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Hébreux 10
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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La Loi, en effet, n’ayant qu’une ombre des biens à venir, et non l’image même des choses, ne peut jamais, par ces mêmes sacrifices que l’on offre sans interruption chaque année, sanctifier parfaitement ceux qui s’en approchent.
Autrement n’aurait-on pas cessé de les offrir ; car ceux qui rendent ce culte, une foi purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés.
Tandis que, par ces sacrifices, on rappelle chaque année le souvenir des péchés ;
parce qu’il est impossible que le sang des taureaux et des boucs enlève les péchés.
C’est pourquoi le Christ dit en entrant dans le monde : « Vous n’avez voulu ni sacrifice, ni oblation, mais vous m’avez formé un corps ;
vous n’avez agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché.
Alors j’ai dit : Me voici (car il est question de moi dans le rouleau du livre), je viens ô Dieu, pour faire votre volonté. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 39, 8.
Après avoir commencé par dire : « Vous n’avez voulu et vous n’avez agréé ni oblations, ni holocaustes, ni sacrifices pour le péché », — toutes choses qu’on offre selon la Loi,
il ajoute ensuite : « Voici que je viens pour faire votre volonté. » Il abolit ainsi le premier point, pour établir le second.
C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’oblation que Jésus-Christ a faite, une fois pour toutes, de son propre corps.
Et tandis que tout prêtre se présente chaque jour pour accomplir son ministère, et offre plusieurs fois les mêmes victimes, qui ne peuvent jamais enlever les péchés,
lui au contraire, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, « s’est assis » pour toujours « à la droite de Dieu »
attendant désormais « que ses ennemis deviennent l’escabeau de ses pieds. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 109, 2 ; 1 Corinthiens, 15, 25. ― En escabeau sous vos pieds. Voir Matthieu, 22, 44.
Car, par une oblation unique, il a procuré la perfection pour toujours à ceux qui sont sanctifiés.
C’est ce que l’Esprit-Saint nous atteste aussi ; car, après avoir dit :
« Voici l’alliance que je ferai avec eux après ces jours-là », le Seigneur ajoute : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jérémie, 31, 33 ; Hébreux, 8, 8.
et je ne me souviendrai plus de leurs péchés, ni de leurs iniquités. »
Or, là où les péchés sont remis, il n’est plus question d’oblation pour le péché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Là où il a rémission entière des péchés, comme dans le baptême, il n’y a aucun besoin d’offrir un sacrifice pour de pareils péchés déjà remis ; et quant aux péchés commis après, ils ne peuvent être remis que par la vertu de l’oblation et de la mort de Jésus-Christ.
Ainsi donc, frères, puisque nous avons, par le sang de Jésus un libre accès dans le sanctuaire,
par la voie nouvelle et vivante, qu’il a inaugurée, pour nous à travers le voile, c’est-à-dire à travers sa chair,
et puisque nous avons un grand prêtre établi sur la maison de Dieu,
approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, le cœur purifié des souillures d’une mauvaise conscience, et le corps lavé dans une eau pure.
Restons inébranlablement attachés à la profession de notre espérance ; car celui qui a fait la promesse est fidèle.
Ayons l’œil ouvert les uns sur les autres pour nous exciter à la charité et aux bonnes œuvres.
Ne désertons pas notre assemblée, comme quelques-uns ont coutume de le faire ; mais exhortons-nous les uns les autres, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.
Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Hébreux, 6, 4. ― L’Apôtre veut dire que, puisque les hosties de la loi ne peuvent, comme il l’a parfaitement prouvé, effacer les péchés, et qu’il n’y a que le sang de Jésus-Christ qui ait cette vertu, il suit nécessairement que ceux qui y renoncent n’ont point de salut à espérer.
il n’y a plus qu’à attendre un jugement terrible et le feu jaloux qui dévorera les rebelles.
Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou trois témoins ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 17, 6 ; Matthieu, 18, 16 ; Jean, 8, 17 ; 2 Corinthiens, 13, 1.
de quel châtiment plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?
Car nous le connaissons, celui qui a dit : « À moi la vengeance ! c’est moi qui paierai de retour ! » Et encore : Le « Seigneur jugera son peuple. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 32, 35 ; Romains, 12, 19.
Il est effroyable de tomber entre les mains du Dieu vivant !
Rappelez-vous ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat de souffrances,
tantôt exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, tantôt prenant part aux maux de ceux qui étaient ainsi traités.
En effet, vous avez compati aux prisonniers, et vous avez accepté avec joie le pillage de vos biens, sachant que vous avez une richesse meilleure et qui durera toujours.
N’abandonnez donc pas votre assurance ; une grande récompense y est attachée.
Car la persévérance vous est nécessaire afin que, après avoir fait la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.
Encore un peu, bien peu de temps et « celui qui doit venir viendra ; il ne tardera pas.
Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne mettra pas sa complaisance en lui. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Habacuc, 2, 4 ; Romains, 1, 17 ; Galates, 3, 11.
Pour nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour leur perte, mais de ceux qui gardent la foi pour sauver leur âme.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Nous ne sommes pas les fils de la défection, hébraïsme, pour : nous n’aimons pas la défection, nous ne sommes nullement disposés à nous retirer, à abandonner par une lâche apostasie le parti de la vérité. Comparer à Luc, 16, 8.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 39, 7.