Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Jérémie 37 Jérémie 38 sur 52 chapitres Jérémie 39 →

Jérémie 38

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Alors Saphatias, fils de Mathan, Gédélias, fils de Phassur, Juchal, fils de Sélémias, et Phassur, fils de Melchias, entendirent les paroles que Jérémie adressait à tout le peuple, en disant :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Phassur. Voir plus haut, Jérémie, 21, 1. ― Juchal. Voir Jérémie, 37, 3.

« Ainsi parle Yahweh : Celui qui restera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine ou par la peste ; mais celui qui sortira pour se rendre aux Chaldéens vivra ; il aura la vie pour butin, et il vivra.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 21, 9. ― Son âme ; hébraïsme, pour sa personne, lui. Dieu avait expressément ordonna aux Juifs de se rendre aux Chaldéens. Voir Jérémie, 21, 9, sur le motif de ce commandement.

Ainsi parle Yahweh : Cette ville sera livrée à l’armée du roi de Babylone, et il la prendra. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Etant livrée, sera livrée ; hébraïsme pour sera certainement ou entièrement livrée.

Et les chefs dirent au roi : « Qu’on fasse donc mourir cet homme ! Car il décourage les hommes de guerre qui restent dans la ville, et tout le peuple, en leur tenant ces discours. Car cet homme ne cherche pas le bien de ce peuple, mais son malheur. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les mains ; en les décourageant. ― La paix ; ou selon l’hébreu, le bien, le salut, le bonheur complet.

Et le roi Sédécias dit : « Il est en votre pouvoir, car le roi ne peut rien contre vous. »

Alors ils prirent Jérémie et le descendirent dans la citerne de Melchias, fils du roi, dans la cour de garde ; ils descendirent Jérémie avec des cordes dans la citerne ; il n’y avait pas d’eau, mais de la boue. Et Jérémie enfonça dans la boue.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans la fosse ; dans la citerne. ― De Melchias ; fils du roi ou de race royale, d’après l’hébreu.

Abdémélech, l’Éthiopien, eunuque de la maison du roi, apprit qu’on avait mis Jérémie dans la citerne. — Or le roi était assis à la porte de Benjamin. —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A la porte de Benjamin. Voir plus haut, Jérémie, 37, 12. ― Abdémélech l’Ethiopien devait être un esclave qui avait été acheté par le roi.

Abdémélech sortit de la maison du roi, et il parla au roi en ces termes :

« Ô roi, mon seigneur, ces hommes ont mal agi en traitant ainsi Jérémie, le prophète ; ils l’ont descendu dans la citerne ; il mourra de faim sur place, car il n’y a plus de pain dans la ville. »

Et le roi donna cet ordre à Abdémélech, l’Éthiopien : « Prends ici trente hommes avec toi, et fais remonter de la citerne Jérémie le prophète, avant qu’il ne meure. »

Abdémélech prit donc avec lui ces hommes et entra dans la maison du roi, au-dessous de la trésorerie. Il y prit des linges usés et de vieilles hardes, et il les fit passer avec des cordes à Jérémie dans la citerne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui était sous le cellier. Hébreu : sous la chambre du trésor.

Et Abdémélech, l’Éthiopien, dit à Jérémie : « Mets ces linges usés et ces hardes sous tes aisselles, par-dessous les cordes. » Jérémie fit ainsi.

Et ils le tirèrent avec des cordes, et le firent remonter de la citerne. Et Jérémie demeura dans la cour de garde.

Alors le roi Sédécias envoya prendre Jérémie, le prophète, et le fit venir vers lui à la troisième entrée de la maison de Yahweh. Et le roi dit à Jérémie : « J’ai une chose à te demander ; ne me cache rien ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La troisième porte ; elle est inconnue ; le savant rabbin Kimchi, et après lui D. Calmet, Menochius (Ménochius ?), etc., pensent que c’est celle par laquelle on entrait du palais du roi dans le temple. ― Une chose ; ou quelque chose ; c’est le sens que paraît avoir ici comme dans une foule d’autres passages le terme hébreu correspondant, rendu dans la Vulgate par discours, entretien (sermonem).

