Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Actes des Apôtres 10 Actes des Apôtres 11 sur 28 chapitres Actes des Apôtres 12 →

Actes des Apôtres 11

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Les apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les Gentils avaient aussi reçu la parole de Dieu.

Et lorsque Pierre fut remonté à Jérusalem, les fidèles de la circoncision lui adressèrent des reproches,

en disant : « Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux ! »

Pierre, prenant la parole, se mit à leur exposer, d’une manière suivie, ce qui s’était passé.

« J’étais en prière, dit-il, dans la ville de Joppé, et j’eus, en extase, une vision : un objet semblable à une grande nappe, tenue par les quatre coins, descendait du ciel et venait jusqu’à moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Joppé. Voir Actes des Apôtres, 9, 36.

Fixant les yeux sur cette nappe, je la considérai, et j’y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.

J’entendis aussi une voix qui me disait : « Lève-toi, Pierre ; tue et mange. —

Je répondis : « Oh non, Seigneur, car jamais rien de profane et d’impur n’est entré dans ma bouche. —

Pour la seconde fois une voix se fit entendre du ciel : Ce que Dieu a déclaré pur, ne l’appelle pas profane. —

Cela arriva par trois fois ; puis tout fut retiré dans le ciel.

Au même instant trois hommes se présentèrent devant la maison où nous étions ; on les avait envoyés de Césarée vers moi.

L’Esprit me dit de partir avec eux sans hésiter. Les six frères que voici m’accompagnèrent, et nous entrâmes dans la maison de Corneille.

Cet homme nous raconta comment il avait vu dans sa maison l’ange se présenter à lui, en disant : Envoie à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre ;

il te dira des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison. —

Lorsque j’eus commencé à leur parler, l’Esprit-Saint descendit sur eux, comme sur nous au commencement.

Et je me souvins de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé dans l’eau ; mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit-Saint. —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 3, 11 ; Marc, 1, 8 ; Luc, 3, 16 ; Jean, 1, 26 ; Actes des Apôtres, 1, 5 ; 19, 4. ― « L'effusion de l'Esprit-Saint dans les âmes est appelé par figure un baptême, évidemment supérieur au baptême d'eau. » (CRAMPON)

Si donc Dieu leur a donné la même grâce qu’à nous, qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, qui étais-je, moi, pour pouvoir m’opposer à Dieu ! »

Ayant entendu ce discours, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu en disant : « Dieu a donc accordé aussi aux Gentils la pénitence, afin qu’ils aient la vie. »

Cependant ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l’occasion d’Étienne, allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre et à Antioche, n’annonçant la parole à personne si ce n’est aux seuls Juifs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En Phénicie. Au premier siècle de notre ère, la Phénicie formait une province de la Syrie, longeant la Méditerranée entre le fleuve Eleuthère et le mont Carmel. ― En Chypre, île de la Méditerranée entre la Cilicie et la Syrie. Parmi les villes de cette île, les Actes des Apôtres mentionnent Salamine et Paphos, 13, 5-6. ― Dans Antioche, capitale de la Syrie, sur l'Oronte, bâtie par Séleucus Nicanor et nommée par lui Antioche en l'honneur de son père Antiochus. Les Juifs hellénistes y étaient nombreux.

Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène qui, étant venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent le Seigneur Jésus.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De Cyrène. Voir Actes des Apôtres, 2, 10. ― Aux Grecs, les juifs hellénistes parlant grec.

Et la main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur.

Le bruit en étant venu aux oreilles des fidèles de l’Église de Jérusalem, ils envoyèrent Barnabé jusqu’à Antioche.

Lorsqu’il fut arrivé et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à demeurer d’un cœur ferme dans le Seigneur.

Car c’était un homme de bien rempli de l’Esprit-Saint, et de foi. Et une foule assez considérable se joignit au Seigneur.

Barnabé se rendit ensuite à Tarse pour chercher Saul, et l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour Tarse. Voir Actes des Apôtres, 9, 30.

Or, il advint que, pendant une année entière, ils tinrent des réunions dans cette église et instruisirent une multitude nombreuse. Ce fut ainsi à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de Chrétiens.

En ces jours-là, des prophètes vinrent de Jérusalem à Antioche.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des prophètes, des fidèles qui avaient reçu le charisme ou don de prophétie (voir 1 Corinthiens, 12, 10).

L’un d’eux, nommé Agabus, s’étant levé, annonça par l’Esprit qu’il y aurait sur toute la terre une grande famine ; elle eut lieu, en effet, sous Claude.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Agabus, d'ailleurs inconnu, fit une autre prédiction plus tard pour annoncer l'emprisonnement de saint Paul, voir Actes des Apôtres, 21, 10. ― La famine qu'il annonça ici eut lieu vers l'an 44 et sévit cruellement en Judée, comme l'a raconté l'historient Josèphe, sous le règne de Claude, quatrième empereur romain, qui gouverna l'empire depuis l'assassinat de Caligula en 41 jusqu'en 54 où il fut empoisonné par sa femme Agrippine.

Les disciples décidèrent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée :

ce qu’ils firent. Ce secours fut envoyé aux Anciens par les mains de Barnabé et de Saul.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par les mains ; c'est-à-dire sous la conduite. Voir Actes des Apôtres, 5, 12. ― Aux anciens, aux chefs de l'église, qui étaient les évêques et les prêtres. Le texte grec porte presbyteroi, mot qui signifie tout à la fois anciens et vieillards, évêques et prêtres. Le nom des prêtres vient même de là par l'intermédiaire du latin presbyteri.