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Jérémie 5

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Parcourez les rues de Jérusalem et regardez, informez-vous ; cherchez sur ses places publiques si vous y trouvez un homme, s’il en est un qui pratique la justice, et qui recherche la fidélité, et je ferai grâce à la ville.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Parcourez, etc. Le Seigneur parle ici à Jérémie et à ceux qui comme lui étaient demeurés fidèles, et il leur dit de chercher si, dans le reste du peuple, il se trouve un seul homme juste, etc. ― Lui (ei) ; c’est-à-dire à elle, comme porte l’hébreu, ce qui désigne Jérusalem.

Même quand ils disent : « Yahweh est vivant ! » c’est pour le mensonge qu’ils jurent.

Yahweh, vos yeux ne cherchent-ils pas la fidélité ? Vous les avez frappés, et ils n’ont pas eu de douleur ; vous les avez exterminés, et ils n’ont pas voulu recevoir l’instruction ; ils ont endurci leur face plus que le roc ; ils ont refusé de revenir.

Et moi, je disais : Ce ne sont que les petits. Ils agissent en insensés, car ils ne savent pas la voie de Yahweh, la loi de leur Dieu.

J’irai donc vers les grands et je leur parlerai ; car eux, ils savent la voie de Yahweh, La loi de leur Dieu… Mais eux aussi, ils ont tous ensemble brisé le joug, rompu les liens !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le jugement ; c’est-à-dire la loi, les ordonnances.

C’est pourquoi le lion de la forêt les a frappés, le loup du désert les ravage ; la panthère est aux aguets devant leurs villes, tout homme qui en sort est déchiré ; car leurs transgressions sont nombreuses, et leurs révoltes se sont accrues.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le lion, le loup, le léopard ; représentent Nabuchodonosor.

Pour quelle raison te ferais-je grâce ? Tes fils m’ont abandonné, et ils jurent par ce qui n’est pas Dieu. Je les ai rassasiés, et ils ont été adultères ; ils vont par troupes dans la maison de la prostituée.

Étalons bien repus, vagabonds, chacun d’eux hennit à la femme de son prochain.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ezéchiel, 22, 11.

Et je ne les punirais pas pour ces crimes ! — oracle de Yahweh ; et d’une nation telle que celle-là je ne me vengerais pas !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je ne visiterai pas ; ici comme en bien d’autres passages, visiter signifie punir, châtier.

Escaladez ses murs et détruisez, mais non pas entièrement ; enlevez ses sarments, car ils ne sont pas à Yahweh !

Car elles m’ont été tout à fait infidèles, la maison d’Israël et la maison de Juda, — oracle de Yahweh.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par la prévarication ils ont prévariqué ; hébraïsme pour, ils ont prévariqué de toute manière.

Ils ont renié Yahweh et dit : « Il n’est pas, et le malheur ne viendra pas sur nous ; nous ne verrons ni l’épée, ni la famine.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce n’est pas lui qui est le Seigneur.

Les prophètes ne sont que du vent, et personne ne parle en eux : qu’il leur soit fait ainsi à eux-mêmes ! »

C’est pourquoi ainsi parle Yahweh, le Dieu des armées : Parce que vous dites cette parole-là, voici que je mets ma parole dans ta bouche comme un feu, et ce peuple sera comme du bois et ce feu les dévorera.

Me voici qui amène sur vous une nation qui vient de loin, maison d’Israël, — oracle de Yahweh ; c’est une nation forte, c’est une nation antique, une nation dont tu ne connais pas la langue, et tu n’entends pas ce qu’elle dit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une nation, etc. Les Chaldéens (voir 4 Rois, 18, 26 ; Isaïe, 36, 11).

Son carquois est un sépulcre ouvert ; ils sont tous des héros.

Elle dévorera ta moisson et ton pain ; elle dévorera tes fils et tes filles ; elle dévorera tes brebis et tes bœufs ; elle dévorera ta vigne et ton figuier ; elle détruira par l’épée tes villes fortes dans lesquelles tu te confies.

Mais même en ces jours-là, — oracle du Yahweh, je ne vous détruirai pas entièrement.

Et quand vous direz : « Pour quelle raison Yahweh, notre Dieu, nous a-t-il fait toutes ces choses ? » Tu leur diras : « Comme vous m’avez abandonné, pour servir dans votre pays un dieu étranger, ainsi vous servirez des étrangers dans un pays qui n’est pas à vous. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jérémie, 16, 10. ― Si vous dites. Ces mots s’adressent aux Juifs, et ceux-ci : Tu leur diras, au prophète.

Annoncez ceci dans la maison de Jacob, et publiez-le dans Juda, en ces termes :

Écoutez donc ceci, peuple insensé et sans cœur ! Ils ont des yeux et ne voient point, des oreilles et ils n’entendent point !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cœur ; ou par hébraïsme, esprit, intelligence, sagesse.

Ne me craindrez-vous pas, — oracle de Yahweh ; ne tremblerez-vous pas devant moi, moi qui ai mis le sable pour limite à la mer, borne éternelle, qu’elle ne franchira pas ? Ses flots s’agitent, et ils sont impuissants ; ils mugissent, et ils ne la dépassent pas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ils ne le dépasseront pas (non transient illud). Le pronom le, étant au neutre dans la Vulgate, peut se rapporter également à mer (mare) ou à précepte (præceptum) ; mais le parallélisme semble le rapporter plutôt à précepte ; ce qu’ont fait d’ailleurs les Septante.

Mais ce peuple a un cœur indocile et rebelle ; ils se retirent et s’en vont.

Ils ne disent pas dans leur cœur : « Craignons Yahweh notre Dieu lui qui donne la pluie, celle de la première saison, et celle de l’arrière-saison en son temps, et qui nous garde les semaines destinées à la moisson. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La pluie, etc. ; la pluie du printemps et celle de l’automne. Comparer à Deutéronome, 11, 14. ― Voir plus haut, Jérémie, 3, 3.

Vos iniquités ont dérangé cet ordre ; vos péchés vous privent de ces biens.

Car il se trouve des pervers dans mon peuple ; ils épient comme l’oiseleur qui se baisse, ils dressent des pièges et prennent des hommes.

Comme une cage est pleine d’oiseaux, ainsi leurs maisons sont pleines de fraude ; aussi deviennent-ils puissants et riches ;

Ils s’engraissent, ils reluisent. Ils dépassent même la mesure du mal ; ils ne font pas justice, justice à l’orphelin… et ils prospèrent !… Ils ne font pas droit aux malheureux.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 1, 23 ; Zacharie, 7, 10.

Et je ne punirais pas ces crimes ! — oracle de Yahweh ; et d’une nation telle que celle-là je ne me vengerais pas !…

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Est-ce que je ne visiterai pas. Voir le verset 9.

Des choses abominables, horribles, se font dans le pays.

Les prophètes prophétisent en mentant, les prêtres gouvernent d’accord avec eux ! Et mon peuple l’aime ainsi ! Et que ferez-vous au terme de tout cela ?