Et Jérémie dit à Sédécias : « Si je te la dis, ne me feras-tu pas sûrement mourir ? Et si je te donne un conseil, tu ne m’écouteras pas. »

Le roi Sédécias fit en secret ce serment à Jérémie : « Yahweh est vivant, lui qui nous a donné cette vie ! Je ne te ferai point mourir, et je ne te livrerai point aux mains de ces hommes qui en veulent à ta vie. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le Seigneur vit ! c’est-à-dire je jure par le Seigneur. ― Qui nous, etc. ; qui a créé en nous cette âme qui nous fait vivre. ― Si je te fais mourir, etc. ; pour je ne te ferai pas mourir, etc. Dans les formules du serment, les Hébreux employaient la particule si, quand ils juraient qu’ils ne feraient pas une chose, et ils y ajoutaient la négation, lorsqu’ils juraient qu’ils la feraient. Cette manière de s’exprimer vient de ce qu’ils omettaient par euphémisme, l’imprécation qui suit les jurements ; par exemple : Je veux qu’il m’arrive tel mal, tel malheur, si, etc. ― Qui cherchent ton âme ; hébraïsme, pour qui cherchent à t’ôter la vie.

Alors Jérémie dit à Sédécias : « Ainsi parle Yahweh des armées, Dieu d’Israël : Si tu sors pour te rendre aux chefs du roi de Babylone, tu auras la vie sauve, et cette ville ne sera pas brûlée ; tu vivras, toi et ta maison.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si tu sors, etc. Voir sur le motif de ce commandement, Jérémie, 21, 9. Le roi Nabuchodonosor n’était pas alors en personne au siège de Jérusalem, où son armée était commandée par ses généraux ; il se trouvait à Réblatha, en Syrie.

Mais si tu ne sors pas vers les chefs du roi de Babylone, cette ville sera livrée aux mains des Chaldéens, qui la brûleront ; et toi tu ne leur échapperas point. »

Et le roi Sédécias dit à Jérémie : « Je crains les Judéens qui ont passé aux Chaldéens ; on me livrera à eux, et ils se joueront de moi. »

Jérémie répondit : « On ne te livrera pas. Écoute donc la voix de Yahweh dans ce que je te dis ; tu t’en trouveras bien, et tu auras la vie sauve.

Mais si tu refuses de sortir, voici ce que Yahweh m’a révélé :

Voici que toutes les femmes qui sont restées de la maison du roi de Juda, seront menées aux chefs du roi de Babylone, et elles te diront : Tes amis t’ont séduit et dominé ; tes pieds se sont enfoncés dans la boue, et eux se sont esquivés.

Et on mènera toutes tes femmes et tes enfants aux Chaldéens, et toi-même tu ne leur échapperas pas ; mais tu seras pris par le roi de Babylone, et tu auras brûlé cette ville. »

Et Sédécias dit à Jérémie : « Que personne ne sache rien de cet entretien, et tu ne mourras point.

Si les chefs apprennent que j’ai parlé avec toi, et qu’ils viennent te dire : Déclare-nous ce que tu as dit au roi et ce que le roi t’a dit ; ne nous cache rien, et nous ne te ferons pas mourir,

tu leur répondras : J’ai présenté ma supplication au roi pour qu’il ne me fasse pas retourner dans la maison de Jonathan, où je mourrais. »

Tous les chefs vinrent en effet vers Jérémie et le questionnèrent ; il leur répondit entièrement selon ces paroles que le roi lui avait prescrites ; et ils le laissèrent en repos, car l’entretien n’avait pas été entendu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Rien n’avait, etc. ; rien n’avait été su de ce qu’ils s’étaient dit l’un à l’autre.

Ainsi Jérémie resta dans la cour de garde jusqu’à la prise de Jérusalem, et il y était lorsque Jérusalem fut prise.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Si l’on voulait suivre l’ordre des temps, il paraît qu’il faudrait mettre ici les quatre derniers versets du chapitre suivant.