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1 Corinthiens 6

COMMENT se trouve-t-il quelqu’un parmi vous qui ayant un différend avec son frère, ose l’appeler en jugement devant les méchants et les infidèles, et non pas devant les saints ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.

Ne savez-vous pas que les saints doivent un jour juger le monde ? Si vous devez juger le monde, êtes-vous indignes de juger des moindres choses ?

Ne savez-vous pas que nous serons les juges des anges mêmes ? Combien plus devons-nous l’être de ce qui ne regarde que la vie présente ?

Si donc vous avez des différends entre vous touchant les choses de cette vie, prenez pour juges dans ces matières les moindres personnes de l’Église.

Je vous le dis pour vous faire confusion : Est-il possible qu’il ne se trouve point parmi vous un seul homme sage qui puisse être juge entre ses frères ;

et qu’il faille qu’on voie un frère plaider contre son frère, et encore devant des infidèles ?

C’est déjà un péché parmi vous, de ce que vous avez des procès les uns contre les autres. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt qu’on vous fasse tort ? Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt qu’on vous trompe ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 39 ; Luc, 6, 29 ; Romains, 12, 17 ; 1 Thessaloniciens, 4, 6. ― On peut appliquer ici l’observation de saint Thomas, qu’il faut distinguer ce qui est interdit aux parfaits et ce qui l’est à tout le monde. D’un autre côté, on voit rarement des procès dans lesquels l’une des parties au moins se conserve exempte de la faute.

Mais c’est vous-mêmes qui faites tort aux autres, qui les trompez, et qui traitez ainsi vos propres frères.

Ne savez-vous pas que les injustes ne seront point héritiers du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères,

ni les impudiques, ni les abominables, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les ravisseurs du bien d’autrui, ne seront point héritiers du royaume de Dieu.

C’est ce que quelques-uns de vous ont été autrefois ; mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous avez été justifiés au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu.

Tout m’est permis, mais tout n’est pas avantageux ; tout m’est permis, mais je ne me rendrai esclave de quoi que ce soit.

Les aliments sont pour le ventre, et le ventre est pour les aliments ; et Dieu détruira un jour cette destination de l’un et de l’autre. Mais le corps n’est point pour la fornication ; il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps.

Car comme Dieu a ressuscité le Seigneur, il nous ressuscitera de même par sa puissance.

Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres de Jésus-Christ ? Arracherai-je donc à Jésus-Christ ses propres membres, pour les faire devenir les membres d’une prostituée ? A Dieu ne plaise !

Ne savez-vous pas que celui qui se joint à une prostituée, est un même corps avec elle ? Car ceux qui étaient deux, ne seront plus qu’une chair, dit l’Écriture.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 2, 24 ; Matthieu, 19, 5 ; Marc, 10, 8 ; Ephésiens, 5, 31.

Mais celui qui demeure attaché au Seigneur, est un même, esprit avec lui.

Fuyez la fornication. Quelque autre péché que l’homme commette, il est hors du corps ; mais celui qui commet une fornication, pèche contre son propre corps.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Hors du corps : aucun autre péché n’a, dans la même mesure que l’impudicité, le corps pour but et pour objet. Tout autre acte criminel, lors même qu’il se rapporte principalement au corps, l’intempérance, par exemple, exerce son influence sur lui du dehors, et par conséquent il est vis-à-vis de lui dans une situation extérieure.

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui réside en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes plus à vous-mêmes ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 3, 17 ; 2 Corinthiens, 6, 16.

Car vous avez été achetés d’un grand prix. Glorifiez donc, et portez Dieu dans votre corps.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 7, 23 ; 1 Pierre, 1, 18.