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Genèse 11
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots.
Étant partis de l’Orient, les hommes trouvèrent une plaine dans le pays de Sennaar, et ils s’y établirent.
Ils se dirent entre eux : « Allons, faisons des briques, et cuisons-les au feu. » Et ils se servirent de briques au lieu de pierres, et de bitume au lieu de ciment.
Ils dirent encore : « Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet soit dans le ciel, et faisons-nous un monument, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre. »
Mais Yahweh descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes.
Et Yahweh dit : « Voici, ils sont un seul peuple et ils ont pour eux tous une même langue ; et cet ouvrage est le commencement de leurs entreprises ; maintenant rien ne les empêchera d’accomplir leurs projets.
Allons, descendons, et là même confondons leur langage, de sorte qu’ils n’entendent plus le langage les uns des autres. »
C’est ainsi que Yahweh les dispersa de là sur la face de toute la terre, et ils cessèrent de bâtir la ville.
C’est pourquoi on lui donna le nom de Babel, car c’est là que Yahweh confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que Yahweh les a dispersés sur la face de toute la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Babel. Probablement sur l’emplacement du Birs-Nimroud actuel, sur les ruines de l’ancienne Babylone, capitale de la Babylonie.
Voici l’histoire de Sem : Sem, âgé de cent ans, engendra Arphaxad, deux ans après le déluge.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 1, 17.
Après qu’il eut engendré Arphaxad, Sem vécut cinq cents ans, et il engendra des fils et des filles.
Arphaxad vécut trente-cinq ans, et il engendra Salé
Après qu’il eut engendré Salé, Arphaxad vécut quatre cent trois ans, et il engendra des fils et des filles.
Salé vécut trente ans, et il engendra Héber.
Après qu’il eut engendré Héber, Salé vécut quatre cent trois ans, et il engendra des fils et des filles.
Héber vécut trente-quatre ans, et il engendra Phaleg.
Après qu’il eut engendré Phaleg, Héber vécut quatre cent trente ans, et il engendra des fils et des filles.
Phaleg vécut trente ans, et il engendra Réü.
Après qu’il eut engendré Réü, Phaleg vécut deux cent neuf ans, et il engendra des fils et des filles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Paralipomènes, 1, 19.
Réü vécut trente-deux ans, et il engendra Sarug.
Après qu’il eut engendré Sarug, Réü vécut deux cent sept ans, et il engendra des fils et des filles.
Sarug vécut trente ans, et il engendra Nachor.
Après qu’il eut engendré Nachor, Sarug vécut deux cents ans, et il engendra des fils et des filles.
Nachor vécut vingt-neuf ans, et il engendra Tharé.
Après qu’il eut engendré Tharé, Nachor vécut cent dix-neuf ans, et il engendra des fils et des filles.
Tharé vécut soixante-dix ans, et il engendra Abram, Nachor et Aran.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Josué, 24, 2 ; 1 Paralipomènes, 1, 26.
Voici l’histoire de Tharé. Tharé engendra Abram, Nachor et Aran. Aran engendra Lot.
Et Aran mourut en présence de Tharé, son père, au pays de sa naissance, à Ur en Chaldée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ur des Chaldéens, aujourd’hui Mugheir, dans l’ancienne Chaldée, à peu près à moitié distance entre Babylone et l’embouchure de l’Euphrate dans le golfe persique. Ur était une ville considérable, où l’on cultivait les sciences et les arts et la littérature et où l’on adorait principalement la Lune sous le nom de dieu Sin.
Abram et Nachor prirent des femmes : le nom de la femme d’Abram était Saraï, et le nom de la femme de Nachor était Melcha, fille d’Aran, père de Melcha et père de Jesca.
Or Saraï fut stérile : elle n’avait point d’enfants.
Tharé prit Abram, son fils, et Lot, fils d’Aran, son petit-fils, et Saraï, sa belle-fille, femme d’Abram, son fils, et ils sortirent ensemble d’Ur des Chaldéens, pour aller au pays de Chanaan ; mais, arrivés à Haran, ils s’y établirent.
Les jours de Tharé furent de deux cent cinq ans, et Tharé mourut à Haran.
Commentaire (versets 31 à 32) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 31 à 32 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Haran est la même ville que Charan, dont parle saint Etienne dans Actes des Apôtres, 7, vv. 2, 4. ― Haran est situé au point d’intersection où se croisent les routes qui conduisent les caravanes aux gués de l’Euphrate d’une part, aux gués du Tigre de l’autre, sur le Bililk, affluent de l’Euphrate, dans une plaine qui était autrefois arrosée par de nombreux canaux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Sagesse, 10, 5. ― Dans la terre de Sennaar, en Babylonie.