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Genèse 12
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Yahweh dit à Abram : « Va-t-en de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai et je rendrai grand ton nom. Tu seras une bénédiction :
Je bénirai ceux qui te béniront, et celui qui te maudira, je le maudirai, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 18, 18 ; 22, 18 ; Galates, 3, 8.
Abram partit, comme Yahweh le lui avait dit, et Lot s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans quand il sortit de Haran.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 11, 8.
Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, ainsi que tous les biens qu’ils possédaient et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Haran, et ils partirent pour aller au pays de Chanaan. Et ils arrivèrent au pays de Chanaan.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les âmes ; pour les personnes, les individus. Comparer à Genèse, 9, 5.
Abram traversa le pays jusqu’au lieu nommé Sichem, jusqu’au chêne de Moré. — Les Chananéens étaient alors dans le pays. —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La vallée illustre, en hébreu Moré, la vallée située entre le mont Hébal et le mont Garizim, au cœur même de la Palestine. ― Sichem est le site le plus beau de la Palestine centrale, le mieux arrosé de tout le pays ; on n’y compte pas moins de 27 sources. Les oliviers qui croissent rendent le paysage perpétuellement vert.
Yahweh apparut à Abram et lui dit : « je donnerai ce pays à ta postérité. » Et Abram bâtit là un autel à Yahweh qui lui était apparu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 13, 15 ; 15, 18 ; 26, 4 ; Deutéronome, 34, 4.
Il passa de là à la montagne, à l’orient de Béthel, et il dressa sa tente, ayant Béthel au couchant et Haï à l’orient. Là encore il bâtit un autel à Yahweh, et il invoqua le nom de Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A l’orient de Béthel. Béthel est sur la grande route qui conduit du nord-est au sud-ouest de la Palestine. Abram s’arrêta sur la montagne située au levant. De là il put jouir du spectacle de la Terre-Sainte presque entière : à l’est, au premier plan, la chaîne dentelée des collines de Jéricho ; dans le lointain, les montagnes de Moab ; entre les deux, la large vallée du Jourdain ; au sud et à l’ouest, l’œil domine les sombres collines de la Judée ; au loin, la chaîne méridionale sur une pente de laquelle est Hébron ; vers le nord, les collines qui séparent la Judée des riches plaines de Samarie.
Puis Abram s’avança, de campement en campement, vers le Midi.
Il y eut une famine dans le pays, et Abram descendit en Égypte pour y séjourner ; car la famine était grande dans le pays.
Comme il était près d’entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme : « Voici, je sais que tu es une belle femme ;
quand les Égyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme, et ils me tueront et te laisseront vivre.
Dis donc que tu es ma sœur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et qu’on me laisse la vie par égard pour toi. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 20, 11. ― Sara était véritablement sœur d’Abraham, étant fille du même père que lui. Voir Genèse, 20, 12. D’ailleurs le mot hébreu traduit par sœur signifie également cousine, nièce, et en général proche parente. ― Et que mon âme vive ; c’est-à-dire, et que je puisse ainsi sauver ma vie.
Lorsque Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que sa femme était fort belle.
Les grands de Pharaon, l’ayant vue, la vantèrent à Pharaon, et cette femme fut prise et emmenée dans la maison de Pharaon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pharaon n’est pas un nom propre, mais un titre. On ignore quel est le pharaon qui régnait en Egypte à l’époque d’Abraham.
Il traita bien Abram à cause d’elle, et Abram reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux.
Mais Yahweh frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, à cause de Saraï, femme d’Abram.
Pharaon appela alors Abram et lui dit : « Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré qu’elle était ta femme ?
Pourquoi as-tu dit : C’est ma sœur ; de sorte que je l’ai prise pour femme ? Maintenant, voici ta femme ; prends-la et va-t’en ! »
Et Pharaon, ayant donné des ordres à ses gens au sujet d’Abram, ils le renvoyèrent, lui et sa femme, et tout ce qui lui appartenait.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes Apôtres, 7, 3.