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Hébreux 7
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Ce Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut. — qui vint au devant d’Abraham à son retour de la défaite des rois, le bénit,
et à qui Abraham donna la dîme de tout le butin, — qui est d’abord, selon la signification de son nom, roi de justice, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire, roi de paix,
— qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours, ni fin de vie, — et qui est ainsi devenu semblable au Fils de Dieu : ce Melchisédech demeure prêtre pour toujours.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qui est sans père ; c’est-à-dire qui est présenté dans l’Ecriture sans père, etc. Remarquons aussi que les anciens disaient souvent de quelqu’un qu’il était sans père et sans mère, quand ses parents étaient inconnus. Sénèque, Tite Live et Horace nous en fournissent des exemples.
Considérez combien est grand celui à qui Abraham, le patriarche, donna une dîme sur ce qu’il y avait de meilleur.
Ceux des fils de Lévi qui obtiennent le sacerdoce ont, d’après la Loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire sur leurs frères, qui cependant sont sortis eux aussi du sang d’Abraham ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 18, 3 ; Josué, 14, 4.
et lui, qui n’était pas issu de leur race, a levé la dîme sur Abraham, et il a béni celui qui avait les promesses.
Or, sans contredit, c’est l’inférieur qui est béni par le supérieur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’inférieur… le supérieur. Le neutre, qui est dans le texte, a pour but de généraliser l’idée. Comparer à Romains, 11, 32.
En outre, ici, ceux qui perçoivent les dîmes sont des hommes qui meurent ; mais là, c’est un homme dont il est attesté qu’il est vivant.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ici ; c’est-à-dire dans ce qui est plus rapproché de nous, sous la loi mosaïque, dans le sacerdoce lévitique. ― Mais là ; dans un temps plus éloigné, à l’époque d’Abraham et de Melchisédech.
Et Lévi même, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, en la personne d’Abraham ;
car il était encore dans son aïeul, lorsque Melchisédech alla à sa rencontre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Son père ; c’est-à-dire son aïeul. On ne doit pas oublier que les Hébreux donnaient le nom de père à tous les ancêtres, comme ils étendaient celui de frère à tous les collatéraux.
Si donc la perfection avait pu être réalisée par le sacerdoce lévitique, — car c’est sous lui que le peuple reçut la loi, — quelle nécessité y avait-il qu’il surgît un autre prêtre « selon l’ordre de Melchisédech », et non selon l’ordre d’Aaron ?
Car, le sacerdoce étant changé, il est nécessaire que la Loi le soit aussi.
En effet, celui de qui ces paroles sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a servi à l’autel :
il est notoire en effet que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu à laquelle Moïse n’a jamais attribué le sacerdoce.
Cela devient plus évident encore, s’il surgit un autre prêtre à la ressemblance de Melchisédech,
institué, non d’après les prescriptions d’une loi charnelle, mais selon la puissance d’une vie qui ne finit point,
Commentaire (versets 15 à 16) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 15 à 16 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Que les paroles du Psalmiste annoncent un nouveau sacerdoce et une loi nouvelle, cela devient plus évident encore, si nous voyons que le nouveau prêtre selon l’ordre de Melchisédech est institué pour toujours, qu’il ne doit ni mourir ni avoir de successeur.
selon ce témoignage : « Tu es prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisédech. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 109, 4.
Ainsi, a été abrogée la première ordonnance, à cause de son impuissance et de son inutilité,
— car la Loi n’a rien amené à la perfection, — mais elle a été l’introduction à une meilleure espérance, par laquelle nous avons accès auprès de Dieu.
Et comme cela ne s’est point fait sans serment, — car, tandis que les autres ont été établis prêtres sans serment,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce n’a point été sans serment. Pour avoir la liaison des idées, il faut rapprocher ces mots du verset 17.
celui-ci l’a été avec serment par celui qui lui a dit : « Le Seigneur l’a juré, et il ne s’en repentira pas : Tu es prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisédech », —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 109, 4.
Jésus est par cela même le garant d’une alliance supérieure.
De plus, ils forment, eux, une longue série de prêtres, parce que la mort les empêchait de l’être toujours ;
mais lui, parce qu’il demeure éternellement, il possède un sacerdoce qui ne se transmet point.
De là vient aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Afin d’intercéder pour nous. Jésus-Christ, comme homme, intercède continuellement pour nous, en représentant sa passion à son Père.
Tel est, en effet, le grand prêtre qu’il nous fallait, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et élevé au-dessus des cieux ;
qui n’a pas besoin, comme les grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, — car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique 16, 6.
La Loi, en effet, institue grands prêtres des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment, intervenue après la Loi, institue le Fils qui est arrivé à la perfection pour l’éternité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 14, 18. ― Salem signifie paix. D’après le plus grand nombre des interprètes, c’est la ville de Jérusalem.