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Juges 1

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Après la mort de Josué, les enfants d’Israël consultèrent Yahweh, en disant : « Qui de nous montera le premier contre les Chananéens pour les combattre ? »

Yahweh répondit : « Juda montera ; voici que j’ai livré le pays entre ses mains. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Juda, etc. La tribu de Juda donnera l’exemple aux autres. Elle était la plus nombreuse et la plus vaillante (voir Genèse, 49, 8). ― La terre des Chananéens.

Et Juda dit à Siméon, son frère : « Monte avec moi dans le pays que le sort m’a assigné, et nous combattrons les Chananéens ; j’irai aussi avec toi dans le pays que le sort t’a assigné. » Et Siméon alla avec lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les deux tribus de Juda et de Siméon étaient voisines ; leurs lots étaient en quelque sorte les mêmes.

Juda monta, et Yahweh livra entre leurs mains les Chananéens et les Phérézéens ; ils battirent dix mille hommes à Bézec.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bézec, ville chananéenne, capitale d’Adonibézec, devint aussi ville de Juda.

Ayant trouvé à Bézec Adoni-Bésec, ils l’attaquèrent et ils battirent les Chananéens et les Phérézéens.

Adoni-Bésec prit la fuite, mais ils le poursuivirent et, l’ayant saisi, ils lui coupèrent les pouces des mains et des pieds.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Et coupèrent, etc. Ce genre de supplice était usité chez les anciens ; il avait pour but de mettre les prisonniers hors d’état de porter les armes.

Adoni-Bésec dit : « Soixante-dix rois, ayant les pouces des pieds et des mains coupés, ramassaient les miettes sous ma table ; ce que j’ai fait, Dieu me le rend. » On l’emmena à Jérusalem, et il y mourut.

Les fils de Juda attaquèrent Jérusalem et, l’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée et mirent le feu à la ville.

Ensuite les fils de Juda descendirent pour combattre les Chananéens qui habitaient la montagne, le Négéb et la Séphéla.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans les plaines des Philistins, la Séphéla.

Juda marcha contre les Chananéens qui habitaient à Hébron, appelée autrefois Cariath-Arbé, et il battit Sésaï, Ahiman et Tholmaï.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 15, 14. ― Hébron. Voir Genèse, 13, 18.

Il marcha de là contre les habitants de Dabir, qui s’appelait autrefois Cariath-Sépher.

Caleb dit : « À celui qui frappera Cariath-Sépher et qui la prendra, je donnerai pour femme ma fille Axa. »

Commentaire (versets 11 à 12) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 11 à 12 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Cariath-Sépher ou Dabir, dans le Négeb, au sud d’Hébron, probablement la Dhâherîyéh d’aujourd’hui, sur une éminence au nord de laquelle est une vallée où l’on remarque plusieurs sources jaillissant les unes sur le flanc de la colline, les autres dans le fond du ravin.

Othoniel, fils de Cénez, frère cadet de Caleb, s’en empara, et Caleb lui donna sa fille Axa pour femme.

Lorsqu’elle alla chez Othoniel, elle l’excita à demander à son père un champ. Elle descendit de son âne, et Caleb lui dit : « Qu’as-tu ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le champ. L’article déterminatif qu’on lit dans le texte hébreu suppose un champ particulier, bien connu, ou un champ dont on a déjà parlé. Dans la première supposition, ce serait probablement le champ attenant à la terre aride qu’Axa avait reçu de son beau-père ; et dans la seconde, l’auteur sacré ne ferait que rappeler le champ déjà mentionné au livre de Josué (15, 18) ; et par conséquent ce fait ne se trouverait rapporté ici que par récapitulation.

Elle lui répondit : « Fais-moi une faveur, car tu m’as établie dans un pays desséché ; donne-moi des sources d’eau. » Et Caleb lui donna les sources supérieures et les sources inférieures.

Les fils du Cinéen, beau-frère de Moïse, montèrent de la ville des palmiers, avec les fils de Juda, dans le désert de Juda, au midi d’Arad, et ils vinrent s’établir avec le peuple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au désert de leur lot ; au désert qui était échu en partage aux, enfants, à la tribu de Juda. ― Avec eux, littéralement avec lui ; c’est-à-dire Juda, considéré comme tribu, ou selon que porte l’hébreu, comme peuple. ― La ville des Palmes, Jéricho. ― Arad. Voir Nombres, note 21.1. ― Cinéen. Voir Genèse, 15, 19.

Juda se mit en marche avec Siméon, son frère, et ils battirent les Chananéens qui habitaient Séphaath ; ils dévouèrent la ville par anathème, et on l’appela Horma.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Séphaath, aujourd’hui Sebaita. On y voit des ruines assez considérables, entre autres celles de trois églises et d’une tour. Il y avait deux réservoirs d’eau.

