Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← 1 Corinthiens 2 1 Corinthiens 3 sur 16 chapitres 1 Corinthiens 4 →

1 Corinthiens 3

AUSSI, mes frères, je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des personnes encore charnelles, comme à des enfants en Jésus-Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Moi-même, moi non plus, je n’ai pu, etc. : nul ne le pouvait, comparer à 1 Corinthiens, 2, 14. ― Vous parler, vous prêcher cette sagesse supérieure, voir 1 Corinthiens, 2, 6. ― Des hommes spirituels. Voir 1 Corinthiens, 2, 14. ― Charnels, si peu changés par l’influence de l’Esprit-Saint, que la chair, foyer du péché et de la concupiscence, domine encore en eux.

Je ne vous ai nourris que de lait, et non de viandes solides, parce que vous n’en étiez pas capables ; et à présent même vous ne l’êtes pas encore, parce que vous êtes encore charnels.

Car puisqu’il y a parmi vous des jalousies et des disputes, n’est-il pas visible que vous êtes charnels, et que votre conduite est bien humaine ?

En effet, puisque l’un dit, Je suis à Paul ; et l’autre, Je suis à Apollon ; n’êtes-vous pas encore charnels ? Qu’est donc Paul ? et qu’est Apollon ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Apollo. Voir 1 Corinthiens, 1, 12.

Ce sont des ministres de celui en qui vous avez cru, et chacun selon le don qu’il a reçu du Seigneur.

C’est moi qui ai planté, c’est Apollon qui a arrosé ; mais c’est Dieu qui a donné l’accroissement.

Ainsi celui qui plante, n’est rien ; celui qui arrose, n’est rien : mais tout vient de Dieu, qui donne l’accroissement.

Celui donc qui plante, et celui qui arrose, ne sont qu’une même chose ; mais chacun recevra sa récompense particulière, selon son travail.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 61, 13 ; Matthieu, 16, 27 ; Romains, 2, 6 ; Galates, 6, 5.

Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; et vous, vous êtes le champ que Dieu cultive, et l’édifice que Dieu bâtit.

Pour moi, selon la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai jeté le fondement comme fait un sage architecte : un autre bâtit dessus ; mais que chacun prenne garde comment il bâtit sur ce fondement.

Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé ; et ce fondement, c’est Jésus-Christ.

Si l’on élève sur ce fondement un édifice d’or, d’argent, de pierres précieuses, de bois, de foin, de paille ;

l’ouvrage de chacun paraîtra enfin, et le jour du Seigneur fera voir quel il est : parce que ce jour sera manifesté par le feu, et que le feu mettra à l’épreuve l’ouvrage de chacun.

Si l’ouvrage que quelqu’un aura bâti sur ce fondement, demeure sans être brûlé, il en recevra la récompense.

Si au contraire l’ouvrage de quelqu’un est brûlé, il en souffrira la perte : il ne laissera pas néanmoins d’être sauvé, mais comme en passant par le feu.

Commentaire (versets 11 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 11 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le fondement de l’Eglise de Dieu est Jésus-Christ et sa doctrine, ou la vraie foi en lui agissant par la charité. L’édifice d’or, d’argent, de pierres précieuses, bâti sur ce fondement, c’est la plus parfaite prédication et la pratique de l’Evangile. L’édifice auquel on a mêlé le bois, le foin, la paille, signifie la prédication des docteurs Corinthiens, qui, à la vérité, n’erraient pas dans la foi, mais ajoutaient à leurs discours une vaine pompe de paroles et de questions inutiles. Le jugement de Dieu, soit particulier, soit général, manifestera de quelle sorte aura été l’œuvre de chaque homme, œuvre dont il est difficile de porter un jugement en cette vie. Toute doctrine qui pourra résister à l’épreuve du feu de ce jugement attirera au prédicateur la récompense éternelle de son travail. Toute doctrine contraire sera consumée et anéantie. A la vérité, le prédicateur, s’il est d’ailleurs irréprochable, ne périra pas avec son ouvrage ; il sera sauvé parce qu’il aura bâti sur le vrai fondement. Mais il ne sera que comme un homme qui se sauve à travers un incendie, en conservant sa vie, et en perdant tout le reste. Ainsi, il souffrira la perte de son travail, en ne recevant point la récompense du prédicateur évangélique, il n’entrera même dans le ciel qu’après avoir expié par le feu du purgatoire les fautes qu’il a commises dans l’exercice du ministère évangélique.

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?

Si quelqu’un profane le temple de Dieu, Dieu le perdra : car le temple de Dieu est saint ; et c’est vous qui êtes ce temple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 6, 19 ; 2 Corinthiens, 6, 16.

Que nul ne se trompe soi-même. Si quelqu’un d’entre vous pense être sage selon le monde, qu’il devienne fou pour devenir sage :

car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu ; selon qu’il est écrit : Je surprendrai les sages par leur fausse prudence.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Job, 5, 13.

Et ailleurs : Le Seigneur connaît les pensées des sages, et il sait combien elles sont vaines.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 93, 11.

Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes.

Car tout est à vous : soit Paul, soit Apollon, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses futures : tout est à vous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Apollo, Céphas. Voir 1 Corinthiens, 1, 12.

Et vous, vous êtes à Jésus-Christ ; et Jésus-Christ est à Dieu.