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1 Corinthiens 10

CAR je ne veux pas que vous ignoriez, mes frères, que nos pères ont tous été sous la nuée ; qu’ils ont tous passé la mer Rouge ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 13, 21 ; 14, 22 ; Nombres, 9, 21. ― Sous la nuée qui, dans la péninsule du Sinaï, garantissait les Israélites contre l’ardeur du soleil. ― La mer Rouge.

qu’ils ont tous été baptisés sous la conduite de Moïse, dans la nuée et dans la mer ;

qu’ils ont tous mangé d’un même aliment spirituel ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 16, 15. ― La même nourriture spirituelle, la manne, appelée spirituelle dans le sens de surnaturelle, miraculeuse, produite par le Saint-Esprit.

et qu’ils ont tous bu d’un même breuvage spirituel : car ils buvaient de l’eau de la pierre spirituelle qui les suivait ; et Jésus-Christ était cette pierre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 17, 6 ; Nombres, 20, 11. ― Le même breuvage spirituel, l’eau miraculeuse que Moïse fit jaillir du rocher.

Mais il y en eut peu d’un si grand nombre qui fussent agréables à Dieu, étant presque tous péris dans le désert.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 26, 64-65.

Or toutes ces choses ont été des figures de ce qui nous regarde, afin que nous ne nous abandonnions pas aux mauvais désirs, comme ils s’y abandonnèrent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 105, 14.

Ne devenez point aussi idolâtres, comme quelques-uns d’eux, dont il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et pour boire, et ils se levèrent pour se divertir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 32, 6. ― Allusion à l’adoration du veau d’or et aux fêtes idolâtriques par lesquelles on l’honora.

Ne commettons point de fornication, comme quelques-uns d’eux commirent ce crime, pour lequel il y en eut vingttrois mille qui furent frappés de mort en un seul jour.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 25, 1. ― Allusion à l’initiation au culte impur de Béelphégor.

Ne tentons point Jésus-Christ, comme le tentèrent quelques-uns d’eux, qui furent tués par les serpents.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 21, 5-6.

Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui furent frappés de mort par l’ange exterminateur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 11, 1 ; 14, 1.

Or toutes ces choses qui leur arrivaient, étaient des figures ; et elles ont été écrites pour nous servir d’instruction, à nous autres qui nous trouvons à la fin des temps.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour qui est venue la fin des temps. « La période messianique, qui sera la dernière grande époque du monde : le point du temps où elle devait commencer dépendait uniquement de la volonté miséricordieuse de Dieu. » (CRAMPON) Voir Matthieu, note 16.28 et Jean, note 21.22.

Que celui donc qui croit être ferme, prenne bien garde à ne pas tomber.

Vous n’avez eu encore que des tentations humaines et ordinaires. Dieu est fidèle, et il ne souffrira pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer.

C’est pourquoi, mes très-chers frères, fuyez l’idolâtrie.

Je vous parle comme à des personnes sages ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.

N’est-il pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons, est la communion du sang de Jésus-Christ ; et que le pain que nous rompons, est la communion du corps du Seigneur ?

Car nous ne sommes tous ensemble qu’un seul pain et un seul corps ; parce que nous participons tous à un même pain.

Considérez les Israélites selon la chair : ceux d’entre eux qui mangent de la victime immolée, ne prennent-ils pas ainsi part à l’autel ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ne participent-ils pas à l’autel ? Ceux qui offraient des sacrifices, autres que l’holocauste, recevaient pour la manger une partie de la victime qui avait été offerte sur l’autel.

Est-ce donc que je veuille dire que ce qui a été immolé aux idoles ait quelque vertu, ou que l’idole soit quelque chose ?

Non ; mais je dis que ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non pas à Dieu. Or je désire que vous n’ayez aucune société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur, et le calice des démons.

Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur, et à la table des démons.

Est-ce que nous voulons irriter Dieu, en le piquant de jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ? Tout m’est permis ; mais tout n’est pas avantageux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 6, 12.

Tout m’est permis ; mais tout n’édifie pas.

Que personne ne cherche sa propre satisfaction, mais le bien des autres.

Mangez de tout ce qui se vend à la boucherie, sans vous enquérir d’où il vient, par un scrupule de conscience :

car la terre est au Seigneur, avec tout ce qu’elle contient.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 23, 1 ; Ecclésiastique, 17, 31.

Si un infidèle vous prie à manger chez lui, et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu’on vous servira, sans vous enquérir d’où il vient, par un scrupule de conscience.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce que dit ici saint Paul n’est pas en opposition avec ce qu’avaient décidé les Apôtres, qu’il fallait s’abstenir de manger ce qui avait été offert aux idoles (voir Actes des Apôtres, 15, 29) ; parce qu’ils n’en avaient fait la défense qu’aux fidèles d’Antioche et à leurs voisins (voir Actes des Apôtres, 15, 25) ; et cela dans la vue de conserver la paix et la concorde entre les gentils et les Juifs qui se trouvaient en grand nombre à Antioche, et qui avaient une invincible horreur pour les idoles et tout ce qui leur était consacré. Si plus tard, dans les pays même les plus éloignés d’Antioche, on se conforma à cette décision des Apôtres, ce ne fut pas en vertu d’une obligation quelconque, mais spontanément et par respect pour eux.

Si quelqu’un vous dit, Ceci a été immolé aux idoles ; n’en mangez pas à cause de celui qui vous a donné cet avis, et aussi de peur de blesser, je ne dis pas, votre conscience, mais celle d’un autre.

Car pourquoi m’exposerais-je à faire condamner, par la conscience d’un autre, cette liberté que j’ai de manger de tout ?

Si je prends avec action de grâces ce que je mange, pourquoi donnerai-je sujet à un autre de parler mal de moi, pour une chose dont je rends grâces à Dieu !

Soit donc que vous mangiez, ou que vous buviez, et quelque chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 3, 17.

Ne donnez pas occasion de scandale ni aux Juifs ni aux gentils, ni à l’Église de Dieu :

comme je tâche moi-même de plaire à tous en toutes choses, ne cherchant point ce qui m’est avantageux en particulier, mais ce qui est avantageux a plusieurs pour être sauvés.