Juda s’empara aussi de Gaza et de son territoire, d’Ascalon et de son territoire, d’Accaron et de son territoire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gaza, Ascalon, Accaron, trois des cinq grandes villes des Philistins, dans la plaine de la Séphéla. La conquête de Juda ne fut pas durable.

Yahweh fut avec Juda ; et Juda prit possession de la montagne, mais il ne put chasser les habitants de la plaine, parce qu’ils avaient des chars de fer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Chars armés de faux. Voir Josué, 11, 4.

On donna Hébron à Caleb, comme l’avait dit Moïse, et il en chassa les trois fils d’Enac.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 14, 24 ; Josué, 15, 14.

Les fils de Benjamin ne chassèrent point les Jébuséens qui habitaient Jérusalem, et les Jébuséens ont habité à Jérusalem avec les fils de Benjamin, jusqu’à ce jour.

La maison de Joseph, elle aussi, monta contre Béthel, et Yahweh fut avec eux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Béthel. Voir Genèse, 12, 8.

La maison de Joseph fit faire une reconnaissance à Béthel, ville dont le nom était autrefois Luz.

Les gardes, ayant aperçu un homme qui sortait de la ville, ils lui dirent : « Montre-nous par où on peut entrer dans la ville, et nous te ferons grâce. »

Il leur montra par où ils pourraient entrer dans la ville, et ils frappèrent la ville du tranchant de l’épée, mais ils laissèrent aller cet homme avec toute sa famille.

Cet homme se rendit dans le pays des Héthéens ; il bâtit une ville et la nomma Luz, et c’est son nom jusqu’à ce jour.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hetthim, les Héthéens, alors maîtres de la Syrie.

Manassé ne chassa pas les habitants de Bethsan et des villes de sa dépendance, ni ceux de Thanac et des villes de sa dépendance, ni les habitants de Dor et des villes de sa dépendance, ni les habitants de Jéblaam et des villes de sa dépendance, ni les habitants de Mageddo et des villes de sa dépendance ; et les Chananéens s’enhardirent à rester dans ce pays.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bethsan, non loin du Jourdain, à l’est du mont Gelboé. ― Thanac, au sud de Mageddo. ― Jéblaam, dans le voisinage d’Engannim, au sud de cette ville. ― Mageddo, dans la plaine d’Esdrelon.

Lorsqu’Israël fut devenu assez fort, il assujettit les Chananéens à un tribut, et ne les chassa point.

Ephraïm ne chassa point les Chananéens qui habitaient à Gaser, et les Chananéens habitèrent au milieu d’Ephraïm, à Gaser.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le Chananéen. Ce mot est répété dans l’hébreu ; il détruit ainsi l’amphibologie qui se trouve dans la Vulgate. ― Avec lui ; c’est-à-dire avec Ephraïm. Voir note précédente. ― Gazer, à l’ouest de Béthoron, au nord-est d’Accaron.

Zabulon ne chassa point les habitants de Cétron, ni les habitants de Naalol ; et les Chananéens habitèrent au milieu de Zabulon, mais ils furent soumis à un tribut.

Aser ne chassa point les habitants d’Accho, ni les habitants de Sidon, ni ceux d’Ahalab, d’Achazib, d’Helba, d’Aphec et de Rohob ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Accho, appelée aussi Acre, saint Jean d’Acre et Ptolémaïde, ville phénicienne et port de mer sur la Méditerranée, près du mont Carmel, à l’embouchure du Bélus, au sud de Tyr. ― Sidon, première capitale de la Phénicie, sur la Méditerranée, au nord de Tyr. ― Ahalab, ville inconnue, mentionnée seulement ici. ― Achazib, Ecdippe, au nord d’Accho, sur la Méditerranée. ― Helba, non retrouvée. ― Aphec, Rohob, site inconnus.

et les fils d’Aser demeurèrent au milieu des Chananéens, habitants du pays, car ils ne les chassèrent point.

Nephthali ne chassa point les habitants de Beth-Samès, ni les habitants de Beth-Anath, et il demeura au milieu des Chananéens, habitants du pays ; mais les habitants de Beth-Samès et de Beth-Anath furent soumis à un tribut en sa faveur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bethsamès. Voir Josué, 21, 16. ― Béthanath, inconnue.

Les Amorrhéens refoulèrent dans la montagne les fils de Dan, et ne les laissèrent pas descendre dans la plaine.

Les Amorrhéens s’enhardirent à rester à Har-Harés, à Ajalon et à Salebim ; mais la main de la maison de Joseph s’appesantit sur eux, et ils furent soumis à un tribut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La puissance ; littéralement la main. Le mot hébreu réunit ces deux significations. ― Aïalon. Voir Josué, 10, 11.

Le territoire des Amorrhéens s’étendait de la montée d’Acrabbim, de Séla, et au-dessus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le rocher, ou la pierre, désigne probablement Pétra, la capitale de l’Arabie Pétrée.