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Actes des Apôtres 3

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Pierre et Jean montaient (ensemble) au temple pour la prière de la neuvième heure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La neuvième heure commençait à trois heures de l'après-midi, et finissait au coucher du soleil. Les Juifs priaient trois fois par jour, le matin, à midi et le soir.

Or, il y avait un homme, boiteux de naissance, qui se faisait transporter. On le posait chaque jour près de la porte du temple, appelée la Belle-Porte, pour qu’il pût demander l’aumône à ceux qui entraient dans le temple.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La porte du temple appelée la Belle, parce qu'elle était plus belle que les autres. Josèphe nous apprend qu'elle était en airain de Corinthe, couvert d'or et d'argent. Elle était dans l'enceinte orientale du temple et conduisait au parvis des Gentils dans la vallée du Cédron.

Cet homme, ayant vu Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône.

Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui et dit : « Regarde-nous. »

Il les regarda attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose.

Mais Pierre lui dit : « Je n’ai ni or ni argent ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. »

Et le prenant par la main, il l’aida à se lever. Au même instant, ses jambes et ses pieds devinrent fermes ;

d’un bond il fut debout, et il se mit à marcher. Puis il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant et louant Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

S'élançant, sautant…; comparer à Isaïe, 35, 6 : « Le boiteux bondira comme le cerf, et la langue des muets sera déliée. »

Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.

Et reconnaissant que c’était celui-là même qui se tenait assis à la Belle-Porte du temple pour demander l’aumône, ils furent stupéfaits et hors d’eux-mêmes de ce qui lui était arrivé.

Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple étonné accourut vers eux, au portique dit de Salomon.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au portique appelé de Salomon. Ainsi appelé parce qu'il était resté debout après la ruine du temple salomonien sous Nabuchodonosor ; il était situé à l'est du temple. Voir Jean, 10, 23.

Voyant cela, Pierre dit au peuple : « Enfants d’Israël, pourquoi vous étonnez-vous de cela ? Et pourquoi tenez-vous les yeux fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme ?

Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de vos pères a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré, et renié devant Pilate alors qu’il était d’avis qu’on le relâchât.

Vous, vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez sollicité la grâce d’un meurtrier.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 27, 20 ; Marc, 15, 11 ; Luc, 23, 18 ; Jean, 18, 40. ― Un meurtrier, Barabbas. Voir Matthieu, 27, 16.

Vous avez fait mourir l’Auteur de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes tous témoins.

C’est à cause de la foi reçue de lui que son nom a raffermi l’homme que vous voyez et connaissez ; c’est la foi qui vient de lui qui a opéré devant vous tous cette parfaite guérison.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que son nom ; locution biblique : le nom du Christ, pour le Christ lui-même ; comme dans l'Ancien Testament le nom de Jéhovah pour Jéhovah lui-même.

Je sais bien, frères, que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos magistrats.

Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait prédit par la bouche de tous les prophètes, que son Christ devait souffrir.

Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés,

afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ,

que le ciel doit recevoir jusqu’aux jours du rétablissement de toutes choses, jours dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes.

Commentaire (versets 20 à 21) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 20 à 21 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

« Les temps de rafraîchissement sont identiques avec les jours du rétablissement de toutes choses (verset 21), qui viendront après le second avènement du Messie. Au jugement [des Nations], le Messie expulsera de son royaume tout péché et toute souillure ; il y aura alors un ciel nouveau et une terre nouvelle (voir Apocalypse, 21, 1-5), et toutes choses seront ramenées à l'état primitif, antérieur à la chute (comparer à Romains, 13, verset 19 et suivants) ; alors se lèvera pour les justes et le fidèles le jour du grand sabbat, le temps du repos et du rafraîchissement, après les jours du combat et de la tribulation. Mais la venue de ces temps heureux dépend de la conversion des hommes : elle est d'autant plus prochaine que les hommes seront plus tôt convertis (comparer à 2 Pierre, 3, 9). ― De la part du Seigneur ; littéralement devant la face du Seigneur. » (CRAMPON, 1 885) Voir Luc, 17, 21.

Moïse a dit : « Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète semblable à moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 18, 15.

Et quiconque n’écoutera pas ce prophète, sera exterminé du milieu du peuple. » —

Tous les prophètes qui ont successivement parlé depuis Samuel ont aussi annoncé ces jours-là.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Samuel, le dernier juge d'Israël, fut le fondateur des écoles de prophètes et prophète lui-même.

Vous êtes, vous, les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a faite avec vos pères, lorsqu’il a dit à Abraham : « En ta postérité seront bénies toutes les nations de la terre. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 12, 3.

C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son Fils, l’a envoyé pour vous bénir, lorsque chacun de vous se détournera de ses iniquités.