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Sagesse 6
La sagesse est plus estimable que la force, et l’homme prudent vaut mieux que le courageux.
Écoutez donc, ô rois, et comprenez ; recevez l’instruction, juges de la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Des confins de la terre ; c’est-à-dire de la terre entière.
Prêtez l’oreille, vous qui gouvernez les peuples, et qui vous glorifiez de voir sous vous un grand nombre de nations :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui vous complaisez, etc. ; qui vous glorifiez de commander à une foule de nations.
Considérez que vous avez reçu cette puissance du Seigneur, et cette domination du Très-Haut, qui interrogera vos œuvres, et qui sondera le fond de vos pensées ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 13, 1.
Parce qu’étant les ministres de son royaume, vous n’avez pas jugé équitablement ; que vous n’avez point gardé la loi de la justice, et que vous n’avez point marché selon la volonté de Dieu.
Il se fera voir à vous d’une manière effroyable, et dans peu de temps, parce que ceux qui commandent les autres seront jugés avec une extrême rigueur.
Car on a plus de compassion pour les petits, et on leur pardonne plus aisément ; mais les puissants seront puissamment tourmentés.
Dieu n’exceptera personne et il ne respectera la grandeur de qui que ce soit, pane qu’il a fait les grands comme les petits, et qu’il a également soin de tous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 10, 17 ; 2 Paralipomènes, 19, 7 ; Ecclésiastique, 35, 15 ; Actes des Apôtres, 10, 34 ; Romains, 2, 11 ; Galates, 2, 6 ; Ephésiens, 6, 9 ; Colossiens, 3, 25 ; 1 Pierre, 1, 17.
Mais les plus grands sont menacés des plus grands supplices.
C’est donc à vous, ô rois, que j’adresse ces discours, afin que vous appreniez la sagesse, et que vous vous gardiez d’en déchoir.
Car ceux qui auront fait justement les actions de justice seront traités comme justes ; et ceux qui auront appris ce que j’enseigne trouveront de quoi se défendre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ceux qui garderont, etc. ; ceux qui dans toutes leurs actions observeront fidèlement la justice seront traités comme justes. ― Ceci (ista) ; ce que j’enseigne. ― De quoi répondre ; de quoi se défendre, se justifier devant le souverain juge.
Ayez donc un désir ardent pour mes paroles ; aimez-les, et vous y trouverez votre instruction.
La sagesse est pleine de lumière, et sa beauté ne se flétrit point ; ceux qui l’aiment la découvrent aisément, et ceux qui la cherchent la trouvent.
Elle prévient ceux qui la désirent, et elle se montre à eux la première.
Celui qui veille dès le matin pour la posséder n’aura pas de peine, parce qu’il la trouvera assise à sa porte.
Ainsi, occuper sa pensée de la sagesse est la parfaite prudence ; et celui qui veillera pour l’acquérir sera bientôt en repos
Car elle tourne elle-même de tous côtés pour chercher ceux qui sont dignes d’elle ; elle se montre à eux agréablement dans ses voies, et elle va au-devant d’eux avec tout le soin de sa providence.
Le commencement donc de la sagesse est le désir sincère de l’instruction.
Le désir de l’instruction est l’amour ; l’amour est l’observation de ses lois ; l’attention à observer ses lois est l’affermissement de la parfaite pureté de l’âme :
Cette parfaite pureté approche l’homme de Dieu.
Commentaire (versets 19 à 20) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 19 à 20 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
L’incorruption (incorruptio) ; c’est-à-dire l’exemption de toute souillure, la pureté parfaite de l’âme.
C’est ainsi que le désir de la sagesse conduit au royaume éternel.
Si donc vous avez de la complaisance pour les trônes et les sceptres, ô rois des peuples, aimez la sagesse, afin que vous régniez éternellement.
Aimez la lumière de la sagesse, vous tous qui commandez les peuples du monde.
Je représenterai maintenant ce que c’est que la sagesse, et quelle a été son origine : je ne vous cacherai point les secrets de Dieu ; mais je re monterai jusqu’au commencement de sa naissance ; je la produirai au jour, et la ferai connaître, et je ne cacherai point la vérité.
Je n’imiterai point celui qui est desséché d’envie, parce que l’envieux n’aura point de part à la sagesse.
Or la multitude des sages est le salut du monde ; et un roi prudent est le soutien de son peuple.
Recevez donc l’instruction par mes paroles, et elle vous sera avantageuse.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiaste, 9, 18.