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Jérémie 41

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Au septième mois, Ismaël, fils de Nathanias, fils d’Elisama, de la race royale, vint, accompagné de grands officiers du roi et de dix hommes, vers Godolias, fils d’Ahicam, à Maspha ; et ils mangèrent ensemble à Maspha,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le septième mois ; qui commençait à la nouvelle lune d’octobre. ― Ils mangèrent des pains ; hébraïsme, pour prendre de la nourriture, faire un repas. ― Masphath. Voir Jérémie, 40, 6.

Et Ismaël, fils de Nathanias, se leva, lui et les dix hommes qui étaient avec lui, et ils frappèrent avec l’épée Godolias, fils d’Ahicam, fils de Saphan, et ils le firent mourir — lui que le roi de Babylone avait établi gouverneur du pays,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La terre ; c’est-à-dire le pays, la Judée.

— ainsi que tous les judéens qui étaient avec lui, — avec Godolias, — à Maspha ; Ismaël tua aussi les Chaldéens qui se trouvaient là, les gens de guerre.

Le second jour après le meurtre de Godolias, avant que personne le sût,

des hommes vinrent de Sichem, de Silo et de Samarie, au nombre de quatre-vingts, la barbe rasée, les vêtements déchirés et le corps couvert d’incisions ; ils portaient des offrandes et de l’encens, pour les présenter à la maison de Yahweh.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La barbe rasée, etc. ; c’était un signe de deuil chez les Hébreux. ― La maison du Seigneur ; c’est-à-dire les ruines sur lesquelles les Juifs avaient élevé un autel pour offrir leurs sacrifices. ― De Sichem ; voir Genèse, note 12.6 ― De Silo. Voir Josué, note 18.1 ― De Samarie. Voir 3 Rois, note 16.24.

Ismaël, fils de Nathanias, sortit de Maspha à leur rencontre, tout en pleurant ; et, quand il les eut atteints, il leur dit : « Venez vers Godolias, fils d’Ahicam. »

Mais dès qu’ils furent entrés au milieu de la ville, Ismaël, fils de Nathanias, les égorgea et les jeta au milieu de la citerne, lui et les hommes qui étaient avec lui.

Mais il se trouva parmi eux dix hommes qui dirent à Ismaël : « Ne nous fais pas mourir, car nous avons dans les champs des provisions cachées de froment, d’orge, d’huile et de miel. » Alors il s’arrêta et ne les fit pas mourir au milieu de leurs frères.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le champ. Encore aujourd’hui en Palestine, on cache les récoltes dans les champs, dans des trous en forme de citernes, et l’ouverture en est si bien dissimulée qu’un œil étranger peut difficilement la découvrir.

La citerne dans laquelle Ismaël jeta les cadavres des hommes qu’il avait frappés à cause de Godolias, est celle que le roi Asa avait faite en vue de Baasa, roi d’Israël ; c’est elle qu’Ismaël, fils de Nathanias, remplit de cadavres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A cause de Baasa, etc. Comparer à 3 Rois, 15, 22.

Et Ismaël emmena prisonnier le reste du peuple qui était à Maspha, les filles du roi et tout le peuple qui était resté à Maspha, auxquels Nabuzardan, chef des gardes, avait donné pour chef Godolias, fils d’Ahicam ; Ismaël, fils de Nathanias, les emmena prisonniers, et partit pour passer chez les fils d’Ammon.

Johanan, fils de Carée, et tous les chefs de troupes qui étaient avec lui, ayant appris tout le mal qu’Ismaël, fils de Nathanias, avait fait,

Commentaire (versets 10 à 11) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 10 à 11 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Prince de la milice, princes des hommes de guerre ; c’est la même chose que chefs, maîtres de la milice (voir Jérémie, note 40.2).

prirent tous leurs hommes et se mirent en marche pour combattre Ismaël, fils de Nathanias ; ils l’atteignirent près du grand étang de Gabaon.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gabaon ; à une bonne demi-heure au nord de Maspha. Sur Gabaon, voir 3 Rois, 3, 4.

Et quand tout le peuple qui était avec Ismaël, vit Johanan, fils de Carée, et tous les chefs des troupes qui étaient avec lui, il s’en réjouit.

Et tout le peuple qu’Ismaël emmenait prisonnier de Maspha se retourna et vint se joindre à Johanan, fils de Carée.

Mais Ismaël, fils de Nathanias, s’échappa avec huit hommes devant Johanan, et alla chez les fils d’Ammon.

Et Johanan, fils de Carée, et tous les chefs des troupes qui étaient avec lui, prirent tout le reste du peuple qu’Ismaël, fils de Nathanias, avait emmené de Maspha, après avoir tué Godolias, fils d’Ahicam, hommes de guerre, femmes, enfants et eunuques, et ils les ramenèrent de Gabaon.

Ils allèrent et s’arrêtèrent au caravansérail de Chamaam, près de Bethléem, pour se retirer ensuite en Égypte,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Chamaam était le nom d’un fils de Berzellaï, voir 2 Rois, 19, vv. 37-38, 40, qui avait sans doute construit près de Bethléem une sorte de caravansérail auquel on avait donné son nom. L’hébreu porte : le caravansérail de Chamaam. C’est là que les Juifs fugitifs firent halte.

loin des Chaldéens qu’ils craignaient, parce qu’Ismaël, fils de Nathanias, avait tué Godolias, fils d’Ahicam, que le roi de Babylone avait établi gouverneur du pays.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A cause ; littéralement et par hébraïsme, de la face, loin de.