lui imputa à justice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 4, 3 ; Galates, 3, 6 ; Jacques, 2, 23.
Et il lui dit : « Je suis Yahweh, qui t’ai fait sortir d’Ur des Chaldéens, afin de te donner ce pays pour le posséder. »
Abram répondit : « Seigneur Yahweh, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Abraham ne doute pas des promesses divines ; il demande seulement à Dieu de lui faire connaître la manière de les exécuter.
Et Yahweh lui dit : « Prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et un jeune pigeon. »
Abram lui amena tous ces animaux et, les ayant partagés par le milieu, il mit chaque moitié vis-à-vis de l’autre ; mais il ne partagea pas les oiseaux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jérémie, 34, 18.
Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres, et Abram les chassa.
Comme le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Abram ; une terreur, une obscurité profonde tombèrent sur lui.
Yahweh dit à Abram : « Sache bien que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera pas à eux ; ils y seront en servitude et on les opprimera pendant quatre cents ans.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 7, 6. ― Qu’on les réduira ; c’est-à-dire tes descendants ; mot représenté par la postérité.
Mais je jugerai la nation à laquelle ils auront été asservis, et ensuite ils sortiront avec de grands biens.
Toi, tu t’en iras en paix vers tes pères ; tu seras mis en terre dans une heureuse vieillesse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tu iras… vers tes pères. La mort, d’après les idées des Hébreux, mettait fin au pèlerinage terrestre ; mourir, c’était retourner à ses pères, se réunir à son peuple. Ces locutions remarquables, qui se lisent dans tous les livres de la Bible hébraïque et surtout dans le Pentateuque, « expriment plus qu’une inhumation ordinaire, dit M. Franz Delitzsch. De même que lorsqu’il est dit que les patriarches meurent rassasié de jours, on indique par là non seulement le dégoût des misères de cette vie, mais aussi les aspirations à une vie meilleure, de même la réunion avec les ancêtres n’est pas seulement la réunion des corps, mais aussi la réunion des personnes. »
À la quatrième génération ils reviendront ici ; car jusqu’à présent l’iniquité de l’Amorrhéen n’est pas à son comble. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des Amorrhéens, peuple chananéen qui, avant la conquête de la Palestine par les Israélites, occupait les montagnes de Juda à l’ouest de la mer Morte, et le royaume de Basan avec celui de Séhon à l’est du Jourdain.
Lorsque le soleil fut couché et qu’une profonde obscurité fut venue, voici qu’un four fumant et un brandon de feu passaient entre les animaux partagés.
En ce jour-là, Yahweh fit alliance avec Abram, en disant : « Je donne à ta postérité ce pays, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve de l’Euphrate :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 12, 7 ; 13, 15 ; 26, 4 ; Deutéronome, 34, 4 ; 3 Rois, 4, 21 ; 2 Paralipomènes, 9, 26. ― Depuis le fleuve d’Egypte, le torrent qui sépare l’Asie de l’Afrique, l’ouadi el-Arisch. ― Jusqu’au grand fleuve d’Euphrate. L’Euphrate, un des plus grands fleuves de l’Asie occidentale, prend sa source dans l’Arménie, passe à Babylone et se mêle ensuite au Tigre avant de se jeter dans le golfe Persique. Son eau est bourbeuse, mais a un goût agréable, quand elle est purifiée. L’Euphrate est souvent appelé simplement dans l’Ecriture « le grand fleuve, » sans l’addition du nom propre.
le pays des Cinéens, des Cénézéens, des Cadmonéens,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les Cinéens, tribu qui habitait au sud-est de Chanaan. Du temps de Saül, ils étaient mêlés aux Amalécites. D’autres vivaient en nomades au nord de la Palestine, à l’époque des Juges. Quelques-uns habitaient dans des villes.
des Héthéens, des Phéréséens, des Rephaïm,
des Amorrhéens, des Chananéens, des Gergéséens et des Jébuséens. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 4, 18.