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Sagesse 3
Mais les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et le tourment de la mort ne les touchera point.
Ils ont paru morts aux yeux des insensés, leur sortie du monde a passé pour un comble d’affliction,
Et leur séparation d’avec nous pour une entière ruine ; mais cependant ils sont en paix :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sont en paix ; c’est-à-dire jouissent d’un bonheur complet, d’une félicité parfaite. C’est pourquoi l’Ecriture désigne ordinairement l’état des âmes saintes après leur mort par le mot paix. Comparer à 4 Rois, 22, 20 ; Ecclésiastique, 44, 14, etc.
Et s’ils ont souffert des tourments devant les hommes, leur espérance est pleine de l’immortalité qui leur est promise.
Leur affliction a été légère, et leur récompense sera grande, parce que Dieu les a tentés, et les a trouvés dignes de lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Après quelques tribulations, etc. Comparer à Romains, 8, 18 ; 2 Corinthiens, 4, 17.
Il les a éprouvés comme l’or dans la fournaise, il les a reçus comme une hostie d’holocauste, et il les regardera favorablement quand leur temps sera venu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans le temps ; c’est-à-dire quand leur temps sera venu. ― Ils auront, etc. ; de la part de Dieu nommé au verset précédent.
Les justes brilleront, ils étincelleront comme des feux qui courent au milieu des roseaux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 13, 43.
Ils jugeront les nations, et ils domineront les peuples, et leur Seigneur régnera éternellement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 6, 2.
Ceux qui mettent leur confiance en lui auront l’intelligence de la vérité ; et ceux qui sont fidèles dans son amour demeureront attachés à lui, parce que le don et la paix est pour ses élus.
Mais les méchants seront punis selon l’iniquité de leurs pensées, parce qu’ils ont négligé la justice, et qu’ils se sont retirés d’avec le Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce qui est juste ; la justice, ou bien le juste, l’homme juste ; car le texte grec est aussi amphibologique que le latin.
Car celui qui rejette la sagesse et l’instruction est malheureux ; l’espérance de ces personnes est vaine, leurs travaux sont sans fruit, et leurs œuvres sont inutiles.
Leurs femmes parmi eux sont insensées, et leurs enfants sont pleins de malice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Insensées ; c’est-à-dire débauchées, déréglées. Dans l’Ecriture, les insensés sont souvent mis pour les méchants. ― Une récompense ; littéralement du fruit. ― A la visité, etc. ; lorsque Dieu visitera les âmes saintes, au jour de la mort et du jugement.
Leur postérité est maudite, et heureuse celle qui étant stérile n’a rien qui la souille, et qui a conservé sa couche pure et sans tache : elle recevra la récompense lorsque Dieu regardera les ämes saintes.
Heureux aussi l’eunuque dont la main n’a point commis l’iniquité, qui n’a point eu de pensées criminelles contraires à Dieu ; parce que sa fidélité recevra un don précieux, et une très grande récompense au temple de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 56, 4.
Car le fruit des justes travaux est plein de gloire, et la racine de la sagesse ne sèche jamais.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mot quæ de la Vulgate, échappant à toute analyse et ne se lisant pas dans le grec, nous l’avons supprimé dans notre traduction.
Mais les enfants des adultères n’auront point une vie heureuse, et la race de la couche criminelle sera exterminée.
Quand mëme ils vivraient longtemps, ils seront considérés comme des gens de rien, et leur vieillesse la plus avancée sera sans honneur.
S’ils meurent plus tôt, ils seront sans espérance, et au jour où tout sera connu ils n’auront personne qui les console.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jour du jugement ; littéralement de la reconnaissance ; c’est-à-dire, où tout sera connu ; selon le grec, du discernement, de l’examen ; expressions qui désignent évidemment le jugement de Dieu après la mort. Il faut remarquer que tout ce qui est dit ici des enfants des adultères ne doit s’entendre que de ceux qui imitent les désordres de leurs parents, et qui vivent, comme eux, dans le crime ; car, sans cela, le crime de leurs parents ne leur est pas imputé au jugement de Dieu ; et il peut fort bien arriver que celui qui est né d’une union criminelle soit sauvé, et que des enfants de saints soient réprouvés.
Car la race injuste aura une fin funeste.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 33, 3 ; Sagesse, 5, 4.